CHAPITRE IV
ÇONSERVATION DU MICROSCOPE.
Le microscope est un instrument délicat et dont il faut prendre grand soin si l’on veut qu’il garde sa valeur primitive. Nous croyons donc utile de dire quelques mots à ce sujet.
On conservera l’instrument sous une cloche de verre. De cette façon, il sera à l’abri de la poussière, qui pénètre dans les boîtes les mieux faites, et il sera toujours sous la main et prêt pour les observations. En outre, il est impossible d’ôter et de remettre fréquemment l’instrument dans sa boîte sans lui faire subir, soit quelques petits chocs, soit parfois une position un peu forcée, ce qui au bout de quelque temps amène inévitablement le décentrage.
Les lentilles étant la partie essentielle du microscope, on en prendra le plus grand soin. Si elles sont couvertes de poussière, on enlèvera celle-ci soigneusement au moyen d’un pinceau bien propre et préalablement débarrassé de toute graisse par un lavage à l’éther.
C’est une excellente précaution que d’épousseter les lentilles chaque fois qu’on les met de côté après s’en être servi.
Si quelque humidité ou quelque impureté s’était attachée aux lentilles, on les essuierait délicatement avec un linge fin à demi usé. La peau de chamois, qu’on emploie parfois à cet usage, ne vaut rien à cause de la graisse dont on ne parvient jamais à la débarrasser complètement.
Il ne faut jamais employer des réactifs sans faire usage d’un couvreobjet, et il faut toujours s’assurer si le liquide ne mouille pas l’objectif qui pourrait être terni et se corroder. Si pareille chose arrive, il faut de suite laver la lentille avec de l’eau distillée et l’essuyer soigneusement. De même en risque de gâter la lentille inférieure des objectifs à immersion si on néglige de l’essuyer avant de la mettre de côté.
Les objectifs homogènes se nettoyent à l’aide d’un linge mouillé de benzine.
Il faut aussi en général préserver le microscope de toute espèce