‹ Le microscope et ses applications a l'étude des végétaux et des animauxChapitre 20 sur 36 · H archcHiTicfi d'unv Mousse · texte numérisé non relu

H archcHiTicfi d'unv Mousse

d anthérozoïdes. A une époque un peu plus avancée, les anthérozoïdes sont formés; ce sontde petits corps, enroulés en tire-bouchon, et dont la partie inférieure porte des cils vibratïles. Ils sortent par destruction des parois de l'anthéridie.

Les archégones sont aussi portés à l'extrémité de la tige. Ces archégones, mûrs, se composent d'un court pédicelle, d'une cavité renflée ou ventre et d'un long col. Le tout a la forme d'une bouteille à long goulot. Dans le ventre de l'archégone on trouve Voospbère, cellule femelle surmontée d'une autre cellule, la cellule ventrale du canal; dans le col on trouve une série de cellules, \es cellules du canal du col. La cellule ventrale du canal, les cellules du canal du col, se résorbent bientôt et se gélifient.

Qyant au développement des anthéridies et des arche-

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gones, nous n'en dirons que quelques mots. L'anthéridie se forme aux dépens d'une cellule épidermiquequisecloisonneendeux. L'inférieuredonnele pied^ la supérieure est la cellule anthéridienne, où apparaissent par cloisonnements anticlines et tangentiels les cellules mères des anthérozoïdes. L'archégone se forme aussi aux dépens d'une cellule épidermique qui se cloisonne en deux : la cellule inférieuredonne le pied; la cellule supérieure, par trois cloisons longitudinales etunecloison en verre de montre, isole une cellule centrale, trois cellules pariétales, et une cellule décalotte. La cellule centrale forme Toosphère et la cellule ventrale du canal ; les cellules pariétales donnent les parois du ventre de Tarchégone (composées ici de deux assises de cellules, mais qui en ont quatre chez les Sphagnum), et les cellules du col, formées d'une seule assise de cellules; la cellule de calotte donne les cellules du canal du col.

Pour la fécondation, un anthérozoïde arrive à l'ouverture de l'archégone et s'enfonce dans le canal, à la faveur du liquide mucilagineux produit par la destruction des cellules du canal ; il arrive ainsi jusqu'à l'oosphère qu'il féconde. L'œuf va se développer ; il se développe en ce qu'on appelle un sporogone que nous allons maintenant étudier. Tout le monde connaît le sporogone des Mousses à l'état de complet développement. Ce n'est autre chose que cette capsule, surmontée d'une coiffe, et portée par un long pédicelle, que l'on a certainement remarquée, pourvu qu'on ait regardé d'un peu près des pieds de Mousses à certaines époques de l'année.

Le sporogone se compose donc, comme nous venons de le voir, de deux parties, le pied ou soie et la capsule; quant à la coiffe^ c'est tout simplement la partie supérieure de l'archégone déchirée et entraînée par la capsule

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lors du développement du pied. Une sorte de gaine, la vaginule, entoure la base du pied, c'est la partie inférieure de l'archégone, hors duquel, on le voit, s eflFectue le développement du sporogone, ce qui différencie les Mousses des Hépatiques, chez lesquelles le sporogone reste inclus dans Tarchégone.

Le pied du sporogone n'a rien de particulier; la capsule, elle, est tout simplement un sporange; il s'y forme, en effet, des spores, d'où il résulte que le développement complet d'une Mousse se compose de deux stades : î'' stade sexué, qui est constitué parla plante adulte et pendant lequel se produit un œuf; 2° stade asexué, constitué par le sporogone, qui résulte du développement de l'œuf et qui vit en parasite sur la plante sexuée. Les spores produites par ce sporogone donnent naissance par leur germination à un nouveau pied de Mousse.

En enlevant la coiffe, ou calyptra, qui recouvre la capsule, on voit que celle-ci est terminée par un cbnt brunâtre, que l'on peut détacher facilement avec une aiguille : c'est Vopercule. Quand il est enlevé, on voit une ouverture garnie d'un cercle de dentelures (péristome), qui donne accès dans l'intérieur de la capsule. Le péristome est double chez le Mnium; il comprend : i" une rangée externe de dents ; 2° une rangée interne de cils.

Si nous faisons une coupe transversale dans la capsule, vers la moitié de sa longueur, nous trouvons que la partie centrale est occupée par une colonne de tissus, la columelle; tout autour est une lacune annulaire remplie de spores; on trouve enfin, formant les parois de la capsule, un certain nombre d'assises chlorophylliennes, recouvertes par un épiderme bien différencié, comprenant deux ou trois assises de cellules à paroi externe

, Une coupe longitudinale achèvera de donner ; de la structure de la capsule. On voit alors que nelle traverse la cavité sporifère dans toute sa ir, et que la cavité est fermée en haut par l'oper-

mécanisme du décollement de celui-ci s'expliacilement si l'on remarque que des cellules ;V rès minces constituant ce qu'on appelle \'anneau. ent seules des assises formant les parois de la

Un cercle de cellules partiellement sclérifiées, igné sur tout le pourtour de l'opercule à l'endroit ittache, favorise d'ailleurs la rupture par la con-

de ses membranes sous l'influence de la séche- ;;'est au-dessous de l'anneau que se trouve le ne. Les cellules mères du péristome. qui forment le par leur ensemble, ont leurs parois externe et partiellement épaissies, les parois radiales restant

ce sont ces épaissîssements qui persistent seuls, la chute de l'opercule, qui constituent les dents et

ifons la description de la capsule en disant que elle qui la porte est renflé à son point d'attache :

qu'on appelle Vapophyse. Cette apophyse a ceci culier que son épiderme porte des stomates.

psule du Polytrk ditïëre peu de celle du Mniuin, l'on peut s'en assurer par la figure 56. Signalons mt un épaisissement de la columelle au-dessous rcule, et qui constitue Vèpipbragme, épiphragme

partiellement le sac sporifère après la chute de le; signalons aussi le péristome simple, qui ne ; que des dents.

escriptions faites s'appliquent à peu de chose loute la famille des Bryacées, qui fait partie des

lUSCINÉES iSî

inées. Chez les Sphagninées ou cavité sporifère, au lieu d'être 'une calotte, la columelie ne traversant pas le sac; de plus, la capsule est supportée, non plus par une soie, résultant du développement du pied du sporogone, mais par un pseudopode, résultant de l'allongement du rameau femelle.

Il existe d'ailleurs, au point de vue du développement des sporogones, des différences fondamentales entrelesBryinéeset les Sphagninées.

Lorsque l'œuf commence à se cloisonner pour donner naissance au sporogone, il se divise d'abord en deux cellules. L'inférieure reste stérile chez les vraies Mousses, et tout le sporogone se développe aux ^"^- s^- - couptdf u dépens de la cellule supérieure; la cellule inférieure contribue, au contraire, à la formation du' pied chez les Mousses anormales.

Les cellules mères des spores, constituant ce qu'on appelle Varchéspore, et dont la destruction, lors de la maturité des spores, donne naissance au sac sporifèrei n'ont pas non plus la même origine dans les deux groupes. En effet, c'est aux dépens d'une des assises externes (ampbitbécium) résultant du cloisonnement de l'œuf que se forme l'archéspore chez les Sph;igninées, tandis que c'est aux dépens d'une des assises internes (endotbécium) que se forment les spores des Bryinées.

Il resterait beaucoup de choses à dire encore sur les Mousses, notamment sur la famille des Archidiacées,

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qui participent un peu des deux groupes précédents par leurs caractères, mais nous renvoyons pour de plus -amples détails aux traités spéciaux.

Les spores se développent en une sorte de prothalle filamenteux, dit protonéma, sur lequel apparaît ensuite, aux dépens d'une cellule à cloisonnements anticlines, le vrai corps de la Mousse; chez les Sphaginées, il y a même deux prothalles successifs, un protonéma et un prothalle foliacé, qui précèdent le vrai corps.

