‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 123 sur 156 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

suffira de graisser, de temps en temps, le piston avec un peu de suif pour conserver un frottement doux et facile , ce qui est absolument nécessaire. On nettoiera aussi la

seringue, toutes les fois qu’on sence de térébenthine, avec

s’en sera servi , avec de l’esde la colle chaude ou bien tout simplement avec de l’eau froide; cela étant fait, la seringue sera suspendue par l’anneau du piston , pour que l’eau puisse s’en échapper goutte à goutte. Arrive-t-il, après un long intervalle, que le caoutchouc du piston ne ferme plus exactement le tuyau? on démonte le piston pour le placer, une demi -journée ou même une journée entière, dans de l’eau. Un gonflement suffisant se sera opéré, puis le piston, étant imprégné de suif, sera de nouveau propre à fonctionner. Les préparations résineuses ont l’inconvénient d’exiger plus de

Fig. 57. Seringue 4 injection, 1. a, tube à rebords saillants, b et c (servant à maintenir), et couvercle mobile, /; d, piston avec 6on anneau e; g, orifice de la seringue, enveloppé d’un fil de soie. 2 et 3 , canules très-fines.

temps pour le nettoyage de la seringue. Les canules aussi devront être nettoyées avec de J’ eau

toutes les fois qu’on s’en sera servi; ensuite, pour les sécher, on les placera sur un plateau chaud. On n’a aucune précaution à prendre pour conserver ouverts de

petits tubes qui ont un calibre assez fort; mais il est bon d’introduire dans les tubes à calibre très-fin des fils d’argent bien minces, toutes les fois qu’on les aura nettoyés, attendu qu’en négligeant cette précaution, on s’expose à voir ces petits conduits bientôt bouchés, parce qu’ils se couvrent d’une rouille que tous les efforts possibles ne parviennent pas à enlever. L’observateur qui fait de fréquentes injections doit se procurer plusieurs de ces seringues. Lorsqu’on se propose de porter les injections dans une grande étendue de vaisseaux, il est utile d’en avoir une contenant à peu près le double des petites, attendu qu’il est désagréable d’être obligé d’enlever la seringue et de la rajuster une deuxième fois, ce qui souvent est pour les commençants l'occasion d’accidents fâcheux.

Les petites canules n’ont besoin d’aucune pièce latérale pour être maintenues; il suffit que le rebord en soit dentelé. 11 est bon d’en avoir au moins une douzaine, lorsqu’on se livre à un travail continu; il vaudrait encore mieux en posséder davantage et de calibres très-variés, depuis celui d’environ 2 millimètres jusqu’à la capillarité la plus line. Celles dont nous nous servons pour les calibres forts sont en melchior; les plus déliées sont en fer battu, ce qui en rend l’usage très-précaire.

Les autres accessoires consistent en fil de soie bien ciré de différentes sortes, en aiguilles courbées et droites, en paires de ciseaux fins et en petites pinces ordinaires. Il est commode aussi d’avoir à sa disposition de petites pinces à ligature pour des cas imprévus. Ces préparatifs et de l’eau froide suffisent lorsqu’il s’agit d’injections à mélanges liquides et froids. Quant aux injections à la colle, il faut avoir, en outre, une chaudière avec de l’eau chaude, un double bain froid, des capsules en cuivre profondes, remplies d’eau chaude qu’on maintient à une

Page 1