‹ Le million du père Raclot [microforme]Chapitre 44 sur 102 · RATE MANETTES · texte numérisé non relu

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— Ces mots seulement : Je ne veux pas me marier.

— Etil s'est contenté de cela ?

— Il le fallait bien.

— Maistu ne l’aimes donc pas, Marthe?

— Tais-toi, nourrice, répondit la jeune fille d’une voix creuse ; écoute, j'adore Georges de Santenay; l'amour que j'ai pour lui met en moi une force inconnue et me rend faciles tous les sacritices.

— Malheureuse enfant !

— Et je ne demande à Dieu qu'une seule chose.

— Quoi donc ?

— Mourir de mon amour!

La vicille fernme joignit les mains, ct, contemplant la jeune fille avec une respectueuse admiration :

— Ah! Marthe, s'écria-t-elle, comme tu es noble et grande! tu aurais été ici la Providence des malheureux, et tu t'en vas! Mais, mon enfant chérie, que feras-tu ?

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— Je ne dois pas te le dire.

— Où iras-tu ?

-— Je ne sais pas; j'irai où Dieu me conduira.

A ce moment on entendit, dans la rue, lc roulement de la voiture du messager accompagné d'une sonnerie de grelots.

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La vicille femme et la jeune fille se jetèrent dans les bras l’une de l’autre, s’embrassèrent avec effusion, puis Marthe sortit en disant

— Adieu ! adieu!

__ Adieu! adieu! répéta la nourrice.

Le Million du rère Raclot 167

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