‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 122 sur 156 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

jusqu’en haut avec le liquide à injection. Après cela, on replace le bouchon avec les deux tubes, et on ferme l’orifice en entonnoir du tube de verre vertical en y posant le pouce. On aura soin que l’extrémité inférieure de ce tube plonge au-dessous de la surface du mercure. Si, dans ces conditions, on verse du mercure dans l’ouver-

ture en entonnoir, le tube coudé se remplira aussitôt de liquide à injection qu’on verra affluer, sans présenter de bulles d’air, vers le petit tuyau métallique. On fermera alors le robinet et on fixera, avec précaution et solide-

ment, l’extrémité du tube dans l’ouverture de la canule. En ouvrant le robinet pour la seconde fois, on verra le liquide colorant pénétrer dans l’organe, et la colonne mercurielle du tube vertical baissera rapidement. On fera remonter la colonne à telle hauteur qu’on voudra, en versant de nouvelles quantités de mercure, soit 20, 30, 40 millimètres. (Pour beaucoup d’organes, on porte cette élévation au double et à plus encore. Au moyen du robinet à compression, on règle facilement l’afflux du mercure, de manière à conserver toujours la même force de pression 1 .) Lorsque enfin la colonne mercurielle cesse de baisser, on peut, selon les circonstances, arrêter l’injection ou bien passer avec précaution à une force de pression plus considérable.

Il n’est pas nécessaire de faire observer que les mélanges liquides froids conviennent parfaitement bien dans ce cas. Les solutions aqueuses de bleu de Prusse ou le mélange de Richardson sont les meilleurs. Cependant tout l’appareil ci-dessus décrit peut très-bien fonctionner, dans un vase de fer-blanc, à l’aide d’eau chaude, et servir à faire des injections avec des solutions de colle.

Nous allons passer au procédé le plus répandu, l’emploi de la seringue.

Les petites seringues à injection (fig. 57, 1), en melchior, qu’on se procure à des prix très-minimes, à Paris, chez Charrière ou chez Lüer, auxquelles on ajoute une demi-douzaine de canules de dimensions différentes (2, 3), suffisent largement et pourront servir pendant des années, si on les soigne d’une manière convenable. Il

1. S’il importe d'employer des forces de pression faibles et bien déterminées, on trouvera un grand avantage A couder quatre fois, et à angles droits , le tube à entonnoir, de manière qu’en dehors du vase il s’abaisse audessous du prolongement du niveau mercuriel, pour remonter ensuite, à peu près comme le fait un manomètre. (Mac-Gillavry.)

Page 1