CHAPITRE PREMIER
goureuse, tandis que l’autre est employé pour opérer les mouvements les plus délicats et les plus précis. Une semblable construction mérite naturellement la préférence. Les mouvements ordinaires sont produits par un système de rappel, ou bien on fait glisser à la main, et autant qu’il est nécessaire, le tube du microscope dans l’anneau qui l'entoure, ce qui suffit, et l’on peut dire que ce mécanisme, vu sa simplicité, est le plus pratique. Afin d’arriver à toute la précision possible dans la position de l’objectif, on a recours à une vis dite micrométrique, travaillée avec soin, vis qu’un observateur habile ne quitte pas tant que durent les expériences délicates et lorsque l’on emploie de puissants objectifs.
On se sert de la lumière directe pour éclairer l’objet, mais rarement et seulement avec des objectifs faibles. Une plus grande lumière est- elle nécessaire, on l’obtient à l’aide d’une lentille convergente , mobile, à grand foyer (fig. 17, a), fixée sur un pied (dbc ) , ou placée dans un anneau au-dessus du tube du microscope.
L’éclairage le plus habituel se fait au moyen de la lumière transmise, qui, reçue par un miroir situé sous la platine (fig. 16, S), est réfléchie à travers son ouverture sur l’objet (P).
Le miroir doit être fixé à la monture de manière à pouvoir se mouvoir en tous sens. La disposition adoptée dans beaucoup de petits instruments, où le miroir ne peut être mis en mouvement qu’autour de son axé horizontal, est très-incomplète. Les petits microscopes n’ont qu’un miroir concave qui réfléchit, en les faisant converger vers l’ouverture de la platine (bb ) ,
Fig. 17. Lentille servant à éclairer.
les rayons lumineux (aa) qui tombent sur sa surface. Les grands instruments possèdent un miroir dont une face est concave, tandis que l’autre est plane. Cette dernière face donne un éclairage moins intense que la première ; c’est pour cette raison qu’on ne l’emploie que dans les grossissements faibles.
Un éclairage bien conditionné est d’un puissant secours dans les travaux microscopiques et ne saurait s’obtenir uniquement par les dispositions indiquées jusqu’à présent. Des appareils particuliers sont indispensables à cet effet. Dans beaucoup de recherches, entre autres dans celles sur des objets déliés et à contours fins, la lumière réfléchie à travers l’ouverture de la platine donnerait un éclairage beaucoup trop vif. Il faut donc écarter une partie des rayons. On atteint ce but en diminuant l’ouverture de la platine par l’emploi d’écrans ou, comme on les appelle, de diaphragmes. Il existe deux formes de diaphragmes : le diaphragme tournant et le diaphragme cylindrique. Le diaphragme tournant (fîg. 18, a) a une forme circulaire. Il est assujetti au-dessous de la platine au moyen d’une vis à tête et percé d’une série d’ouvertures rondes (à l’exception de la plus grande), dont le diamètre , de plus en plus petit, rétrécit l’ouverture de la platine. Lesphts petits trous sont employés avec les plus forts grossissements.
Les diaphragmes cylindriques sont des tubes portant à leur extrémité supérieure un disque circulaire percé d’une ouverture plus ou moins grande (fig. 18, b, c). On les place dans l’ouverture de la platine, soit d’une manière immédiate, soit entourés d’un anneau. S’ils sont appelés à développer toute leur puissance, on doit pouvoir les élever ou les abaisser par un mécanisme quelconque.
Ces deux dispositions remplissent également le but proposé ; cependant le diaphragme cylindrique mérite la préférence , attendu qu’on obtient à l’aide de ce dernier des