CHAPITRE II
On se sert ordinairement, pour cela, d’un prisme en verre. Le prisme simple à dessin est fixé à un anneau posé sur le tube du microscope, au-dessus de l’oculaire. Il est nécessaire qu’il soit mobile, afin de pouvoir être rapproché ou éloigné de l’oculaire. Un pupitre à dessin, ayant à peu près la forme d’un pupitre à musique, placé devant le microscope, supporte le papier.
Avec nos instruments verticaux, il est plus avantageux d’employer la caméra lucida de Chevalier et d’Oberhâuser que le prisme en verre; à la vérité, elle est un peu plus chère et coûte de 30 à 50 fr. Elle se compose d’un oculaire compliqué, pourvu de deux prismes, et produit une image complètement renversée. La figure 28 peut aisément nous faire concevoir la construction de cet instrument. Un tube brisé à angle droit A porte le prisme en d. Devant le tube se trouve l’oculaire B avec la lentille collective f et la lentille e. A quelque distance de la lentille est posé le petit prisme en verre C, entouré d’un cercle noir en métal. La marche des rayons lumineux est sensible. Ils arrivent, par le prisme extérieur, à l’œil de l’observateur dont le regard passe à côté de ce petit prisme, traverse l’ouverture du cercle, va tomber sur un papier placé au-dessous, et là aperçoit l’image microscopique dont il est facile de suivre les contours avec un crayon.
On remplace l’oculaire par la caméra lucida que l’on fixe au tube du microscope avec la vis c. On doit régler l’éclairage avec beaucoup de soin, quand on veut voir nettement la pointe du crayon, ce qui est indispensable. Un écran en carton noir placé devant le papier à dessin est d’un bon effet.
Il faut attacher une grande importance à la distance où l’image se produit, distance qui est en même temps celle du papier. L’image sera d’autant plus grande que le
papier sera plus éloigné de l’instrument. Il faudrait adopter comme règle de placer le papier tout au plus, à la
même hauteur que la platine, et à côté, c’est-à-dire à 25 centimètres de distance. On peut utilement raccourcir le tube jusqu’à un certain point déterminé. En effet, après avoir mesuré le degré de grossissement obtenu à l’aide de l’objectif et de la caméra lucida, on arrive, en raccourcissant le tube du microscope et en élevant la table à dessin, à des chiffres ronds, résultat, dans tous les cas, avantageux. Du reste, il serait difficile d’employer avec profit la caméra lucida autrement que pour dessiner. (Si l’on veut adapter le tube coudé à angle droit de cette chambre claire , munie de son prisme , au microscope horizontal, ce qui, à la vérité, occasionne une perte de lumière, il suffit d’enlever à la caméra lucida son propre oculaire, et de le remplacer par un oculaire ordinaire.)
Le degré de grossissement sera toujours indiqué, à