Les Mousses ont, à côté de leur reproduction véritable, une multiplication par propagules, sortes de bourgeons qui s'isolent, se détachent et se mettent à vivre d'une vie propre.

h. Hépatiques.

Chez les Hépatiques, il n'y a pas toujours différenciation bien marquée du corps en tige et feuilles, et Ton peut dire jusqu'à un certain point que, sauf dans les genres Riccia, Jungermannia et Haplomitrium, on a encore affaire à un thalle comme chez les Thallophytes. Ce thalle est aplati, foliacé et porte à sa partie inférieure des filaments nutritifs, les rhi:{oîdes (que portait aussi la tige des Mousses) et souvent munis à leur intérieur d'épaississements spirales caractéristiques (Marchantia),

La structure du thalle est souvent homogène (Anthoceros), mais si Ton examine un thalle de Lunularia, Marchantia y Fegatella, Hépatiques très communes dans les endroits humides, où l'on voit ramper leurs expansions foliacées, on voit que l'on distingue à la f2ice supérieure un épiderme, et que la masse parenchymateuse est creusée de lacunes, lacunes habitées le plus souvent par des colonies de Nostoc. (Voir plus haut Cyanophycées,)

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L'épiderme porte des sortes de stomates qui méritent de nous arrêter quelque temps : nous prendrons comme exemple les stomates du Marchantia, Ces stomates sont des ouvertures circulaires, bordées par une rangée de cellules, qui dans leur ensemble ont la forme d'un tonnelet. Ces ouvertures conduisent dans des cavités sous-épidermiques, tapissées à leur intérieur de nombreux poils articulés, dont les cellules sont pleines de chlorophylle.

Nous ne dirons presque rien de la tige et des feuilles des genres qui en possèdent : la structure est analogue à celle que nous avons vue chez les Mousses ; la tige est à peine différenciée; les feuilles sont formées le plus souvent d'une seule assise de cellules.

La reproduction se fait comme chez les Mousses par anthéridies et par archégones. Ces anthéridies et ces archégones ont une structure à peu près identique à celle que nous avons déjà exposée : cependant le col de Tarchégone est souvent plus long; il comprend cinq rangées de cellules chez les Jungermannioïdées et quatre chez les Marchantioïdées (ce qui permet de distinguer ces deux ordres de la classe des Hépatiques). Les organes sexuels sont portés soit à l'extrémitéde rameaux, comme chez les Jungermannia y soit sur des chapeaux pédicellés spéciaux, comme chez les Marchantia ; ils naissent parfois simplement dans une cavité du thalle (Anthoceros), et alors Tarchégone est à peine différencié.

L'œuf, après fécondation, donne naissance à un sporogone, mais celui-ci reste inclus dans Tarchégone, soit toujours, soit du moins très tard. 11 n'y a pas d'archéspore proprement dit, mais les cellules fertiles et les cellules stériles sont entremêlées (ce qui se voit d'ailleurs aussi chez certaines Mousses).

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La formation des spores aux dépens de leurs cellules mères est particulière chez VAnthoceros. On sait que lors de la multiplication des cellules, la division du noyau précède d'ordinaire celle du protoplasma : ici, c'est Tinverse.

11 existe des propagules chez les Hépatiques comme chez les Mousses, mais là, ils se forment dans des endroits spéciaux, dans de petites corbeilles arrondies (Marchantia), ou en forme de nids de pigeon (Lunularia); ils naissent aux dépens de poils, dont la tête se renfle, se remplit de chlorophylle, puis se détache. A ce moment le propagule a à peu près la forme d'une semelle de soulier.

a. Filicinées. — b. Equisétinées. — c. Lycopodinées — d. Lépidodendrinées.

Ces végétaux possèdent une Hge, des feuilles et des racines. L'appareil végétatif a déjà été étudié en partie dans la botanique générale; nous compléterons seulement ce qu'il y a à en dire au fur et à mesure.

La reproduction se fait chez les Cryptogames vasculaires comme chez les Muscinées, par anthéridies, archégones et spores. Il y a là aussi alternativement une plante sexuée et une plante asexuée; mais alors que chez les Mousses c'est la plante sexuée qui est la plante adulte, ici, au contraire, la plante sexuée, appelée prothalle, n'a qu'une durée passagère, elle est très rarement vivace (Lycopodinées), et c'est la plante asexuée qui représente le stade durable dans la vie de la plante. C'est là une

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ît qui fait qu'en définitive il y ime nous le verrons, entre les nés vasculai tes qu'entre celles-ci et les Phanérogames.

Les Filicinées, qui forment le premier ordre des Cryptogames vasculaires, se divisent ainsi :

' I Opbiaftoitia.

Nous allons passer en revue ces trois ordres dans ce qu'ils ont de plus intéressant pour le micrographe.

1° FouGBRES. — Les Fougères sont connues de tout le monde; elles habitent les bois, les endroits sombres et humides. De dimensions relativement petites dans nos pays, elles atteignent une taille considérable dans les pays chauds (Fougères arborescentes). On distingue de nombreuses familles dans l'ordre des Fougères, mais la famille la plus répandue dans nos pays étant celle des Polypodiacées, c'est à elle que nous emprunterons nos exemples, pour que le lecteur puisse suivre plus facilement nos descriptions avec les préparations qu'il fera lui-même.

Si l'on examine à certaine époque de l'année des feuilles de Fougère m'3.\e(Polystichum Filix nias) , on aperçoit à la face inférieure des taches brunâtres : c'est là ce qu'on appelle des sores. Ces sores sont des groupes de sporanges (fig. 57), groupes recouverts par une membrane mince, Vimiusium, formée d'une seule couche de cellules, et qui est un prolongement de l'épîderme de la

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feuille. Si l'on examine un sporange en particulier, on voit que c'est une sorte de capsule pédicellée, et dont une bande de cellules (c), appelée anneau, a ses parois internes fortement épaissies. Le rôle de cet anneau est très grand pour la déhiscence des sporanges. Comme on le voit sur la figure, il n'est pas absolument complet; sous l'influence de la sécheresse une rupture a lieu à l'endroit où les cellules sont restées minces, et les spores

Fie, 57. - Pafyairbum. Spanngcs.

sont mises en liberté. Ce sont de petits corps tétraédriques, à surface cutinisée et plus ou moins ornée.

Si l'on fait des coupes dans des feuilles jeunes, on pourra assister à tous les stades de la formation des sporanges, dont voici en quelques mots le développement. Une cellule épidermique de la feuille se renfle et se divise en deux; la cellule inférieure donnera le pied, la cellule supérieure le sporange proprement dit. Cette cellule supérieure isole par un certain nombre de cloisons (quatre) une cellule centrale tétraédrique et quatre périphériques. La cellule centrale est Varcbéspore ; cette archéspore ne tarde pas à subir un cloisonnement analogue à celui qu'avait déjà subi la cellule mère du sporange; il

en résulte une nouvelle assise de cellules tapissant les parois formées par les cellules périphériques : cette assise est le tapis, et une nouvelle cellule centrale, qui est la cellule tnèredes spores. Elle se divise successivement en deux, quatre, seize, trente-deux cellules; ces dernières sont autant de spores.

Les amas de sporanges, les sores, sont isolés en petits groupes arrondis chez les Polystichum ; chez les Scolopendres, cts groupes sont allongés et se développent parallèlement aux nervures secondaires de la feuille, qui là, chose rare chez les Fougères, est entière. Ces sores sont recouverts par deux indusies en forme de lèvres. Si Ton fait une coupe transversale perpendiculaire à la direction des nervures secondaires dans la région des sores, on voit que les deux faces de la feuille sont recouvertes d'un épiderme simple, qui fournit à la face inférieure les deux lèvres de Findusie, et que le mésophylle est formé d'un parenchyme chlorophyllien spongieux. La bande formée par la réunion des sores, qui paraissait simple à première vue, se montre double : il y a donc, en réalité, deux files de sporanges, recouvertes chacune par une des lèvres de l'indusie. Chacune des deux files est placée au-dessus d'un faisceau libéroligneux.

