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fant! exclama le général, se laissant aller à l'enthousiasme de son grand et généreux cœur.
Mathilde, les veux pleins de larmes, se jeta au cou de son père et l’embrassa.
A ce moment, on vint prévenir la jeune fille qu'une femme pauvre du village, qu'elleattendait, était là.
Cette pauvre femme était une veuve, mère de deux enfants en bas âge, à laquelle M! de Santenay s'intéressait.
Elle venait chercher du linge et de chauds vêtements d’hiver que Mathilde voulait lui donner pour ses enfants.
La jeune fille sortit en disant :
— Je vais revenir.
M'° Lormeau rapprocha son siège de celui de M. de Santenay.
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— Mon frère, dit-elle, il faut que vous sachiez, ainsi que Georges, une chose dont je ne pouvais pas parler devant Mathilde; je crois bien, mon frère, que vous n'allez plus avoir pour M'° Marthe Raclot la même admiration.
Et la vieille demoiselle conta, en regardant ironiquement M. de Santenay, comment le départ de Marthe, ayant coincidé avec celui du clerc de notaire, avait été interprété par les habitants d’Aubécourt.
— Je savais cela, ma tante, dit Georges avec un accent de tristesse navrante: oui, voilà ce qu'on dit, non pas seulement à Aubécourt, mais dans toute la contrée.
— Que ce soit vrai ou faux, M'e Raclot n'en est pas moins et à tout jamais perdue de réputation. Mais, comme on dit, il n’y a pas de fumée sans feu... Où est allée M'e Raclot? Personne ne le sait.
L'autre jour, Mathilde était convaincue que son ancienne amie était chez les dames dominicaines ; nous savons main-
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