CHAPITRE IV
forment-ils des sillons et les espaces des saillies ? Des observateurs distingués ont soutenu les deux propositions. En ce qui me concerne, je regarde la dépression comme probable , et l’apparition sombre de l’espace comme l’état véritable. Récemment, M. Schultze a émis la même opinion , à l’occasion de certaines règles établies par Welcker. (Voy. ci-dessous.) Mais ce n’est pas ici le lieu d’entrer dans de plus amples considérations à ce sujet.
Un bon objectif, qui grossit de 80 à 100 fois, doit laisser voir clairement, avec un éclairage oblique, les trois combinaisons de lignes, tandis que des objectifs plus faibles, d’un grossissement de 40 à 50 fois, par exemple, devraient déjà permettre d’en découvrir quelque chose. Quand on se trouve dans l’impossibilité d’obtenir un éclairage oblique, on peut remédier à cet inconvénient au moyen d’un condenseur dont on obscurcit le milieu. Un éclairage oblique et une platine tournante offrent de grands avantages. Un système à immersion, n os 9, 10 ou 11, de Hartnack, fait voir très-nettement, avec un éclairage central, et même avec un jour très-défavorable, les espaces en question du pleurosigma. D’autres opticiens, tels qu’Amici, Nachet et des fabricants anglais, ont également réussi, en employant cette dernière méthode , à opérer ce genre de résolution avec leurs plus puissants objectifs. Le n° 9 de Hartnack, de construction récente, et non destiné à l’immersion, donne, comme j’ai pu m’en convaincre, il y a peu de temps, les mêmes résultats. Il en est de même de son n° 8 ; enfin un excellent n° 7, que j’ai reçu de lui depuis peu, produit déjà cet effet avec l’éclairage central et un miroir concave placé dans une position élevée.
Il est beaucoup plus difficile de parvenir à bien voir, et cela seulement à l’aide d’un éclairage oblique convenable et avec une correction très-soignée de l’objectif, les autres tests déjà mentionnés, tels que le nitzschia siymoidea,
ESSAI DU MICROSCOPE
le surirella gemma et le grammalophora subtilissima. Le prernier est le plus facile, elles deux derniers servent à éprouver les meilleurs et les plus puissants objectifs à immersion de nos jours.
Parmi tous ces tests, c’est, comme nous venons de le dire, le nilzschia sigmoidea qu’on parvient à bien résoudre sans beaucoup de peine. Avec un éclairage oblique, on voit apparaître sur l'écaille longue et étroite un système de lignes transversales très-fines et très-serrées. Les préparations du nitzschia sigmoidea de Bourgogne sont faites à sec.
Un test-objet très-fin et dont on ne parvient à triompher qu’avec peine, c’est le surirella gemma (fig. 41). Vu par la surface large, ce corps plat et ovale présente des lignes saillantes, transversales, se dirigeant parallèlement de haut en bas.
On aperçoit entre celles-ci, d’une manière nette et avec facilité, un système de lignes transversales très-fines.
Ces dernières lignes transversales, coupant les autres à angles droits, comme on le voit représenté dans la figure suivante, font du surirella gemma un testobjet de premier ordre. Il faut notamment qu’on voie apparaître des lignes parallèles entièrement courbes , d’une extrême finesse, donnant à l’ensemble fi*. 41. surir,n a
1 gemma.
l’aspect de la texture d’une corbeille
(üg. 42). Ea préparation de Bourgogne est également faite
à sec.
Il est tout aussi difficile de résoudre les stries du grammalophora subtilissima , préparé par Bourgogne, dans le baume de Canada. J’ignore si cette préparation est identiquement semblable à celle dont s’est servi le professeur