Dans le Polypodium vulgare, les sores sont nus, il n'y a pas d'indusie.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur la forme des sores, qui peuvent être circulaires, réniformes, allongés; sur l'absence ou la présence d'une indusie, parfois remplacée simplement par un repli de la feuille (fausse indusie); sur la forme des sporanges eux-mêmes, qui parfois n'offrent pas d'anneau (Osmonde), mais nous ne saurions entrer dans tous ces détails.

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Les sporanges des Fougères, tous sein duisent qu'une seule espèce de spores ; le donc des Fîlicinées isosporées.

Les spores germent en un prothallt verte, foliacée, cordiforme et ne prése

épaisseurs de cellules que dans sa partie ,

sinet). Le prothalle est fixé au sol par des filaments rhizoides qui partent de sa face inférieure. C'est dans la partie du prothalle présentant plusieurs épaisseurs de cellules, et à la partie inférieure qu'apparaissent les organes de la reproduction sexuée, les anthéridies et les archégones.

Ces organes, plus petits que chez les Mousses, sont assez difficiles à observer; néanmoins, si l'on fait des coupes dans des prothalles de plus en plus âgés, on pourra assister au développement que nous allons décrire.

Prenons comme exemple un Adiantbnm, et examinons d'abord comment se forme une anthéridie. Une des cellules èpîdermiques du coussinet se renfle et se divise en deux. La cellule inférieure donnera le pied, la cellule supérieure l'anthéridie. Occupons-nous seulement de cette dernière. On y voit apparaître une cloison en entonnoir, qui délimite une cellule centrale et une cellule périphérique en forme de tore; la cellule centrale subit alors un cloisonnement en verre de montre, qui isole à sa partie supérieure une calotte, calotte où se forme enfin une dernière cloison en entonnoir. En fin de compte, on a donc une cellule centrale et trois périphériques, dont deux constituent la calotte.

La cellule centrale se divise bientôt en un grand nombre de cellules mères d'anthérozoïdes, où ces derniers

apparaissent bientôt. Ce sont des filaments enroulés en spirale, portant des cils à la partie antérieure (fig, ^8,ar). Voici comment ils se forment dans leurs cellules mères. Le noyau de la cellule prend la forme d'une sphère creuse, et, dans cette sphère se découpe le corps de l'anthérozoïde, dont les cils sont formés par le protoplasma ambiant, dont une grande partie d'ailleurs reste sans em-

ploi. Lci archégones (fig. 59) se forment d'une façon bien simple : une des cellules épidermiques du coussinet se divise en trois cellules superposées; la cellule la plus inférieure constitue la paroi inférieure de l'archégone; la cellule au-dessus donne la cellule centrale et la cellule de canal du col ; la cellule supérieure donne le col. La cellule centrale se divise bientôt en deux, oosphère et cellule centrale de canal ; comme chez les Muscinées, la cellule de canal du col se divise au plus deux fois, de sorte qu'il n'y a jamais, plus de quatre cellules de canal. La cellule ■centrale et les cellules de canal se gélifient bientôt, et font >uvrir le col de l'archégone, puis les anthérozoïdes y pénètrent et vont féconder l'oosphère, qui devient un Œ;uf.

L'œuf se divise bientôt en quatre quartiers, puis

E COUV.EUR, U Microscopt. 1 3

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en huit octants; sans entrer dans le détail du développement de Tembryon, disons qu'il se développe en une plante asexuée, qui est la Fougère proprement dite, Fougère qui produira des spores, d'où naîtront d'autres prothalles, et ainsi de suite.

Appareil végétatif. — Revenons un peu maintenant sur la tige et la racine que nous ayons déjà examinées en anatomie. Nous remarquerons que chez les Fougères Y endoderme et le péricycle sont presque toujours très nets, et qu'ils sont fréquemment superposés, au lieu d'être alternes comme chez les Phanérogames. Il est vrai qu'ici l'endoderme, très mince, fait partie du cylindre central probablement, ce qu'on peut admettre d'autant plus falement que l'assise corticale qui lui est superposée a ses parois internes épaissies comme l'endoderme des Phanérogames et en joue absolument le rôle.

La tige et la racine, qui naissent le plus souvent d'une seule cellule mère, doivent quelquefois leur origine à un groupe de cellules, comme l'a fait voir M. Lachmann. Les feuilles, assez bien développées d'ordinaire, sont parfois réduites, sauf une nervure, à une simple assise de cellules (Trichomanes Andrewsi); elles ne présentent jamais de parenchyme en palissade. Les stomates sont parfois très particuliers (Aneimia); ils sont isolés au milieu de leur cellule mère, sans y être rattachés par aucune cloison ; on n'est pas encore d'accord sur le mode de formation de ces stomates.

2** Marattioïdées. — Ce sont comme les Fougères des Filicinées isosporées; seulement, alors que chez les Fougères un sporange provient d'une cellule épidermique unique, ici il naît à! un groupe de cellules. On distingue deux familles dans cet ordre : les Marattiacées, qui n'ont

pas de représentant dans notre pays et dont pour cette raison nous parierons très peu (voir Appareil végétatif), et les Ophioglossées, dont on rencontre certains genres, Opbioglossum, Botrycbium, dans les prés humides de nos régions.

Genre Opbioglossum. — DansV Opbioglossum vulgatum, le limbe de la feuille qui porte les sporanges (car là comme dans toutes les Filici nées, ce sont les feuilles qui portent les sporanges) est divisé en deux lobes, un lobe fertile et un stérile. Le lobe fertile^ est mince et arrondi. Si Ton fait des coupes transversales dans ce lobe à différents degrés de développement, on voit que les sporanges naissent aux dépens d'un groupe de cellules épidermiques. A Tétat adulte, ils sont formés d'une cavité arrondie, remplie d'une quantité de spores tétraédriques, hérissées de tubérosités.

Ces spores germent en prothalle un peu différent par la forme de celui des Fougères, mais qui est comme lui dioïque, et porte des anthéridies et des archégones.

Genre Botrycbium. — Le développement des sporanges est analogue, mais le lobe fertile de la feuille est ramifié. Le prothalle est très petit, il porte les anthéridies à la face supérieure et les archégones à la face inférieure.

Appareil végétatif des Marattioîdées. — Il offre quelques particularités : ainsi, par exemple, la tige d'une Marattiacée, VAngiopteris evecta, n'a. pas d'endoderme ni de péricycle autour de ses faisceaux, alors qu'on en trouve dans la racine; de plus les dernières ramifications des racines de certains genres d' Opbioglossum, parmi lesquels le vulgatum, ne sont, pour ainsi dire, que des demi-racines : il n'y a qu'un bois et qu'un liber, appuyés, le bois contre le péricycle, le liber contre l'endoderme, le péri-

nanquant là, et séparés par quelques assises de hyme conjonctîf.

