CHAPITRE VII. — MITLA
tout dans les montagnes où descentes et montées impriment aux ballots un mouvement de va-et-vient des plus pénibles pour Tanimal. Je payai deux mules et un mulet avec leurs appsireils^ espèces d'énormes bàtsy ISO piastres (7S0 fr.) et c'étaient d'assez pauvres animaux.
Quant à José, je dus lui promettre le double de la paye ordinaire, 20 fr. par jour. Pour moi, j'avais comme monture le cheval gris, objet de mon échange avec le Huero Lopez et que personne ne m'avait heureusement réclamé.
VÎÏI
Le micho AanS le bols.— Ouajliûoloïâ.— L'escorte.— La sierra.— îxtlàn.— Macuiltanfuis.^Les Indiens el leurs TillafeSt-«L'«lc«de oifieiAst*— L« topil et le Tieillard.— Osoc, le fabricant d'orgues.— La descente de Cuasiinulco.— Yetla» -^Tutepee.— Tlaêotalpaai.— AlTa^adOé->>TerA Qrnt. ^ L« siège.
Quoique porteur de passes dés âétti partis, je h'étaîs pas sans appréhension dû côté de mes vues. Mes bagages et l'argent qui me restait mHmportaient peu : mais pour quel(}iieâ voleurâ bien élevés, on en rencontre une foule, de manières détestables, faisant main-basse sur tout objet d'uue valeur quelconque, et brisanl ce (JuMls jugent inutile d'emporter. J'étais bien résolu à défendre mon trésor âU prix dé ma vie ; mais j^élaîs Seul, et le résultât d'un engagement contre plusieurs, était au moins douteux. José se serait éclipsé sans i^éûlords, je le savais bien ; aussi ne c6mptais-je pas sur lui.
J'avais pris le chemin dé la mcVntagne, et j^allais taire un détour de plus de cent lieues pour éviter les
compadres qui occupaient la route de Mexico : il eût été pénible assurément de tomber ainsi de Charybde en Scylla, rien de plus probable cependant. La première partie de la journée se passa bien^ ou à peu près : solitude complète, de loin quelques échos affaiblis du canon de la ville , la joie d'un succès relatif aux difficultés de rexécution, le départ considéré comme une délivrance, ne me jetaient dans l'esprit que des idées riantes.
Outre José, j'avais, pour compagnon de route, un ami dont les gentillesses charmaient mon isolement. L'ami en question était un magnifique ara rouge admirablement apprivoisé. Je l'avais apporté de Chiapas lors d'un premier voyage, et depuis lors il ne m'avait plus quitté. Fait aux expéditions lointaines, il avait une telle habitude des voyages, qu'il se tenait libre et à son aise sur la charge d'une mule, se promenant jacassant tout le jour, et s'accrochant du bec dans les moments difficiles; quelquefois, il demandait à venir auprès de moi ; je le mettais alors sur le pommeau de ma selle^ mais il préférait mon épaule, et me con^ tait alors une foule de jolies choses en me mordillant l'oreille. Il avait ses ailes entières; il pouvait partir et s'envoler, et n'avait pour le retenir près de moi qu'une longue habitude aidée d'une grande et véritable affection.
Quant à José, je m'aperçus ^bientôt que j'avais à faire au plus affreux hâbleur qui fut jamais; il ne