‹ Le microscope, théorie, applicationsChapitre 17 sur 65 · COMMENT ON SE SERT DU MICROSCOPE · texte numérisé non relu

COMMENT ON SE SERT DU MICROSCOPE

à la lumière oblique. Quant à la mise au point, il faut remarquer que les objectifs faibles doivent être beaucoup plus éloignés de l’objet que les autres : Les forts objectifs touchent souvent la lamelle et leur courte distance focale exige de très minces couvre^ objets. Les opticiens livrent pour ces grossissements des lamelles spéciales.

Les jours sombres et le soir, on est obligé de travailler à la lampe. Comme la lumière brillante d’une lampe frappe trop vivement les yeux et qu’en général les images fournies sont d’une observation difficile, on est obligé d’affaiblir cette lumière. On se sert du miroir plan pour éclairer la préparation, si le microscope est muni de cet accessoire, ou bien on éloigne la lampe de 60 centimètres à 1 mètre. On peut encore placer entre le microscope et la lampe un écran de verre bleu ou une plaque de verre dépoli : un morceau de toile enduit de paraffine ou un morceau de papier vélin remplissent le même but. Pour les préparations peu transparentes, on essaie l’éclairage direct à la lampe. Les observations à la lumière polarisée exigent toujours 1 éclairage le plus vif possible et peuvent être exécutées à la lumière d’une lampe. Si l’on se sert des plus puissants objectifs, on a toujours, comme on 1 a indiqué tout à l’heure, un champ visuel plus sombre.

Les préparations opaques sont éclairées d’en haut, soit par une lentille plan convexe d’une grande distance focale, placée en avant du microscope ou adaptée sur les côtés, soit au moyen d’un prisme. La disposition la plus commode est le miroir de Lieberkühn, miroir concave, placé à la partie inférieure de l’objectif; il est très rarement employé.

L’objet qu’on veut étudier ne doit être ni trop gros ni trop épais, mais aussi ténu et aussi mince que possible. S’il s’agit de poussières, il n en faut pas porter une trop grande quantité sur la platine ; pour les liquides, on se contente d une goutte. Pour examiner la préparation comme on le fait ordinairement, dans l’eau ou dans la glycérine, on prend une goutte de liquide au bout d’une baguette de bois ou de verre, on la porte sur la lame où se trouvent déjà quelques grains de la poussière à examiner, on mélange en agitant avec la baguette. On place le couvre-objet et on porte la préparation sous 1 objectif. Les réactifs (ammoniaque, lessives alcalines, acides, eau iodée) doivent être portés de la même façon au moyen d’une baguette de verre ; on peut aussi laisser la goutte couler sur le bord de la lamelle et de là se mêler d’elle-même au liquide placé sous le couvre-

objet.

Au lieu d’employer l’eau pour baigner la prépa -

Fig. 58.

Bulles d’Air (grossies) dans un Liquide sur le Porte-objet.

Page 1