Iydroptéridées. — Les Hydroptéridées ou Rhizos sont des Filicinées hétérosporées. Elles possèdent ortes de sporanges, des macrosporanges et des mi- 'anges. Les premiers contiennent des macrospores it naissance à des protiialies femelles, c'est-à-dire tant que des archégones ; les deuxièmes, des mires, donnant naissance à des prothalles mâles ne t que des anthéridies. Des particularités dansl'apreproducteur ont fait distinguer dans les Rhizos deux familles, les Salviniacées et les Marsiliacées. 'iniacées. — Cette famille comprend les deux genres ia et AioUa. Les Salvinia se rencontrent dans cerloints du midi de la France, particulièrement dans isés des environs de Bordeaux. Les Aïolla sont nts dans tes serres, bien qu'exotiques et d'origine aine.

re Salvinia. — Les Salvinia (fig. 60, A) sont, intes flottantes qui vivent à la surface de l'eau; 'ont pas de racines, mais certaines de leurs feuilles lîformes, poilues et transformées en organes d'ab- )n. Ces feuilles filiformes portent à leur aisselle, ansformation d'un de leurs lobes, les organes re- :teurs asexués, les sporocarpes, globuleux, côtelés, semblables à de petits melons (B, C). Il y a des arpes de deux sortes (ce qui est le caractère de ille), des microsporocarpes (mi) et des macrosporo- (ma). Faisons dans un microsporocarpe et dans icrosporocarpe une coupe longitudinale et exami- :ette coupe, microsporocarpes sont formés d'une cavité globu-

aies, si la coupe passe par une côte, passe entre deux côtes (la figure 60, mment cela peut se produire). Dans celle qui supporte le sporocarpe se

)lumelle cl, terminée par une tête te sont insérés les microsporanges, ireux, sont supportés par un pied ule file de cellules ; leur tête, globu- 's et cutinisées, renferme soixantelicrospores.

macrospocarpe est analogue, sauf porte que quelques macrosporanges

BOTANiaUE SPECIALE

i, portés par un pied massif, ne renferment ité qu'une seule macrospore ; des soixante- >nt nées, une seule, en effet, s'est déve-

inent maintenant ces deux sortes de spores :

i examen attentif nous apprendra, spores germent dans le microsporange B, C), elles poussent un petit tube qui se trois, c'est là tout le prothalle mâle, dont les :s cellules représentent l'anthéridie. Chacune :ellules donne naissance à une cellule stét à une cellule fertile grosse. Cette dernière uatre, ce sont les cellules mères d'anthéroionc en tout dans l'anthéridie huit anthéro- ■ci ont la forme ordinaire, ipores germent, elles aussi, dans le macros-

macrospores ont une paroi épaisse, Vépimoment de la germination , s'ouvre en trois ipore se rompt alors, l'endospore fait hernie, asma, qui s'était accumulé à la partie supépore, se cloisonne et donne de nombreuses t là le prothalle femelle. Ce prothalle, qui re (fig, 60, D, pr), donne naissance, soit à ïgone (E), soit à trois. Cet archégone a le t ; l'oosphère, fécondée, se développe en , après une division préalable de l'œuf en omme chez les Fougères (fig. 61, F).

lia. — Dans ce genre, les microsporocarpes lar groupes surle lobe inférieur d'une feuille,

de capsules sphériques, brièvement pédi- :olumellequis'avancedans leur cavité, porte ine de microsporanges, qui renferment

chacun de nombreuses microsp mulées en petits amas, les m

émet sur tout son pourtour des par des crochets en hameçon.

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à fixer les massules sur le prothalle femelle. Le prothalle mâle, très réduit, qui naît de ces microspores, consiste simplement en une anthéridie.

Les macrosporocarpes, de même structure ne renferment qu'un macrosporange, renfermant lui-même une seule macrospore. Cette macrospore a ceci de particulier qu'elle est munie à son extrémité supérieure d'un certain nombre de flotteurs (trois dans Vy^iollacaroliniana), répispore est très épaisse et verruqueuse. Le prothalle femelle qui résulte de la germination de la macrospore est très réduit; il reste presque entièrement contenu dans la macrospore. L'œuf, en se développant, redonne la forme asexuée.

Appareil végétatif. — Pas de particularités à signaler, sauf que la tige et la racine sont très réduites ; la racine même n'existe pas parfois (Salvinie).

La tige de YA^olla ne présente comme système libéroligneux que quatre vaisseaux et quatre tubes criblés ; le péricycle et l'endoderme, très nets, sont superposés. L'écorce, creusée de lacunes qui servent souvent à abriter des colonies de Nostoc, a sa dernière assise formée de grandes cellules épaissies.

La racine n'offre souvent que deux vaisseaux et deux tubes criblés, le péricycle et l'endoderme sont nets et superposés ; l'écorce ne comprend que trois assises de cellules dont les deux plus internes sont formées de grandes cellules laissant entre elles des méats; la plus externe est formée de petites cellules.

Marsiliacées, — Deux genres sont surtout intéressants dans cette famille, qui a ceci de particulier que les sporocarpes, qui correspondent à des feuilles, sont pluriloculaires, et renferment à la fois dans chaque loge des

rOGAMES \

tSCULAIRES

, des macrosporanges; ce sont les t Marsilia.

Genre Pilularia. — Les sporocarpes (A, B, fig. 62) sont divisés en quatre loges; ils portent sur leurs parois. pi, à la partie supérieure, des microsporanges, mi; à la

partie inférieure, des macrosporanges, niii. Cl sporange, dont la paroi est formée d'une st cellules, renferme trente-deux microspoïc», lcucs-li germetit en un prothalle mâle, réduit à l'anthéridie, qui donne naissance à trente-deux anthérozoïdes (D, an) a deux cils.

Chaque macrosporange ne renferme qu'une macrospore c, lesautres sont détruites. Cette macrospore, assez volumineuse, possède quatre membranes, comme on peut s'en assurer par une coupe longitudinale. La plus interne (i) est plus ou moins brune et cuticularisée; la suivante (2) est transparente, incolore et également mince, elle se renfle au sommet de la macrospore en une papille. Ces deux membranes entourent toute la spore, la troisième et la quatrième ne sont pas continues; leur interruption donne naissance, au sommet de la spore, à un petit puits au fond duquel s'élève l'éminence formée par la deuxième membrane.

La troisième membrane (3), d'abord mince, s'épaissit vers le sommet de la spore; elle semble formée de prismes, accolés les uns aux autres.

La quatrième {4), de même forme, présente les mêmes stries radiales, mais a de plus des stries concentriques. L'ensemble de ces deux membranes représente l'épispore.

La macrospore germe en un prothalle très réduit qui ne forme souvent qu'un seul archégone F; l'oosphère fécondé se développe bientôt en une plantule qui reste assez longtemps contenue dans l'archégone qu'elle distend (G, fig. 62).

Genre MarsHia. — Le sporocarpea là la forme d'un haricot : il est poilu et porté par un pédicelle que l'on

peut comparer au pétiole de la feuille stérile. Il est divisé en plusieurs loges. La paroi de ce sporocarpe a une structure assez compliquée; on y compte cinq assises : 1** un épiderme à cellules hautes, muni de stomates et de poils; 2* une couche de cellules prismatiques fortement épaissies, surtout dans la partie médiane; y une nouvelle couche de deux assises de cellules prismatiques moins épaissies ; 4** une couche de petites cellules amylifères, en forme de sablier, et partant, laissant entre elles des méats; 5° une couche formée de plusieurs assises de parenchyme chlorophyllien, au milieu desquelles courent des faisceaux.

Les microspores, les macrospores, sont pareilles à celles du Pihtlaria.

Appareil végétatif. — Peu de particularités à signaler. La tige présente un bois annulaire à liber externe et interne; il y a un entoderme et un péricycle à la face externe du liber externe, à la face interne du liber interne, structure déjà vue chez certaines FougèreSi La racine a un système vasculaire très réduit, il n'y a souvent que quatre vaisseaux et quatre tubes criblés. L*endoderme y est très net, Técorce interne est sclérifîée, récorce externe réduite à une seule assise de cellules.

b, Équisétinées.

Cette classe ne renferme qu'un ordre et qu'une famille, les Equisétacées^ avec le seul genre Equisetum, Ce sont là les Prèles, que tout le monde connaît, pour en avoir vu dans les rivières, les marais, et les lieux humides en général.

Les Equisetum sont des Cryptogames isosporées; les

ZU4 BOTANiaUE SPECIALE

sporanges ne donnent qu'une seule espèce de spores^ mais les prothalles sont néanmoins de sexe différent i les uns portent des anthéridies, lesauties des archégones, dans la majorité des cas du moins.

