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ablement marbre, me Martin
qui faisait elle-même la cuisine, une bonne cuisine bourgeoise.
Bref, à l'époque où nous commençons notre récit, les personnes qui connaissaient un peu les affaires des époux Martin, n'hésitaient pas à dire qu'ils avaient entre cent cinquante et deux cent mille francs de fortune,
Trois mois avant que Mathurin Raclot fit sonner le mot mariage à l'oreille de Céline Noirot, il était allé à Paris conduire des bœufs sortis des cles de son maitre et destinés à la boucherie.
Le hasard le mit en relation avec un boucher des Halles, qui était un des plus anciens clients de la maison Martin.
En prenant le café, non loin du mar.
ché aux bestiaux, on causa. Mathurin parla d’Aubécourt et de Ligoux où il y avait plusieurs fermiers nourrisseurs.
Tout à coup le boucher des Halles se rappela que Me Martin, née Bertrand,
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était de ce pays, dont on lui vantait les superbes prairies. Alors il dit à Mathurin qu'il connaissait à Paris une femme née à Ligoux, et, comme il était assez bavard, il apprit au paysan, qui l'écoutait avec
une grande attention, quelle était la situation des époux Martin, ne lui laissant pas ignorer qu'ils étaient sans enfants.
Mathurin revint à Aubécourt avec un fourmillement d'idées et de combinaisons dans la tête. Il pensait à Marie Bertrand, à la fortune qu’elle et son mari avaient
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