‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 38 sur 156 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

tement l’ébauche et la forme des corps, et de la seconde, l’appréciation des structures délicates.

1. La puissance de définition d’un objectif est subordonnée à la correction parfaite des aberrations sphériques et chromatiques. Tous les objectifs de nos jours doivent posséder à un degré convenable une pareille correction, quel que soit l’usage auquel on les destine. Des objectifs avec un faible angle d’ouverture donnent une bonne définition plus facilement que ceux dont l’angle est plus grand, car une augmentation considérable de l’ouverture nuit à la puissance de définition. Une certaine habitude est indispensable pour reconnaître un objectif qui définit bien. Les

\ contours de l’image qu’ils présentent paraissent très-fins I et très-vifs; des objets placés les uns à côté des autres ; et ceux placés les uns au-dessus des autres, occupant le même plan optique, laissent voir distinctement leurs contours, et on s’oriente facilement; toute l’image, ressemblant à une bonne gravure ou à une impression avec des lettres bien accentuées, l’ensemble enfin a quelque chose de net et d’élégant. Il suffit, pour constater l’effet contraire, de recourir à un fort oculaire. Alors les contours deviendront épais, incorrects; la netteté de l’image diminuera singulièrement sur tous les points ; l’aspect général sera celui d’une impression dont les lettres sont courtes, incertaines. C’est justement cette finesse et cette élégance de l’image qui séduisent d’abord en faveur d’un objectif définissant bien, tandis qu’un objectif doué d’une forte puissance de pénétration donne habituellement des images plus pâles, plus laiteuses et ne permet d’apprécier ses grands avantages qu’au vrai connaisseur.

C’est une chose capitale pour tout microscope destiné à des travaux scientifiques que de posséder, autant que possible, des objectifs définissant bien.

Page 1