COMMENT ON SE SERT DU MICROSCOPE
mains, il faut d’aborci en étudier le maniement. On observe en premier lieu à tous les grossissements les test-objets qui accompagnent le microscope; cette observation se fait d’abord à la lumière diffuse ou éclatante du jour, à l’éclairage oblique, à la lueur d’une lampe, £t l’on acquiert ainsi des notions sur la valeur de l’instrument, sous l’influence des différents moyens d 'éclairage. On prend alors des fils de coton, de laine, de soie, des cheveux, des poils de toute espèce, on les examine sur le porteobjet à tous les grossissements, à l’éclairage central ou oblique. On les humecte avec de beau et on les examine de nouveau. On répète ces expériences sur des grains d’amidon, et l’on acquiert bien vite ainsi une certaine pratique de l’instrument ; on apprécie de même les services qu’il peut rendre.
Avant tout il est important de déterminer l’intensité des rayons lumineux qui convient à l’examen. Les commençants sont très portés à rechercher le 'grand jour, sans s’inquiéter de la fatigue de leurs ;yeux. En général, on place un bon microscope à deux ou trois pas d’une fenêtre, même par un ciel couvert. Si le soleil arrive directement, on recule le microscope de quelques pas, et on ne l’expose jamais au grand soleil 1. On tourne vers la fenêtre la
1 La lumière solaire directe, réfléchie par le miroir dans l’axe du microscope serait éblouissante, etles contours pâles
platine, c’est-à-dire le côté antérieur du microscope; s’il s’agit de la lumière d’une lampe, on dispose la flamme à un mètre de l’instrument. On visse au corps du microscope un des objectifs à faible grossissement. Cet objectif est situé à peu près à 3 Y 2 centimètres au-dessus de la platine. On cherche alors la lumière ; pour cela, tout en regardant dans le microscope, on déplace le miroir dans tous les sens, jusqu’à parfait éclairage du champ visuel. On dispose au-dessus du trou de la platine le porte - objet et la préparation sèche et libre, ou humectée et recouverte du couvre-ohjet. L’œil sur l’oculaire, on abaisse le tube en le faisant glisser, jusqu’à ce qu’on aperçoive une vague image de la préparation. Après cette mise au point grossière, on arrive à la mise au point précise, en élevant ou en abaissant la platine à l’aide de la vis micrométrique: l’image doit devenir nette. Vue tout d’abord à un faible grossissement, on l’examine ensuite à des grossissements plus forts, en employant même l’éclairage oblique. Pour les grossissements les plus élevés, on se sert d’une plaque tournante en guise de diaphragme, à moins qu’on n’ait recours
des objets ne seraient pas perçus par la rétine. Un ciel bleu n’est pas très favorable à l’observation: les nuages gris donnent souvent trop peu de lumière ; le mieux est encore l’éclairage par les nuages blancs élevés.