pu GROSSISSEMENT
C’est une erreur généralement accréditée parmi les personnes étran • gères aux observations microscopiques, que l’on voit d’autant mieux que le grossissement employé est plus considérable. C’est là une idée entièrement fausse et la plupart des observations, surtout celles d’anatomie végétale, se font à des grossissements de 5o à 200 diamètres. Pour l’étude des diatomées nous employons habituellement un grossissement de 400 à 1000 fois, donné par un objectif apochromatique à sec de o,q5 N. A. pour l’étude courante et d’une ouverture numérique de 1 .4 pour l’étude approfondie. Ce sont donc les oculaires compensateurs 4,8 et 12 que nous employons habituellement. Les grossissements plus forts ne s’emploient que rarement et seulement pour l’étude des petites formes ou pour élucider quelques détails. Quelle que soit l’observation à faire, il faut toujours commencer par étudier l’ensemble d’un objet à un faible grossissement. On passe ensuite successivement à des grossissements de plus en plus forts, mais seulement quand la nécessité en est démontrée.
4. — J^ÈGLES HYGIÉNIQUES A OBSERVER DANS LES RECHERCHES MICROSCOPIQUES.
L’on entend dire très souvent que les recherches microscopiques nuisent à la vue. Il n’en est absolument rien. Sans parler ici de Leuwenhoeck qui, à l’âge de quatre-vingt-dix ans, faisait encore des observations et ce à l’aide de microscopes simples, grossiers et fatigants, nous pouvons citer Schflcht et Harting, qui tous deux