‹ Le microscope et ses applications a l'étude des végétaux et des animauxChapitre 12 sur 36 · INSTALLATION · texte numérisé non relu

INSTALLATION

Lorsqu'on veut faire l'achat d'un microscope, il faut toujours s'adresser à un bon constructeur. Sans cela, on n'aurait qu'un instrument de pacotille, qui, si peu qu'il coûte, vaudrait toujours moins que ce qu'on l'aurait payé. On peut recommander en France les maisons Prasmowzki,Nachet, Verick : nous donnons même la préférence à ce dernier constructeur. Ses instruments sont remarquables par leur netteté et par le grand éclairage de leur champ, peut-être un peu restreint. Si l'on veut avoir un excellent instrument, on peut prendre le modèle no 4, à platine tournante et corps inclinant, qui, avec les oculaires i, 2 (à micromètre), 3, et les objectifs o, I, 4, 7, coûte, avec crémaillère pour les mouvements rapides, 440 francs, et sans crémaillère (fig. 7), 390 francs. Ce modèle a l'avantage de pouvoir recevoir une chambre claire et un condensateur d'Abbé, qu'on pourra acheter plus tard.

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Si l'on désire un instrument meilleur marché, on peut prendre le modèle n" 6, dit microscope de laboratoire. qui est souvent très suffisant. Avec les oculaires i et 2. et les objectifs 2 et 6, il coûte 165 francs. Il donne des

grossissements de 1^0 à 570 diamètres. On pourra avec le temps compléter son instrument par l'achat d'objectifs à immersion toujours très chers (le 10 à immersion à eau de Verick coûte 200 francs), mais parfois nécessaires, pour l'étude des Bactéries, par exemple.

CHOIX d'un microscope, soins a lui donner 41

Pour conserver son instrument en bon état, il faut le mettre à labri de la poussière; pour cela, on l'installe sur un morceau de drap ou de feutre et on le recouvre d'une cloche. Lorsque, malgré ces précautions, les lentilles sont sales, on les essuie avec un vieux linge fin, soit sec, soit très légèrement imbibé d'alcool. Il faut se garder de dévisser les lentilles qui composent un système objectif, on pourrait compromettre le centrage. Il faut faire aussi bien attention, lorsqu'on examine une préparation, à ne pas laisser toucher Tobjectif par les réactifs, qui souvent attaqueraient soit la monture, soit le verre lui-même, ou bien dissoudraient le baume de Canada qui réunit les deux verres de crown et de flint, qui composent chacune des lentilles de l'objectif.

Lorsqu'on a fini de se servir de l'instrument, on l'essuie bien, particulièrement la platine, et on le recouvre de sa cloche.

Pour travailler commodément, il faut installer son instrument sur une table de hauteur telle que, lorsqu'on est assis, on n'ait qu'à incliner légèrement la tête pour avoir l'œil à l'oculaire de l'instrument. On installe cette table en face d'une fenêtre, non exposée au soleil; il faut, en effet, toujours travailler à la lumière diffuse : la meilleure lumière est celle d'un ciel nuageux à nuages blancs.

Lorsqu'on est obligé de travailler à la lumière artificielle, on entoure la flamme d'un verre bleu, et on en concentre les rayons sur le miroir du microscope à l'aide d'une grande lentille.

On dispose sur la table du microscope, et à côté de lui, les instruments et les réactifs dont on a besoin. Les réactifs sont généralement réunis tous dans une même

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boîte, et contenus dans de petits flacons, dont le bouchon d'une Structure spéciale (en forme de compte-gouttes), permet de déposer facilement quelques gouttes du réactif sur l'objet à colorer.

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