‹ Le microscope et ses applications a l'étude des végétaux et des animauxChapitre 32 sur 36 · MOLLUSQUES ET BR ACHIOPODES 5JI · texte numérisé non relu

MOLLUSQUES ET BR ACHIOPODES 5JI

Les organes des sens sont assez développés chez les Mollusques. Ce sont d'abord des yeux (qui manquent cependant chez la plupart des Lamellibranches). Chez tes Gastéropodes, leur structure est déjà assez compliquée ; on pourra les étudier sur le Colimaçon, où ils sont situés à l'extrémité des grands tentacules. Ils se composent d'une sclérotique, modifiée en avant en une cornée transparente, et tapissée d'une choroïde et d'une rétine, où l'on a reconnu l'existence de corps bâtonnoides. Derrière la cornée est un cristal sphérique ou elliptique, qui touche presque en arriére la rétine. Certains auteurs admettent cependant l'existence d'un corps vitré.

Chez les Céphalopodes, les yeux sont presque aussi parfaits queceux des Vertébrés; le cristallin est retenu par un ligament suspenseur; il présente une sorte de diaphragme qui joue le rôle d'un iris.

La rétine est fort compliquée.

Les Mollusques ont des organes d'audition, qui sont représentés par des ofocystes (fig. 107). Ce h--.o. 107. - oiocys».

sont des vésicules conjonctives, tapissées d'un épithélium cylindrique vibratile, au moins sur une partie de sa surface, et renfermant un ou plusieurs otolithes, concrétions calcaires particulières. Les otocystes reposent souvent sur les ganglions pédieux, mais, comme l'a montré Lacaze-

Duthiers, ils sont toujours en connexion par un mince filet nerveux avec les cérébroïdes.

Les Mollusques, les Gastéropodes du moins, ont encore des organes probablement olfactifs. Les grands tentacules renferment, à côté du nerf optique, un nerf spécial, terminé par un renflement ganglionnaire, d*où partent* de nombreuses fibrilles qui vont se terminer dans des cellules spéciales en bâtonnets.

Le tact s'exerce au moyen de cellules à prolongements filiformes, qui se trouvent disséminées au milieu des cellules épithéliales, spécialement en certains points de la surface du corps (petits tentacules des Gastéropodes).

Nous ne dirons pas grand'chose de l'appareil digestif. Rappelons seulement que certains Gastéropodes ont une langue revêtue d'une garniture d'épines chitineuses (radula)y dont la disposition est un bon élément de classification. Un mot aussi sur les granules de carbonate de chaux, que l'on trouve surtout en été dans les cellules de la glande digestive (foie des auteurs); ces granules sont des réserves pour la formation de la coquille.

La respiration se fait ordinairement par des branchies. Ces branchies sont formées de filaments soutenus par un squelette chitineux. Leur surface extérieure est tapissée d'un épithélium vibratile, très commode pour l'étude des mouvements des cils vibratiles. En effet, les cellules de cet épithélium, même détachées et isolées, présentent pendant plusieurs heures les mouvements des cils.

L'excrétion se fait par un organe spécial, organe de Bojanus, soit pair (LamelHbranches), soit impair (Gastéropodes); c'est un organe glanduleux, dans lequel l'examen microscopique permet de reconnaître des cris-

MOLLUSaUES ET BRACHIOPODES y^}

taux d'urates, qui indiquent son rôle comme organe urinaire.

Les sexes sont séparés ou réunis. Les ovules n'ont rien de remarquable; les Spermatozoïdes sont parfois réunis en un spermatophore (Céphalopodes).

Le développement est rarement direct : le plus souvent ranimai traverse des formes larvaires particulières; nous

FiG. 108. — Larve de Gastéropode : A, B, C, stades successifs.

représentons (fig. 108) une larve de Gastéropode, caractérisée par le lobe cilié, vélum, qu'elle présente près de la bouche (v).

h. Brachiopodes.

Ce. petit groupe est souvent rattaché aux Mollusques ; il s'en distingue par ce fait que les valves de la coquille, au lieu d'être latérales, sont dorsale et ventrale. Il y a d'autres différences anatomiques, sur lesquelles nous n'avons pas ici à insister.

La structure intime de la coquille est bien différente de celle de la coquille des Mollusques; on y distingue trois couches : 1® une cuticule homogène, 2® une couche granuleuse très mince et calcifiée ; 3** une couche pris-

matique également calcifiée, et qui est traversée de canaux fins; ces canaux servent à loger des prolongements tubulaires particuliers du manteau.

Une autre étude qu'on pourra faire est celle des bras. Ce sont des tubes de tissu conjonctif, tapissés en dedans et en dehors par un épithélium pavimenteux et qui présentent deux bourrelets, un de chaque côté. Les bourrelets sont creusés eux-mêmes d'un canal, qui donne des prolongements dans des cirres tubuleux attachés sur ce bourrelet. La cavité des cirres est traversée par de petits faisceaux musculaires qui servent à leur mouvement; leur extérieur est tapissé d'un épithélium vibratile ; ils sont soutenus par un squelette chitineux renfermant quelques spicules calcaires.

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