CHAPITRE IX
tigue. On obtient de beaux résultats en traitant par ce procédé les vaisseaux lymphatiques, ainsi que les conduits glandulaires (reins, foie).
On peut se servir, pour ces sortes d’injections, tout
simplement d’un tube en verre gradué et qui ne soit pas trop étroit (üg. 54, 6); le tube est maintenu par un support (o).
On fixe à l’extrémité inférieure de ce tube un petit tuyau en caoutchouc (c) dont on ferme l’orifice inférieur, en y adaptant un tuyau métallique pouvant être fermé, à son tour, à l’aide d’un robinet (fig. 54, d , 55); ce tuyau s’ajuste exactement à l’orifice de la canule d’un appareil ordinaire à injection. Conformément à l’instruction qui sera donnée plus tard, la canule devra être fortement liée dans le conduit de l’organe qu’on veut injecter. On placera l’organe dans le voisinage du tube en verre bien fixé dans une position verticale et rempli jusqu’à une certaine hauteur. Le tout étant convenablement disposé, on introduit l’orifice du tuyau métallique , fermé jusqu’alors
vig. m. Appareil «impie à injoc- par j e ro i)inet, dans l’ouverture
tiou avec un tube en verre. * 7
de la canule, et on l’y fixe soli-
dement; ensuite on ouvre le robinet.
En versant de nouveaux liquides , on conserve la même
force de pression, ou on l’augmente, selon les besoins. Ce mécanisme peut être abandonné à lui-même pendant plusieurs heures et même pendant toute une journée.
Si on désire recourir à la force de pression d’une colonne de mercure, on pourra employer l’appareil facile à construire, représenté figure 56 (demi-grandeur). Un tube de verre,
gradué, vertical et s’élargissant vers sa partie
, . . , \ Fi &- «• Fe ‘ s * supérieure en forme de petit entonnoir (e), tuyautermi-
' naL avec j*o*
pénètre au travers d’un bouchon en caout- binet. chouc, percé de deux trous, dans une bouteille de verre (a) hermétiquement fermée dont il touche presque le fond. Un second tube, coudé et dirigé à angle ouvert de haut en bas (/), passe dans le deuxième trou ; l’extrémité qui pénètre dans la bouteille est verticale et ne dépasse pas la partie inférieure du bouchon. Un tuyau en caoutchouc ( g ), solidement fixé, fait suite au tube de verre recourbé ; on introduit dans l’orifice libre du tuyau en caoutchouc le tuyau métallique (h) muni d’un robinet, en ayant soin de le fixer solidement. Celui-ci reçoit, à son tour, la canule (i), comme cela vient d’être dit.
Au-dessus de l’orifice en (e), entonnoir du premier tube, vient se placer, porté sur un support (fc), un petit entonnoir en verre (/), prolongé, à sa partie inférieure, par un tuyau en caoutchouc (m); dans l’orifice inférieur de ce prolongement, est placé et solidement fixé un petit tube de verre (n), très -effilé. Ce petit appareil sert à l’introduction du mercure; son tuyau de caoutchouc est muni d’un robinet à compression (o) ou, mieux encore, de vis à compression.
Pour se servir de cet instrument, on remplit d’abord de mercure le fond du vase en verre (d) ; ensuite , le robinet du tube de sortie étant ouvert, on remplit le reste