JVIesure des objets microscopiques
Divers mo)’'ens sont employés pour mesurer la grandeur des objets vus au microscope ; nous ne parlerons ici que du plus facile et qui est le plus généralement employé, c’est-à-dire de la mensuration par le micromètre oculaire dont nous avons déjà fait mention.
Le constructeur livre généralement, en même temps que le micromètre oculaire, une table indiquant les rapports de l’oculaire, avec les divers systèmes. On peut au besoin construire facilement soi-mème une table pareille. Pour ce faire, il ne s’agit que de placer sur la platine un millimètre divisé en cent parties et de voir combien il il faut de divisions du micromètre oculaire (dont les divisions sont des dixièmes de millimètre) pour une division du micromètre objectif.
Si par exemple deux divisions du micromètre objectif (igo® de millimètre) correspondent à 12, 5 divisions du micromètre oculaire, on aura pour valeur d’une division du micromètre oculaire
= 0,0016 de millimètre.
Le rapport étant trouvé, il ne s’agit plus, pour calculer la grandeur réelle d’un objet, que de s’assurer du nombre de divisions du micromètre oculaire qu’il occupe, et de multiplier ce nombre par le chiffre qui exprime le rapport de l’oculaire avec l’objectif employé. Ainsi un objet occupant six divisions et le rapport étant 0,002, on aura
c’est-à-dire que l’objet examiné sera égal à douze millièmes de millimètre.
Quelque simple et facile que soit le petit calcul dont nous venons de parler, il ne laisse pas d’être fastidieux quand on a un très grand nombre de mensurations à faire, comme c’est, par exemple, le cas