‹ Le microscope et ses applications a l'étude des végétaux et des animauxChapitre 18 sur 36 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

BOTANiaUE SPECIALE

On divise ainsi les végétaux :

Plantes

a racines.

sans racines

à fleurs. . . Phanérogam:^s.

sans fleurs. . Cryptocames vasculairis.

à feuilles. Muscinées.

sans feuilles. Thallophytes.

Ce sont là autant d'embranchements que nous passerons en revue successivement en commençant par le plus inférieur : les Thallophytes.

THALLOPHYTES

a. Algues. — b. Champignons — c. Lichen.

Ces végétaux, les plus inférieurs de tous, ne possèdent pas de corps différencié ; ils n'ont ni racines, ni tiges, ni feuilles, ni fleurs. Leur corps, homogène dans toutes ses parties, constitue ce qu'on appelle un thalle. On les divise en trois classes : Algues, Champignons, Lichens,

a. Algues.

Les Algues sont des Thallophytes chlorophylliens, qui habitent en général les lieux humides. On peut les divi-

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ser ainsi qu'il suit, d'après leur coloration : i^ Algues bleues ou Cyanopbycées ; 2** Algues vertes ou Cblorophycées; 3** Algues brunes ou Pbèopbycées. ; 4* Algues rouges ou Rbodopbycées, encore nommées Floridées.

1° Cyanophycées. — On les divise en deux groupes : les Cyanopbycées proprement dites, vert bleuâtre, et les BaciériacéeSf incolores. Nous étudierons dans chaque groupe les types les plus remarquables et les plus intéressants : c'est d'ailleurs la marche que nous suivrons généralement dans toute cette deuxième partie.

Cyanopbycées proprement dites. — On voit souvent sur le sol qui forme le fond des ruisseaux, et sur les objets submergés, des taches d'un vert bleuâtre. Quand on en. examine une partie au microscope, on voit un enchevêtrement de filaments. Ces filaments, formés de cellules placées bout à bout, ne sont autres que des Oscillariées, dont le nom vient du mouvement d'oscillation que présentent les extrémités de leurs filaments. Ces Algues s'accroissent en long par leur extrémité ; quand elles ont acquis une certaine dimension, elles se segmentent : cette mutliplication est le seul mode de reproduction connu.

Lorsqu'on fait une coupe dans le thalle d'une Hépatique fréquente dans les lieux humides, le Marcbantia polymorpba, on trouve souvent dans des lacunes que présente ce thalle des colonies d'une autre Cyanophycée, le Nosioc paludosum. Ces colonies sont formées de filaments constitués par des cellules mises bout à bout, et englobées dans une gaine gélatineuse,, qui résulte d'une modification de la membrane de ces cellules. Toutes les cellules du filament ne sont pas semblables i outre les cellules vert bleuâtre et à parois minces^ qui constituent

THALLOPHYTES

la majorité du filament et sont les cellules végétatives, on trouve de distance en distance, divisant le filament en sorte de segments, de grosses cellules jaunâtres à parois épaisses, qui portent le nom d'hétérocystes : le segment lui-même porte le nom d'bormogonie.

La reproduction de ces Algues se fait d'abord par segmentation : le filament se rompt, au niveau d'un hété-

Fie. 41. — Nostoc paltidoium,

B, C,D,E, phases successives du développement; A, formation des spores; g, gaine

gélatineuse; sp^ spores; bt^ hétérocystes ; cv, cellules végétatives.

rocyste ; mais outre cela, certaines cellules de Thormogonie condensent leur protoplasma et se transforment en autant de spores qui germent chacune en un filament nouveau (fig. 41).

Les deux exemples précédents suflFisent pour donner une idée des Cyanophycées proprement dites, et nous allons passer à Tétudedes Bactériacées.

Batériacées, — ^C'estdans ce groupe que se trouvent es Bactéries, nommées encore Scbi^ophytes ou Microbes,

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et si intéressantes tant au point de vue de la fermentation (Bactéries ^(^ymogènes) qu'au point de vue pathologique fflj^/^n^5 pathogènes).

Avant d'étudier quelques types, il convient d'insister un moment sur les moyens d'étude. Il faut d'abord avoir un objectif très puissant, et un éclairage aussi favorable que possible, aussi emploiera-t-on un objectif à immersion, et un condensateur d'Abbé ; ceci posé, deux cas peuvent se présenter pour l'étude : i° la Bactérie est dans un liquide ; ce fait est le cas par exemple du Bacillus arnylobacter, qui abonde dans les infusions de pommes de terre, et est le Microbe de la fermentation butyrique. Dans ce premier cas, on dispose le liquide où vivent les Bactéries en couche mince sur une lamelle ou couvreobjet, et on laisse dessécher à la température ambiante. On dépose alors une goutte du réactif colorant (bleu de méthyle, violet de méthyle, violet de Gentiane), sur le couvre-objet, et on laisse agir pendant 5 ou lo minutes. Cela fait, on lave le couvre-objet à l'eau distillée, on le laisse sécher, puisdéposan ta sa surface une goutte d'huile de Cèdre, on examine ; 2° la Bactérie vit dans un tissu, fait qui est le cas de nombreux Microbes pathogènes. Dans ce deuxième cas, on commence par durcir le tissu par une immersion de deux jours au moins dans Talcool absolu, puis la coupe faite, on la colore au violet de méthyje, on la laisse sécher, et on la lave à l'alcool contenant un peu de potasse. Tout se décolore alors dans la coupe, sauf les Bactéries. On arriverait à un résultat analogue, en lavant à l'acide picrique, mais alors les tissus seraient colorés en jaune.

Les Bactéries sont souvent unicellulaires, parfois filamenteuses, rarement massives, leurs dimensions sont

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toujours minimes ; faute de mieux, on les classe d'après leurs formes, et voici la classification la plus récente, due à Rabenhorst, et admise par Cornil et Babès dans leur grand ouvrage sur les Bactéries.

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