‹ Le microscope, théorie, applicationsChapitre 23 sur 65 · RÉACTIFS · texte numérisé non relu

RÉACTIFS

attacher le tout sur un morceau de bois. On enlève la gomme qui adhère à la coupe en lavant à l’eau. Quant aux particules végétales ou animales, on les dessèche jusqu’à un certain point, on en fait des coupes, et on les ramollit sous l’eau.

Si on veut durcir pour la coupe un corps trop mou, on le plonge d’abord dans l’alcool étendu, puis dans l’alcool fort; on peut aussi employer l’acide chromique en solution étendue, l’acétate de potassium, le chlorure de calcium.

Fig. G4.

On ramollit au contraire les parties végétales trop dures en les faisant bouillir dans l’eau ou dans une solution faible et filtrée de soude ou de potasse.

Veut-on observer l’effet que les agents chimiques exercent sur la préparation, on porte ordinairement, à l’aide d’une baguette de verre, le réactif au bord du couvre-objet ; le liquide pénètre ainsi par capillarité entre les deux lames. Si le réactif ne doit agir que lentement sur la préparation, on réunit une goutte de la solution à la préparation, au moyen d’un fil de laine ou de coton (r, fig. 64).

Pour colorer les préparations, on emploie très bien les solutions alcooliques des différentes couleurs d’aniline. On peut aussi employer la glycérine étendue comme dissolvant, pour le bleu de carmin par exemple ; on se sert des solutions de bleu de Prusse dans l’acide oxalique, du carminate d’ammoniaque, de la teinture de bois de santal, additionnés de glycérine alcoolique1.

Lorsqu’un objet a été convenablement préparé pour l’observation, on le recouvre de la lamelle. La préparation est ainsi à l’abri des chocs extérieurs, les liquides ne peuvent pas s’évaporer et, condition principale, toute la préparation se trouve dans un même plan. La pression que l’on fait subir à la lamelle dépend de la résistance naturelle de l’objet. Les dispositions en usage pour obtenir une pression constante ont déjà été données (page 40). On a recours à ces appareils quand la pression exercée par le pouce et l’index ne suffit pas. En maintes circonstances, il faut presser sur les liquides et les substances pulpeuses, en faisant glisser doucement

1 On emploie, dans les laboratoires d’histologie, un grand nombre de réactifs dont nous ne pouvons ici donner la liste complète. Nous citerons cependant: l’hématoxyline, je picro-carminate d’ammoniaque (Ranvier), l’acide acétique, l’eau iodée, le nitrate d’argent, la glycérine, l’alcool, le chlorure de zinc iodé (réactif de la cellulose), etc., etc.

Nous renvoyons pour l’étude complète de ces réactifs aux traités techniques d’histologie.

Page 1