‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 45 sur 156 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

américain Bailey, de West-Point (U. S.). Dans tous les cas, on paraît avoir reconnu, même en Amérique, deux espèces d’enveloppes, d’où il résulte que la résolution de tous les grammatophora subtilissima n’offre pas des difficultés égales.

Vue par sa surface large, l’enveloppe F *tadtn"aie»*ïù r* Penve- siliceuse présente un carré long avec des suniMiia 1,™™ da an £>l es obtus (fig. 43). Les deux sillons particuliers, courbés dans le sens de la longueur, divisent l’enveloppe en trois espaces. Les espaces extérieurs , en nombre pair (I, o), doivent faire voir, à l’aide d’un bon éclairage oblique , des lignes transversales très-fines et très-serrées, et cela sur toutes les enveloppes (2, a).

Cependant ce que nous parvenons à voir jusqu’ici ne / constitue encore qu’une partie

* des dessins. D’autres espèces, à ™ ™ — dessins plus prononcés et plus

grossiers, également du genre grammatophora , montrent ces lignes transversales coupées O “ elles-mêmes par un double sys-

„ „ , . tème de lignes obliques se croi-

Fig. 43. Gravimatophora subtilis • 0

sima, 1. — 2. Ses lignes transver. gaû { £ angles à 60°, (l’OÙ résulte

un aspect exactement semblable

à celui du pleurosigmu angulatum décrit plus haut. Et, dans ce cas aussi, ces lignes obliques du grammatophora subtilissima paraissent n’avoir été vues qU’isolément. M. Hartnack m’annonce qu’il a réussi à tout voir avec l’un de ses plus puissants objectifs, c’est-à-dire à obtenir la résolution complète et simultanée des trois systèmes de lignes ; moi-même je crois en avoir aperçu au moins une lueur avec un système à immersion n° 10.

ESSAI DU MICROSCOPE

Enfin nous ajouterons encore quelques considérations sur le navicula Amicii (fig. 44). Ses lignes longitudinales , un peu sinueuses, se distinguent sans trop de peine avec un éclairage oblique et à l’aide d’un bon système à immersion. Elles sont distantes les unes des autres de 0,0002 à 0,00018 de ligne de Paris. Les lignes transversales ( b ), si gracieuses, des exemplaires placés dans le baume de Canada, sont beaucoup plus rapprochées et d’une extrême finesse. Il faut absolument un éclairage très -oblique et une correction de la plus grande exactitude pour résoudre ces dernières stries.

On peut reprocher à tous les test -objets organiques, non-seulement de n’être pas semblables, mais de n’offrir, dans les cas les plus heureux, qu’une grande analogie. Nobert eut donc une heureuse idée en traçant sur des plaques de verre des groupes de lignes parallèles dont l'écartement allait toujours en diminuant. Les plus anciennes de ces plaques, fabriquées il y a vingt ans environ, contenaient dix groupes. L’écartement des lignes du premier groupe était de y iooo "', celui du dernier, de 7*ooo w * De nos jours, où l’optique pratique a fait tant de progrès, de pareils groupes ne constitueraient plus un moyen d’essai suffisant pour des microscopes de premier rang. Nobert a construit, plus tard, des plaques qui ont quinze groupes, et, en dernier lieu, qui en possèdent trente. Ces dernières plaques, admirables au point de vue de l’art, coûtent 30 thalers (112 fr. 50 c.). Harting nous fait connaître l’écartement des lignes dans les différents groupes.

Fig. 44. Navicula Amicii .

a , ligues longitudinales ; b, lignes transversales.

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