Fie 6}. — Equilihiin arvnu : A, B, sparangr; ; C, D, spore tl ses clilcrcs.

Les sporanges (flg. 63) se forment à l'extrémité des tiges de la plante asexuée, soit sur des tiges spéciales (E. arvense), soit sur n'importe quelle tige (E. Wma/e). L'ensemble des sporanges forme un épi termina A, serré, et composé de plusieurs verticilles de peti corps en forme de clous à tête, qui sont des feuilles mi difiées, et que l'on nomme clypéoles ou écussons. Chaqi

■clypéole donne attache à 5-:o sporanges fs, B) quis< oblongs et s'ouvrent à la maturité par une fente Ion ludinale, pour laisser sortir les spores. Ces spor nées d'une seule cellule sous-épidermique du renflemi qui représente seul d'abord le sporange, naissent l tétrades dans les cellules mères résultant du doisoni ment de cette cellule. Elles ont une conformation p ticulière (C, D) . Chacune d'elle , examinée à sec, se mon comme un petit corps arrondi, portant attachés à sa b; deux filaments entroix, un peu élargis à leur extrém libre. Ces filaments, dits élatères sont dus à ce que, i trois membranes qui entourent la spore complètemi développée (endospore, exospore, épispore), la plus ( terne s'est découpée en une double spirale. A l'humidi cette spirale se resserre autour de la spore. On pi assister facilement sous le microscope, en humectant en desséchant alternativement les spores, à l'enrou ment et au déroulement successifs des élatères. Ces é tèressont des organes de dissémination.

Les spores germent en plantes sexuées ou prothall

ces prothalles n'ont rien de bien particulier, cepend;

il faut remarquer qu'ils ne sont pas entiers comme et

des Fougères, mais ramifiés et lobés. Ils sont d'une ta

assez considérabie. Les anthéridies, toujours semblât

àcelles que nous avons déjà vues, donnent naissanc

des anthérozoïdes filiformes, deux fols enroulés sur ei

mêmes, et portant un grand nombre de cils. Les arc

■ ""^nes ressemblent à ceux des Fougères, leur ventre

foncé dans le tissu du prothalle, et leur col est for

i quatre rangées de quatre cellules. On trouve dans

:hégone ; une oosphère, une, cellule ventrale de ca

quelques cellules de canal du col.

206 ' BOTANiaUE SPECIALE

L'oosphère fécondée en un œuf, donne naissance, après s'être segmentée en huit octants, à un embryon qui devient une nouvelle plante asexuée.

Appareil végétatif. — Rappelons seulement, après ce que nous en avons dit plus haut, que la tige des Prèles présente de nombreuses lacunes : i*' lacunes dans Técorce, qui correspondent aux dépressions de la tige cannelée (lacunes valléculaires) ; 2** lacunes dans le bois qui correspondent aux saillies (lacunes carénales); 3* une grande lacune médullaire centrale qui rend les tiges fistuleuses, sauf aux nœuds (endroits où s'attachent les feuilles). La tige peut présenter un seul endoderme externe, ou deux endodermes, un externe et un interne, ou enfin un endoderme spécial pour chaque faisceau. Le péricycle est en alternance avec l'endoderme dans la tige.

c. Lycopodinées.

La classe et l'ordre des Lycopodinées renferme les quatre familles des Lycopodiacées, Psilotacées, SélaginelléeSj Isoétées, Les deux premières familles sont /505/)or^^^, les deux autres hétérosporées,

Lycopodiacées. — Cette famille tire son nom du genre Lycopodium, représenté chez nous par plusieurs espèces, entre autres le L.clavatum, que l'on trouve dans certaines régions, entre autres au mont Pilât, dans les environs de Saint-Etienne.

Le caractère distinctif des Lycopodiacées est que les sporanges sont solitaires et libres ; ils naissent sur la plante asexuée, à l'aisselle des feuilles spéciales, rapprochées en épis, dans la majorité des cas du moins, car dans le L. Selago, les feuilles fertiles sont semblables aux feuilles stériles.

Les sporanges, comme on s'en assure par des coupes faites dans les organes jeunes, naissent aux dépens d'un groupe de celllules épidermiques ; les parois sont forméesde trois assises d'abord ; maislaplus interne, le tapis, se résorbe à la maturité. Le sporange à ce moment s'ouvre par déhiscence, et il s'en échappe des spores petites, brunes^ tétraériques, sans épispore. Elles naissent par tétrades dans les cellules mères.

Elles germent, comme toujours, en prothalles. Ces prothalles monoïques ne sont bien connus que depuis peu de temps; on sait que quelques-uns sont vivaceset parfois même se reproduisent par propagules ; ils sont donc là très développés, et ce développement de la plante sexuée est peut-être le trait d'union longtemps cherché entre les Muscinées et les Cryptogames vasculaires.

Les anthéridies et les archégones qui, comme nous l'avons dit, se forment sur le même prothalle, ont une structure très simple. L'anthéridie est formée par une cellule épidermique dont la seule différenciation consiste en un couvercle tricellulaire. La cellule inférieure qui reste après la formation de ce couvercle est la cellule anthéridienne proprement dite, qui donne naissance à de nombreux anthérozoïdes globuleux à deux cils.

L'archégqne a la structure ordinaire, sauf que la cellule épidermique qui lui donne naissance n'isole pas de cellule basilaire, comme cela se voit chez les Fougères. Le col, qui n'a que trois étages de cellules, dépasse à peine la surface du prothalle.

L'oosphère, fécondée et devenue un œuf, ne tarde pas à se diviser en deux cellules, une supérieure stérile, qui est appelée suspenseur, par analogie au suspenseur que nous trouvons chez les Phanérogames, et une inférieure

BOTAHiaUE SPECIALE

onne seule naissance à l'embryon. La plantule n'a le première feuille, l'embryon peut donc être dit

catylé.

•pareil végétatif. — La tige des Lycopodiacées a

structure assez particulière, aussi nous arrêtera-

quelque temps. Disons d'abord qu'elle forme ses ; aux dépens de trois sortes d'initiales : une pour erme, une pour l'écorce, une pour le cylindre cen- :e qui est remarquable chez une Cryptogame vas- ■e, la croissance de la tige se faisant d'ordinaire aux is d'une seule cellule terminale. Pour ce qui est de jcture, le cylindre central est seul remarquable. Le ^-cle, formé de plusieurs assises de cellules, renferme nas de liber dans lequel sont noyés des îlots allone bois.

racine, à son origine, n'a rien de particulier dans ■ucture ; mais cette racine se dichotomise un grand )re de fois, et si l'on fait des coupes dans une des ères branches de la dichotomie, on retrouve cette lure que nous avons déjà signalée dans VOphioghsmlgatum, structure de demi-racine, iloiacées. — Cette famille, réunie autrefois aux Lycocèes, s'en distingue par le fait que les sporanges snt par groupes de trois, et se soudent çn une caf>- .riloculaire. II4 naissent à l'aisselle de feuilles bilo-

les feuilles stériles étant simples. Les spores n'ont iurs rien de particulier, non plus que les prothalles, nre le plus connu est le genre PsfViï/«)«, et efi par- ;r l'espèce P. friquetrum, ainsi nommée à cause df e triangulaire.

pareil végétatif. — La tige des Psilotacées renferme rtain nombre de faisceaux ligneux qui peuvent se

souder au centre (Tinesipteris), ou au contraire laisser une moelle (Psilotum). L'ensemble des faisceaux est entouré d'un cercle continu de liber. Le péricycle est assez net ; l'endoderme, peu défini, présente parfois trois assises portant les plissements caractéristiques.

Il n'y a pas de racine.

