‹ Le Milieu BuccalChapitre 15 sur 22 · ÉTAT · texte numérisé non relu

ÉTAT

que neutre pendant l’abstinence, il devenait alcalin au moment des repas et acide deux heures après. On n'y trouve pas d'éléments cellulaires. Voici sa composition selon : | Hoppe-Seyler Mitscherlich L'ORERE A NS ANR OT ME RE à 993,25 989

Ptyaline, Matières organiques (

Extrait alcoolique ...... | ie 5 Epithélium. Matières non iSsoutes on » » |

Sulfocyanate de potasse.. 0,30 0,30 Chlorures alcalins ...... | Carbonate calcique ..... 3,40 5 Sels d'acides gras........ |

De plus, 1000 volumes ont donné 70 volumes de gaz dont 10 d'oxygène, 25 d'azote et 35 de gaz carbonique.

B) GLANDES SOUS-MAXILLAIRES. — Elles sont également au nombre de deux, occupant la région sushyoïdienne contre la face interne du maxillaire inférieur, au-dessus de la portion moyenne du digastrique. L'excrétion de chacune de ces glandes se fait par un court canal, le canal de Warthon, qui débouche sur le plancher buccal à côté du frein de la langue, et porte le nom d’ostium ombilicale. Ce sont aussi des glandes en grappe. Elles sécréteraient deux salives spéciales.

tabs

A) À l'excitation de la corde du tympan, on a une salive claire, un peu filante, de réaction alcaline.

B) L’excitation du sympathique donnerait une salive blanchâtre, très épaisse, gluante, fortement alcaline. Celle-ci renferme de la ptyaline, alors que la précédente n’en présente aucune trace.

c) Toujours est-il que la salive sous-maxillaire totale aura une composition différente suivant l’action prédominante de l’un ou l’autre nerf. Dans les cas moyens, elle est plus ou moins visqueuse, trouble, légèrement albumineuse, riche en mucus, contient de la ptyaline, des traces de sulfocyanates, des phosphates, des carbonates de magnésie et de chaux en partie combinés aux matières organiques, ainsi que des chlorures de potassium et de sodium.

C) GLANDES SUBLINGUALES, — Elles sont aussi au nombre de deux. Ce sont les plus antérieures des glandes salivaires, situées sur le plancher de la bouche, immédiatement en dedans du corps du maxillaire et de chaque côté de la symphyse mentonnière et du frein de la langue. Elles sont petites ; leur volume n’est que le tiers de celui des sous-maxillaires, el le dixième de celui des parotides. L’excrétion se fait : d'une part, pour la sublinguale principale par le canal de Rivinus ou de Bartholin, qui va s’ouvrir sur le plancher buccal en dehors de lostium ombilicale; d'autre part, pour les glandes sublinguales accessoires, par de petits canaux débouchant sur Île plancher buccal, au niveau de la caroncule sublin-

guale : ce sont les canaux de Walter. Leur nombre est variable : Walter n’en admettait que 4; Sappey 4 ou 5; Tillaux estime qu'ils sont en moyenne au nombre de 15 à 20, pouvant même atteindre le chiffre de 25 à 30. La salive sublinguale se présente sous forme d’un liquide filant, très riche en mucine, très

alcalin. C’est elle qui renferme la plus forte propor-

tion de principes fixes, de 25 à 100 pour 1.000. Elle fournit également la majeure partie de la ptyaline:

GLANDES INTRAPARIETALES

Ce sont de nombreuses glandules sous-muqueuses, disséminées dans l’épaisseur du plancher buccal, du palais et surtout des lèvres et des joues. La composition de leur salive n’est pas encore bien connue. Elle contient de la mucine et se rapprocheraït par sa composition de la salive mixte, mais ne renfermerait pas de ptyaline.

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