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CONSERVATION DU MICROSCOPE

de vapeur. Si le corps du microscope glisse difficilement, on l’humectera soit avec l’haleine, soit avec un peu de salive et on l’essuiera de suite avec un linge en frottant vivement. On en fera autant pour le tube dans lequel glisse le corps de l’instrument.

Un point important, c’est de ne jamais mettre l’instrument de côté en y laissant un objectif sans y laisser en même temps un oculaire ; faute de cette précaution, des grains de poussière pénètrent, quoiqu’on fasse, dans le tube et vont se poser sur la lentille supérieure, ce qui force à la nettoyer ; or, on sait que plus on doit avoir recours au nettoyage, plus on s’expose à détériorer les lentilles.

Enfin une dernière recommandation. Que la température de l’appartement ne soit ni trop chaude, ni trop froide : qu’elle ne dépasse pas, autant que possible, 20 à 3o degrés au-dessus, ni i à 2 degrés au-dessous du point de glace, afin que les variations de température ne puissent altérer le baume de Canada qui relie les lentilles de l’objectif. Il faut en tout cas préserver l’instrument des variations brusques de température qui sont bien plus nuisibles que les variations lentes.

Les objectifs apochromatiques demandent des soins spéciaux. Plusieurs des verres, qui entrent dans leur composition, sont très tendres et très attaquables. MM. Zeiss déconseillent leur emploi dans les régions tropicales ; il faut donc les préserver de toute vapeur quelque peu caustique ou acide qu’elle soit. Il faut aussi, surtout avec le 1.6, éviter tout frottement, car, le flint est rayé très facilement.

En nettoyant une lentille il faut toujours frotter en cercle, une raie produite parallèlement à la circonférence est moins grave qu’en travers de la lentille.

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