Sélaginellées, — Ce sont des Cryptogames hétérosporées, il y a donc de nouveau dans cette famille deux espèces de sporanges, deux espèces de spores, deux espèces de prothalles. Comme chez les Hydroptéridées, plus peut-être encore, les prothalles sont excessivement réduits, et restent inclus dans l'intérieur des spores, ce qui, comme nous le verrons, permet d'établir le passage des Cryptogames aux Phanérogames.

On peut prendre pour type d'étude une Sélaginelle : ces plantes, quoique exotiques, sont très répandues dans les serres, où elles constituent un gazon très élégant.

Les sporanges, macrosporanges ou rpicrosporanges, s'insèrent à la base des feuilles delà plante asexuée; cts feuilles sont disposées en épis, et ce sont souvent les feuilles supérieures de l'épi qui portent les microsporanges, et les feuilles inférieures qui portent les macrosporanges.

Les microsporanges, brunâtres, sont brièvement pédicellés ; ils renferment une grande quantité de spores tétraédriques nées par groupes de quatre dans les cellules mères. Ils ont primitivement une paroi formée de trois assises, mais la plus interne, le tapis, se résorbe, comme nous l'avons toujours vu, bien que cette résorption soit un peu tardive. La miscrospore se divise bientôt en deux cellules : l'une, stérile, est le prothalle mâle*; l'autre,

< Cette cellule se divise parfois en deux.

E. Couvreur, Le Microscope. 14

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PfeflFer, au contraire, elles en donneraient toutes : c'est encore un sujet d études que nous proposons à nos lecteurs. Les anthérozoïdes sont des filaments arqués assez gros, munis de deux cils.

Les macrosporanges ont la même structure que les microsporanges, ils sont seulement plus gros et rougeâtres. Les cellules mères des spores ne donnent qu'une spore (trois de la tétrade se résorbant) et de toutes ces spores une seule persiste, il n'y a donc qu'une macrospore. La figure 64, qui représente la germination d'une macrospore du Selaginella Martensii, aidera à comprendre les descriptions qui vont suivre. Cette mascrospore, qui présente trois membranes comme celle des Salviniacées et des Marsiliacées, voit son protoplasma s'accumuler à la face supérieure. Il se cloisonne alors en nombreuses cellules (A, D) : c'est là le prothalle femelle, qui reste inclus dans la macrospore qui s'ouvre seulement en deux valves. Ce prothalle produit quelques archégones, B, dont le col, formé de deux assises de cellules seulement, ne proémine pas à la surface du prothalle. L'oosphère fécondée se divise en deux; une cellule stérile est le suspenseur, l'autre donne seule naissance à l'embryon, qui est dicoiylé,

y4ppareil végétatif. — La tige des Sélaginelles est assez singulière; il en est de même de certaines formations connues sous le nom déporte-racines, et dont la nature, radiculaire ou caulinaire, n'est pas encore complètement élucidée.

La tige des Sélaginelles s'accroît d'une façon bien singulière : elle présente successivement une seule cellule terminale (cunéiforme, pyramidale ou quadrangulaire), ou plusieurs cellules mères; c'est donc une sorte de pas-

212 BOTANiaUE SPECIALE

sage entre le type de croissance normale des Cryptogames vasculaires et celui des Phanérogames. L'intérieur de la tige peut présenter un seul cylindre central (Selaginella Mariensii), mais il y en a parfois deux et même trois (S, incequalifolia). La structure du cylindre central, qu'il n'y en ait qu'un ou plusieurs, est toujours la même. On a une bande de bois entourée d'un anneau de liber, un péricycle assez net, et un endoderme très singulier. En effet, les cellules de cet endoderme se sont détruites en partie; celles qui sont restées se sont allongées radialement, de sorte que le cylindre central est suspendu au milieu de Técorce par de longues trabécules.

Les racines des Sélaginelles sont, comme on le sait, des racines adventives qui s'échappent de la tige au même niveau que les rameaux. Elles s'allongent souvent beaucoup dans Tair, avant d'atteindre le sol, et subissent alors de nombreuses dichotomies.

La structure de ces racines ou porte-racines, car on les nomme souvent ainsi à cause de leur naissance exogène, et à cause de l'absence de coiffe, car cette coiffe n'apparaît que quand le sol est atteint, auquel cas on a alors de vraies racines, est celle d'une demi-racine d'Ophioglosse.Il n'y a qu'un bois et qu'un liber; le péricycle est formé de nombreuses assises, l'endoderme est très net. Le liber, en forme de croissant, enveloppe plus ou moins le bois, dont il est séparé par de grandes cellules de parenchyme conjonctif.

Isoétées. — La famille des Isoétées forme un seul genre, le genre Isoetes ; les Isoetes habitent dans nos pays : 1'/. lacustris vit dans les eaux profondes, 1'/. hisirix, dans les lieux humides. En France, c'est principalement dans les environs de Montpellier qu'on trouve des Isoetes.

Les sporanges naissent sur des feuilles spéciales dans des cavités creusées dans le limbe, et recouvertes d'une sorte d'indusie. Il y a des microsporanges et des macrosporanges. Ces sporanges naissent aux dépens d'un groupe de cellules sous-épidermiques. Pour les étudier, il suffit défaire des coupes longitudinales et transversales, dans la partie basilaire renflée, des feuilles fertiles.

Les microsporanges, comme les macrosporanges, sont divisés en loges incomplètes par des trabécules de tissu stérile. Chaque cellule fertile isole un tapis qui l'entoure, et la cellule centrale ou archéspore donne, dans le cas des microsporanges, un certain nombre de cellules mères formant chacune une tétrade de spores; dans le cas des macrosporanges, une cellule mère, qui donne quatre macrospores dont une seule se développe complètement.

La microspore germe, en donnant naissance à deux cellules : l'inférieure, stérile, est le prothalle mâle ; la supérieure, qui se divise en quatre, est la cellule anthéridienne. Chacune des quatre cellules donne des anthérozoïdes, dont le corps formé d'un long filament, enroulé trois ou quatre fois sur lui-même, porte de nombreux cils.

La macrospore germe en un prothalle qui reste inclus dedans, et qui produit un seul, ou deux ou trois archégones au plus. L'archégone a un col très court, formé de deux rangées de trois assises de cellules. L'œuf provenant de la fécondation de l'oosphère germe en une plante asexuée après s'être divisé en huit octants.

La ressemblance des microsporanges avec une loge d'anthère, et des macrosporanges avec un sac embryonnaire, saute ici aux yeux. En effet, de même qu'une loge d'anthère (voir plus haut) produit un certain nom-

214 BOTANiaUE SPECIALE

bre de cellules mères de grains de pollen, donnant chacune quatre grains de pollen, de même un microsporange donne un certain nombre de cellules mères de microspores, donnant chacune une tétrade de spores. De même que la sac embryonnaire produit (chez les Gymnospermes du moins) un prothalle (endosperme) avec quelques archégones (corpuscules), la cellule mère de la macrospore donne une macrospore, germant en un prothalle qui produit des archégones. La seule diflFérence ici, c'est que la phase de macrospore est supprimée chez les Gym- ^ , nospermes, et que le sac embryonnaire donne immédiatement un prothalle. Pour ce qui est du grain de pollen, ce grain et la microspore d'un Isoetes sont d'abord identiques, chacun isole une cellule fertile et une cellule stérile (noyau fécondateur et noyau végétatif du grain de pollen) ; mais alors que la cellule fertile donne une anthéridie chez ïlsoetes, chez les Gymnospermes cette phase d 'anthéridie est supprimée et la fécondation s'effectue par cette cellule même. On peut donc dire que le grain de pollen et la microspore sont identiques, sauf un raccoucissement tardif (suppression de l'anthéridie) dans le développement du premier ; que le sac embryonnaire et la cellule mère de macrospore sont identiques sauf un raccourcissement hâtif cette fois (suppression de la mascropore) dans le développement du premier. Ces rapprochements sont d'autant plus autorisés que le mode de développement est le même dans les deux cas. La ressemblance d'ailleurs de Tendosperme avec un prothalle femelle, des corpuscules avec les archégones saute aux yeux : on trouve en effet dans les corpuscules un col (la rosette), une oosphère et une cellule de canal ; c'est bien là ce qui caractérise un archégone. La ressemblance

du mode de reproduction des Cryptogames vasculaires hétérosporées et des Phanérogames gymnospermes est donc établie; mais que dira-t-on des Phanérogames angiospermes? Pour le grain de pollen c'est la même chose, sauf que l'isolement d'une cellule stérile représentant le prothalle mâle est souvent plus difficile à apercevoir, mais pour ce qui est du sac embryonnaire, il y a là un raccourcissement de développement plus grand encore que chez les Gymnospermes : il ne se forme pas de prothalle femelle (peut-être pourtant les trois cellules antipodes le représentent-ils) et il n'y pas d'archégone (les synergides représentent peut-être, ou le col, ou les cellules du canal), l'oosphère existe seule.

