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bile, les yeux grands ouverts, comme hébétée; puis elle poussa un cri et se précipita sur la jeune fille qu'elle enveloppa de ses bras.
—— Ah! je comprends, je comprends !
s'écria-t-elle; tu pars, tu quittes le pays, parce que. tu ne te maries plus à cause de. je n'ai pas à en dire plus. Hier quand je t'ai demandé : « Marthe, que «vas-tu faire ?» tu m'as répondu : «Tu le sauras bientôt! » Voilà donc ce que tu ruminais dans ta tête, et c’est moi, c’est moi qui suis la cause de tout cela! Ah!
Marthe, Marthe, je suis une affreuse femme, une vieille coquine!
Et elle se mit à pleurer à chaudes larmes.
— Allons, nourrice, ne pleure pas ainsi, dit la jeune fille, et surtout ne t’accuse de rien; hier, tu m'as seulement confirmé ce que je savais déjà, et, avant de venir te trouver, mes résolutions étaient prises.
Mais si tu aimes bien ta petite Marthe, nourrice, situ ne veux pas lui causer un
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grand chagrin, tu ne parleras à personne de ce qui s'est passé entre nous; je ne veux pas qu'on sache que je suis instruite des iniquités de mon père; je ne veux pas qu’on sache pourquoi Marthe Raclot n’a pas épousé Georges de Santenay.
On dira peut-être que la famille de Santenay a appris comment mon père s'est enrichi et que Georges n'a plus voulu de Marthe Raclot. Eh bien, si l’on dit cela, nourrice, tu laisseras dire; je te défends de prendre ma défense.
— Marthe, qu'as-tu dit à ton pére?
— Que je voulais travailler, gagner ma vie,
— Et de ce que tu as appris?
— Rien.
— Etilte laisse partir ainsi?
— Il ne pourrait pas me retenir; d’ailleurs il est habitué à vivre seul, et son affection pour moi ne le fera pas trop souffrir.
— Et à lui, M. Georges de Santenay, qu’as-tu dit?
serrer ess
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