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avait Raclot a renoncé à se marier, ni quel mo-
ubé- tif l’a déterminée à quitter son père pour
, elle aller où? Nul ne le sait; c’est un autre A er en mystère. Mais, par compensation, j'en ai ds ingé- appris de belles sur M. Raclot. Ah! c’est di it où à faire dresser les cheveux sur la tête! Et ve nt la dire que nous ignorions tout cela!
ayant Aussitôt, avec une exactitude qui prou-
ele vait son excellente mémoire, elle répéta ? jet de ce que lui avait dit le notaire d'Aubé- | osité, court concernant Mathurin Raclot.
Le général, Mathilde et Georges lui- | même étaient sous le coup d’une doulou- M:
reuse surprise.
M'e Lormeau continua :
— Cela nous apprendra à être plus prudents à l’avenir, à ne rien faire avec précipitation, à aller doucement et, avanttout, à nous enquérir de ce que sont les gens.
« Comme l’a fort bien dit le notaire, Georges, tu n’as b'us qu'à te féliciter de ne pas avoir épousé Marthe Raclot. Ah!
mon pauvre ami, dans quel horrible guépier tu as failli te fourrer!
Le jeune homme restait silencieux, la tête inclinée sur sa poitrine.
— Ma sœur, dit le général, nous avons eu tort, je le reconnais, de ne pas prendre des renseignements sur la famille de M'e Marthe ; mais nous ne voyions qu'elle, et, comme nous, ma sœur, vous avez été séduite par son adorable caractère et ses rares qualités.
Ce qui prouve, mon frère, que tous nous avons été irréfléchis et imprudents au mêiuc degré; mais, grâce à Dieu, nous voilà sortis sains et saufs de cette déplorable aventure.
« Maintenant, Georges, continua la tante, tu n’as plus qu’à te guérir vite de ton fatal amour et à tourner tes yeux vers une autre belle jeune fille, qui sera digne de toi et de nous.
— Ma sœur, répliqua gravement M.de Santenay, assurément Georges ne doit plus penser à M'*° Raclot ; mais parce que son père est un misérable, il ne s’ensuit pas qu’elle ait-perdu une seule de ses
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x, la qualités personnelles et qu'elle ait démérité à mes yeux. Non, ma sœur, non, celle vons qui fut l’amie de Mathilde est toujours Le ndre la charmante et bonne jeune fille que j'ai Ke e de reçue dans ma maison. J ’elle, — Oh! mon frère, est-ce bien vous qui z été parlez ainsi?
t ses — Oui, c’est moi. Mais, je vais plus Ni loin, ma sœur, et je dis que M'° Marthe LÉ RES | tot Raclot est la jeune fille la plus noble que MTS: be dents je connaisse, que je regrette sincèrement so je Dieu, ‘ qu’elle ne puisse être la femme de mon Fa
fils, ma seconde fille, et j'ajoute qu'elle a droit au respect et à l'admiration de tous.
— En vérité, mon frère, s’écria M'° Lormeau, je ne vous comprends plus ! F2
Georges avait relevé la tête et regar- ” dait son père avec surprise.
— Ma sœur, mes enfants, poursuivit le vieillard en s’animant de plus en plus, je me suis demandé, comme vous, pourquoi M'e Raclot n'avait pas voulu se marier, et pourquoi elle avait quitté son père ; eh bien, maintenant, j'en connais la
cause : Marthe a appris, d’une façon ou d’une autre, peu importe, quel homme était son père, et je dis avec assurance, sûr de ne pas me tromper, que cette
affreuse découverte a été l’unique et véritable mobile de la conduite de Marthe.
— Oui, oui, mon père, c'est cela, vous avez raison! s’écria Mathilde.
Georges avait l’air de sortir d'un rêve.
Quant à M'"° Lormeau, elle n’était nullement convaincue, et elle restait raide et froide sur son siège, ayant sur les lèvres un sourire incrédule.
— Oh! la brave fille! Oh! la noble en-
vériarthe.
vous
rêve.
nulde et èvres
le en-
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