CHAPITRE IX
low ou jaune de ohrôme pour le jaune orange; le vertémeraude et le vert-de-gris pour le vert; le blanc de Nottingham et le blanc de Cremnitz pour le blanc; quant à la couleur bleue, il l’obtient par un mélange de blanc de Cremnitz {Cremnitz- White) et de bleu de Prusse. Toutes ces couleurs sont chères, à la vérité; mais, par contre, aussi elles ont une finesse que nous - môme nous ne pourrions obtenir. On doit donc les signaler, comme matières colorantes de premier ordre, dans toutes les injections opaques.
Lorsqu’on se sert de la colle comme matière coagulante, les couleurs rouges, jaunes et blanches sont le plus habituellement employées.
a) Matière rouge. Vermillon.
C’est le vermillon qui est usité le plus ordinairement pour cette teinte. On choisit du vermillon extrêmement fin; on en met une très-petite quantité à la fois dans un mortier, et on le broie avec le plus grand soin en y ajoutant, de temps en temps, un peu d’eau. On procède de même dans les opérations suivantes. Un peu de carmin, mêlé au vermillon et broyé en même temps, rend la couleur plus vive; ensuite on incorpore peu à peu, et en remuant avec soin, la matière colorante dans la solution chaude de colle.
En général, les commençants commettent très-souvent la faute d’employer trop peu de vermillon. Il en résulte une matière qui laisse voir plus tard, dans les vaisseaux, des grains de couleur isolés et disséminés. Une bonne injection avec le vermillon doit surtout posséder une nuance uniforme, semblable au rouge du corail. Le vermillon a, par sa grande pesanteur, la propriété désagréable de se précipiter au fond des solutions de colle;
c’est pourquoi il ne faut jamais négliger de remuer la masse avant de l’employer.
On évitera de faire usage de toutes les autres sortes de matières colorantes qui se trouvent dans le commerce, à moins qu’on ne puisse les confier à un broyeur de profession, attendu qu’il serait impossible d’arriver à la finesse nécessaire. On y parviendrait bien mieux sans broyage et en recueillant les précipités qui se formeraient dans des solutions très-étendues.
b) Couleur jaune. Jaune de chrôme.
Nous considérons cette matière colorante comme la meilleure et la plus facile à manier parmi les couleurs opaques. Pour se procurer un beau jaune de chrôme, on dissoudra, dans 60 grammes d’eau, 36 parties en poids d’acétate neutre de plomb et 15 parties de chromate rouge de potasse dans une partie égale de liquide. En mélangeant les substances soigneusement, et de préférence dans une éprouvette en verre, on obtient un chromate de plomb à poussière très-fine , qui se dépose peu à peu au fond du vase. Ce précipité est lavé avec de l’eau distillée, et versé dans la solution chaude de colle, ayant la consistance d’une manière mucilagineuse épaisse.
Harting (dans son ouvrage sur le microscope, p. 42) donne la recette suivante, recette que nous avons trouvée nous -même très-avantageuse : On dissout 125 grammes d’acétate de plomb (sucre de Saturne) dans une quantité d’eau suffisante pour que le tout forme un poids de 500 grammes; on dissout ensuite 64 grammes de chromate de potasse dans de l’eau en assez grande quantité, de manière à avoir une solution du poids de 1,000 grammes. Pour préparer une injection, on prend 1 partie de la solution de sucre de Saturne, 2 parties de la solution de