Ces quelques considérations découlaient naturellement du rapprochement de l'étude que nous avions faite autrefois de la reproduction des Phanérogames, et de celle que nous venons de faire de la reproduction des Cryptogames vasculaires, nous avons cru devoir les présenter ici, à cause de leur grande importance, et pour montrer que seule l'étude microscopique a pu enlever les barrières qui se dressaient autrefois entre les différents groupes de végétaux.

Appareil végétatif. — La tige des Isoétées croît par plusieurs cellules; la structure est la suivante. Le cylindre central est surtout formé par du bois qui occupe un large espace circulaire, la moelle manquant; autour se trouvent deux ou trois assises de liber, puis deux ou trois assises d'éléments tabulaires, qui sont peut-être un péricycle- Autour est Técorce. Signalons en passant le fait que cette écorce est le siège de productions secondaires, non seulement parenchymateuses, mais encore vasculaires-

BOTANHiUË SPECIALE

fertile, dans sa partie étroite et filiforme, isceau : son parenchyme est creusé de qua-

à sa base elle est renflée et porte les spoiuille stérile est une simple écaille.

croit par quatre sortes d'initiales (coiffe, ;, écorce, cylindre central); elle a d'abord e normale, puis ne tarde pas à prendre dans ; ramifications la structure singulière déjà s les Ophioglosses, Sèlaginelles et Lycopodes.

d. Lépiâoden.drinées.

ces fossiles, auxquelles appartiennent les '>pbenopbyllum (MonoxyUes), Lepidodendron ) ne sont pas connues dans leur appareil r, qui devait se rapprocher de celui des

me structure analogue à celle des Psilotum :

Joxylées, il se faisait des formations libérocondaires, aux dépens d'une couche camilée entre le bois et le liber. Ces végétaux iés, carbonisés ou même silicifiés, on est re lescoupesd'une façon spéciale : on débite : minces ii la scie, puis on les use, jusqu'à ce :nt transparentes.

PHANEROGAMES GYMNOSPERMES 217

PHANÉROGAMES GYMNOSPERMES

a. Cycadées. — b. Conifères. — c. Gnétacees.

Les Lépidodendrinées, par les Diploxylées, nous conduisent directement aux Phanérogames gymnospermes ^ dont nous allons maintenant nous occuper. On les divise en Cycadées, Conifères^ Gnétacees,

a. Cycadées,

Ce sont des plantes exotiques; le genre le plus connu est le genre Cycas. Les étamines, dans ce genre, sont groupées en un cône, les grains de pollen y naissent absolument comme les microspores dans un microsporange. Le grain de pollen se divise en deux cellules : l'inférieure, qui se cloisonne deux ou trois fois, est le prothalle mâle; la supérieure est analogue à une cellule anthéridienne ; seulement, au lieu de donner naissance à des anthérozoïdes, elle germe directement en un tube pollinique.

Les ovules, très gros, sont simplement des lobes modifiés de la feuille carpellaire. Ils sont orthotropes, à tégument unique concrescent avec le nucelle; ce dernier est, nous Tavons vu, Tanalogue d'un macrospo- ••ange : et d'ailleurs, le développement du sac embryonnaire y est tout à fait analogue à celui d'une cellule mère de spores, dans un Ophioglosse par exemple.

On distingue assez fl^cilement dans les profondeurs des tissus du nucelle jeune et manquant encore de té-

2lS BOTANiaUE SPECIALE

gument, une cellule plus grande que les autres. Cette cellule donne naissance à un petit massif cellulaire, et correspond à l'archéspore de l'Ophioglosse. Dans ce massif une cellule se fait bientôt remarquer par sa taille, elle se divise en trois. L'inférieure est le sac embryonnaire. Dans ce sac, apparaît un tissu abondant, Tendo- -sperme, ou prothalle femelle, dont certaines cellules grossissent et donnent les corpuscules (archégones). Ces corpuscules sont formés d'une cellule inférieure, l'oosphère, et de cellules supérieures disposées en rosette, et qui représentent le col de Tarchégone.

Après fécondation, Tœuf se développe, une partie stérile constitue le suspenseur, et le reste donne l'embryon, dont le développement est peu connu.

Appareil végétatif. — La tige et la racine des Cyca- •dées n'offrent rien de bien particulier.

La tige présente au centre une large moelle, renfermant beaucoup d'amidon et traversée par des canaux gommifères : c'est de cette moelle que s'extrait le sagou. Le bois est formé par des trachéides aréoles, à section transversale polygonale.

11 se fait dans cette tige des productions libéroligneuses :secondaires, mais non aux dépens d'un cambium normal : c'est à l'endoderme que sont dues ces productions, qui font ressembler une tige âgée à une tige de Dicotyîédone.

La feuille présente ce fait particulier et déjà signalé, de la production de bois et de liber secondaires aux dépens d'un cambium normal, entre le bois et le libe primaires.

[JAMES GYMNOSPERMES 219

b. Coni/èrei-

ppartiennent à ce groupe.

groupées en cônes qui constituent sont à deux loges et le pollen s'y lez les Cycadées. Les ovules sont ; deux, à la face inférieure des carlilles, groupés en cônes constituant

re se développe dans ces ovules de ses, suivant les groupes. Chez les Faxinées le développement se fait idées, les aichégones sont sembla- », cependant, une cellule de canal d'avoir trouvée chez les Cycadées, ; Abiétinées, le sac embryonnaire a une origine superticielle comme chez les Phanérogames angiospermes. Une cellule sous-épidermique du nucelle se divise en deux : la supérieure donne une calotte de quelques assises; l'inférieure, cellule mère du sac embryonnaire, se divise en trois cellules dont la plus profonde est le sac embryonnaire.

L'endosperme a toujours la même structure ; les archégones ou corpuscules, qui ont toujours une cellule de .canal, ont une structure un peu variable. Laroîete.quiest, comme nous le savons, le col de l'archégone, peut avoir une seule cellule (Tbuya), une seule assise de quatre ^'■tniperus), deux ou trois assises de quatre (Pin us) ou !me six assises de quatre (Èpkéa).

L'oosphère fécondée se développe en un embryon, ;nons comme exemple le Picea. Après la fécondation, ;uf descend îi la partie inférieure de l'archégone, se

220 BOTANIQ.UE SPECIALE

divise en deux, quatre, huit cellules disposées finalement en deux assises de quatre chacune;

L'étage le plus inférieur se divise seul, et donne trois assises de quatre cellules chacune.

L'assise inférieure donne Tembryon ; Tintermédiaire, le suspenseur. Quant à l'assise supérieure, elle reste inactive.

Les quatre cellules de l'assise inférieure donnent un embryon unique, mais il arrive dans certains cas qu'il se forme quatre embryons (Pitms) dont un seul persiste d'ailleurs.

Le développement de l'embryon des Cupressinées est un peu différent, mais nous ne saurions entrer dans autant de détails.

