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LES DÉFAUTS DE L’ŒIL

n'indiquent point une maladie de l’œil comme on se l’imagine souvent.

Des grains de poussière adhèrent souvent aux lames des porte-objets de même qu’aux objectifs et aux oculaires. Avec quelque attention ils ne peuvent pas occasionner d’erreurs. On reconnaîtra facilement l’endroit où ils se trouvent en faisant tourner l’oculaire sur son axe et en mouvant le porte-objet. Des grains de poussière sur les lentilles de l’objectif rendent l’image trouble.

Lorsqu’on examine sous le microscope un liquide contenant des corpuscules très ténus, on voit ceux-ci changer de place comme si c’étaient des objets animés.

En observant le mouvement avec beaucoup d’attention, l’on voit bientôt qu’il se réduit à une espèce d’oscillation des corpuscules. Ces déplacements qui sont un phénomène d’attraction moléculaire ont été désignés sous le nom de mouvement moléculaire ou mouvement Brownien.

§ 3. — J.^ES DÉFAUTS DE l’ŒIL.

L' astigmatisme. L’œil humain est rarement parfait, peut être même ne l’est-il jamais. Le défaut principal et dont il est toujours plus ou moins entaché, se nomme Astigmatisme et qui est occasionné, le plus souvent, par la courbure inégale des différents méridiens de la cornée.

Si l’on regarde d’un seul œil (en tenant la main devant l’autre) la figure ci-contre (fig. 186) tenue à la distance de la vision normale, on verra alors que les lignes noires ne sont ni également noires ni également nettes partout : une certaine partie paraîtra grise et plus ou moins diffuse et cette partie diffuse ne sera proba- Fig. 186. blement pas la même pour chacun des yeux.

Il sera bon d’examiner l’œil dont on se sert pour les observations et de placer dans la direction où les lignes paraissent le plus nettement, les détails fins (p. ex. les stries des diatomées) que l’on aura à étudier.

Nous eûmes, il y a quelques années, une occasion d’observer l’influence énorme c^ue peut exercer l’astigmatisme sur la vision des fins détails. A maintes reprises nous avions essayé de montrer les stries transversales de VAmphipleura à un diatomiste très compétent et très habile. Toujours il nous déniait l’existence des stries que nous voyions d’une façon parfaite.

Il nous vint alors à l’idée que l’astigmatisme devait jouer son rôle dans cette affaire et l’examen de ses yeux vint confirmer notre croyance : l’œil de notre ami était fortement déformé dans le sens où la valve était placée. Il nous suffit de faire décrire un quart de tour à la diatomée pour que les lignes apparussent avec la plus grande netteté à notre observateur.

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