‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 43 sur 156 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

M. Bourgogne, de Paris) sont très-difficiles, et leur résolution devient pour le microscope une rude épreuve. Reinicke {Microscopie nouvelle, 3 vol. Dresde, 1863) a indiqué le frustulia saxonica, monté dans du baume de Canada, comme étant aussi un test fort délicat. Les lignes transversales n’en sont pas très-serrées, mais elles sont trèsdélicates et très-difficiles à apercevoir. A la dernière Exposition universelle de l’industrie, à Londres, on s’est servi du navicula Amicii, placé dans le baume de Canada, pour test-objet. Ses lignes longues se manifestent sans beaucoup de difficulté ; mais celles placées en travers sont, au contraire, si déliées, si fines 1 , que je suis obligé de considérer la résolution du spécimen (préparé par Bourgogne) comme plus difficile que celle du surirclla gemma et du grammatophora. Bailey a, de plus, recommandé l’ hyalodiscus subtilis.

Le pleurosigma angulalum (fig. 38) est un excellent test pour apprécier la valeur résolutive d’objectifs puissants ou de force moyenne, avec la lumière oblique. Remarquons toutefois que ses stries doivent se montrer de la façon la plus nette avec un bon objectif à immersion et sous l’influence du simple éclairage central. Avec l’éclairage oblique, ce test-objet n’a plus de valeur pour les objectifs à immersion.

En examinant d’abord attentivement l’enve- Fig. 38. pieu- loppe du pleurosigma angulalum avec des objecgViat’ùm. "" tifs faibles, on la trouve unie et sans stries.

Mais si l’on a recours ensuite à l’éclairage oblique, à des objectifs plus puissants, il arrive un moment où l’on voit briller un système de lignes dont les unes se

1. Je suis redevable de cetle notice à une lettre de M. Hartnack.

ESSAI I>U MICROSCOPE

croisent transversalement sur l’enveloppe, tandis que d’autres ont une direction oblique. Parmi ces lignes, les unes apparaîtront quelquefois plus nettement que les autres, suivant la façon dont la lumière oblique traversera l’enveloppe.

Enfin, en continuant les recherches, elles se dessinent d’une manière très-prononcée, et, avec des conditions favorables d’éclairage, on parvient à les voir toutes les trois (les deux obliques se coupant à angles de presque 60®, et non de 53°) en même temps et avec une extrême netteté; car elles sont, suivant moi, dans le même plan. Or, les stries ont l’apparence de lignes parfaitement droites.

Mais si l’on emploie l’éclairage central et un objectif à immersion, on voit que les lignes circonscrivent de petits espaces hexagonaux (aréoles) très-gracieux et fort resserrés (fig. 39). Ceux-ci, selon qu’on change la position focale, pa- gr * phie ‘ raissent tantôt sombres, avec des contours clairs (fig. 40), tantôt clairs , avec des contours sombres (fig. 39). C’est un fait positif. Mais ici se présente une question difficile et qui n’a pas encore été tranchée avec une entière certitude : les petits espaces ou les aréoles sont-ils concaves et leurs contours en relief; ou bien, au contraire, les bords

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Fig. 40. Aréoles dn Vlcnroûgma ctngulatum.

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