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MOUCHES VOLANTES

§ s. — JMouches volantes, impureté des verres-

Les observateurs voient fréquemment, surtout quand on se sert d’une lumière vive et artificielle, des tramées de points obscurs, souvent semblables à des rangées de perles enfilées, (fig. i85) qui viennent se fixer opiniâtrement sur l’objet que l’on étudie. C’est ce que l’on appelle les mouches volantes, et ces images sont produites par des filaments ou des corpuscules placés dans le corps vitré de l’œil et dont l’ombre est projetée sur la rétine. L’existence dans l’œil de ces corps est démontrée par les recherches faites en commun par MM. Harting et Schroeder Van der Kolk. Il est probable que personne n’est exempt de mouches volantes et elles n’ont rien qui doive inquiéter.

L’expérience nous a prouvé que l’usage du microscope ne les augmente pas, car les mouches qui nous ennuient parfois aujourd’hui sont les mêmes que nous apercevions il y a quinze ou vingt ans. Elles n’ont point augmenté et le dessin que nous en fîmes dans le temps les montre à peu de chose près comme nous les voyons actuellement.

Q © Les mouches volantes sont plus visibles

et plus tenaces un jour que l’autre ; une vive lumière ou une fatigue physique les rendent plus apparentes. Nous apercevons parfois ces mouches à la lumière ordinaire, en regardant le ciel ou une surface fortement éclairée telle que la terre couverte de neige. D’autres fois, malgré les recherches les plus fatigantes sur les diatomées, nous restons des semaines entières sans nous apercevoir de leur existence.

Il y a une vingtaine d’années, après des observations prolongées du disque solaire, nous eûmes une congestion de la rétine et des mouches volantes tellement abondantes Fig- i85. que, pendant tout un temps, nous ne pûmes

nous livrer à une observation sérieuse. M. Harting nous conseilla d’adapter un oculaire coudé au microscope, afin que les corpuscules s’éloignassent de l’axe de l’œil et ne gênassent pas la vision.

Ce moyen nous réussit parfaitement, et nous le conseillons à quiconque se trouverait dans le même cas.

Ce qu’il y a de mieux à faire lorsqu’on est trop ennuyé par les mouches volantes, c’est de suspendre les observations. Quelques instants de repos suffisent quelquefois pour que tout rentre dans l’ordre.

Nous répétons donc qu’il ne faut point s’inquiéter des mouches volantes, elles ne sont point produites par l’usage du microscope et elles

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