L'embryon a toujours de nombreux cotylédons.

Appareil végétatif , — Nous nous contenterons de revenir seulement sur les canaux sécréteurs et la structure intime du bois et du liber : nous avons en effet étudié déjà cet appareil dans la première partie.

On trouve toujours des canaux sécréteurs dans la feuille j mais dans le Taxus, on n'en trouve que là, il n'y en a ni dans la racine, ni dans la tige.

Pour ce qui est de la tige, dans le Torreya on trouve des canaux résineux dans le parenchyme cortical, de même dans le Sapin ; dans le Ginkgo, on en trouve en outre dans la moelle; dans le Pin, outre les canaux corticaux et médullaires, on en a encore dans le bois secondaire, dans le liber secondaire chez V Araucaria.

Pour ce qui est de la racine, elle renferme un cana sécréteur central chez le Sapin; elle en renferme de nombreux dans le bois secondaire, chez le Pin, et dans le liber secondaire chez Y Araucaria,

PHANENOGAMES GYMNOSPERMES 221

Rappelons que le bois des Conifères présente des ponctuations aréolées ; le liber secondaire a souvent une structure très régulière. 11 se forme annuellement, par exemple chez le Taxus, quatre assises libériennes, une de tubes criblés, une de parenchyme libérien, une nouvelle de tubes criblés, et une de fibres libériennes. Les fibres libériennes renferment dans leurs membranes des cristaux d oxalate de chaux, les fibres de Torreya sont surtout remarquables pour cette observation.

La tige et la racine naissent aux dépens d'un groupe confus de cellules, où on ne saurait reconnaître des initiales spéciales.

c. Gnétacées.

Cette famille ne renferme que des plantes exotiques ; les trois genres Gnetum, Epbedra, Welvitschia, la composent.

Rien de particulière observer dans les étamines, les ovules sont plus intéressants. Dans le Gnetum y V ovule, à deux téguments, est enfoncé dans une dépression du carpelle ; le sac embryonnaire y naît, comme chez les Cycadées. Dans VEphedrUy l'ovule n'a qu'un tégument, le sac embryonnaire se forme comme chez les Abiétinées. L'archégone, qui possède une cellule de canal nette, a un col formé d'une rangée unique de quatre à cinq cellules. Dans le Welwitschia, le sac embryonnaire se forme comme précédemment, mais Tarchégone ne forme pas de col, ni de cellule de canal, Tendosperme est d'ailleurs très réduit ; on arrive ainsi graduellement à :e que Ton va trouver chez les Angiospermes.

L'œuf se divise en deux cellules. La cellule supérieure, qui ne se divise plus, est un suspenseur provisoire; la cel-

222 BOTANiaUE SPECIALE

Iule inférieure donne à la fois naissance à l'embryon et au suspenseur définitif; ce dernier est très long chez le Welwitscbia,

Appareil végétatif — La structure de la tige et de la racine est analogue à celle que nous avons trouvée chez les Conifères. Signalons seulement le fait de l'existence simultanée, chez VEphedra, de ponctuations aréolées et d'épaississements spirales dans les trachéides. De plus les trachéides passent aux vrais vaisseaux, par les larges ouvertures de leurs cloisons transversales. Signalons encore l'existence chez le IVelwitscbia, de cristaux d'oxalate de chaux renfermés dans la membrane épaissie des fibres libériennes.

PHANÉROGAMES ANGIOSPERMES

Ces plantes se divisent en Monocotylèdones et Dicotylédones d'après le nombre des feuilles embryonnaires. Nous n'avons pas grand'chose à dire de l'appareil reproducteur, cet appareil ayant été pris comme type dans la botanique générale. Le sac embryonnaire peut être plus ou moins superficiel, d'après l'existence ou l'absence d'une calotte; il peut parfois faire hernie hors du nucelle (Santalacées). Le développement de l'embryon se fait suivant deux types généraux. On peut prendre le premier type dans les Dicotylédones avec le Capsella burSi pasioris; le deuxième, dans les Monocotylèdones, ave l 'Àlisma plantago . '

Premier type, — L'œuf subit un certain nombre d

Ti'v

PHANEROGAMES ANGIOSPERMES 22^

cloisonnements transversaux; les cellules supérieures constituent le suspenseur \ dont la dernière cellule seule ou hypophyse entre partiellement dans la formation de Tembryon : la cellule inférieure est la cellule mère de l'embryon. Cette cellule inférieure se divise d'abord en huit octants, puis des cloisons tangentielles découpent huit celiules superficielles (dermatogène) où n'apparaissent plus ensuite que des cloisons radiales.

Les huit cellules centrales subissent bientôt un nouveau cloisonnement tangentiel ; il en résulte huit cellules externes (périblème) et huit nouvelles cellules centrales (plérôme).

Pendant ce temps, il se forme dans l'hypophyse deux cloisons en verre de montre qui continuent le dermatogène, et deux cloisons obliques, qui délimitent pour la radicelle qui apparaîtra bientôt, deux cellules de coiffe.

Le dermatogène donne Tépiderme, le périblème l'écorce, le plérôme le cylindre central, de la plantule.

Second type, — La cellule-œuf se divise en plusieurs cellules en série longitudinale, dont la dernière et une partie de celle située au-dessus donnent l'embryon.

Parfois l'embryon des Phanérogames est enveloppé dans un albumen : cet albumen, plus ou moins développé et qui peut être ^ib^rw//, amylacé, etc., est dû au cloisonnement du fioyau secondaire du sac embryonnaires. 11 y a parfois (Zingibéracées) deux albumens; l'un véritable, né dans le sac embryonnaire, Tautre appelé périsperme, " formé par les cellules du nucelle qui entourent le sac nbryonnaire.

1 On donne le nom de suspenseur à un certain nombre de cellules n'entrant dans la constitution de l'embryon et qui servent quelque temps à le irrir aux dépens de la plante mère.

arefl végétatif. — Nous l'avons étudié avec assez n dans la première partie, pour n'avoir plus à y r ici.

is avons ainsi terminé cette courte étude de l'apun du microscope à la botanique. Nous avons le donner d'abord une idée générale de l'organi-

anatomique, puis de préciser peu à peu lesconnces en entrant dans le détail des embranche- . Cette étude microscopique ne nous a pas lent servi à bien comprendre la structure des nts végétaux, connaissance pourtant déjà pré-

par elle-même, surtout si l'on songe qu'une cation rationnelle ne peut être basée que sur imie (et l'on a déjà fait des essais heureux dans 'oie); elle nous a encore montré dans tout le règne I une homogénéité qui semblait ne pas y exister imier abord. C'est ainsi que nous avons pu nous ncre que la structure de la tige, de la feuille, de le, était au fond identique dans lous tes végétaux i organes sont représentés, quel que fût l'embran- ^nt auquel ils appartinssent. Mais c'est surtout ; de l'appareil reproducteur qui nous a été utile itablir cette homogénéité. Nous avons saisi des de passage entre les Thallophytes et les Mus- , par les Floridées, entre les Muscinées et les )games vasculaires, par les Lycopodes, entre ces rs et les Gymnospermes par les Isoétées, entre mnospermes et les Angiospermes, par le ïVelwit-

Cette simple étude microscopique, et cette étude scopique seule, nous a donc permis d'arriver à les considérations philosophiques sur l'ensemble mde végétal, considérations qui rendent la science

PHANÉROGAMES ANGIOSPERME

moins aride. Qye seraient les faits, san; qu'ils nous permettent d'édifier, et qui, si pas autre chose, sont au moins la satisfac sonP Or, nous avons pu saisir les liens qui plante unicellulaire à l'Angiosperme le plu comment ne nous viendrait-il pas alors à tous les végétaux descendent d'une souci qui aurait encore ses représentants dan primitives et unkellulaires, et dont les dei dants sont représentés par les Phanérc spermes?

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