‹ Le million du père Raclot [microforme]Chapitre 88 sur 102 · SÉRIE · texte numérisé non relu

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au village; on s'étonne seulement de voir la fille du père Raclot, la riche héritière, vivi comme la plus pauvre chez sa vieille nourrice.

« Vous savez tout le mal qu’on a dit de la noble jeune fille ; ah! on ne lui a pas

ménagé les injures, les outrages ; on l’a maudite avec son père !

« Quand elle accomplit cette grande œuvre de réparation de tous les maux causés par Mathurin Raclot, n’a-t-elle pas droit elle aussi, dites, à une réparation?

— Oh! oui, monsieur Rousselet.

—- Elle l’obtiendra, mademoiselle, et je la veux éclatante. C’est pour cela que je la retiens à Aubécourt. Je lui prépare un triomphe !

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— C’est bien, mon ami, c’est bien.

— Mademoiselle Lormeau veut-elle assister au spectacle dont je lui parlais tout à l’heure.

— Moi?

— Vous n'avez pas encore répondu à l’invitation que ma femme et moi vous avons faite de venir passer deux ou trois jours à Aubécourt; ce serait une occasion, mademoiselle, et M" Rousselet serait bien heureuse de vous recevoir.

Après avoir réfléchi un instant, la vieille demoiselle répondit :

— De samedi en huit, dans l’aprèsmidi, j'arriverai à Aubécourt.

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AITRE Rousselet avait convoqué, — disons-le, — les ayants droit à la succession Raclot ER. pour onze heures et h demie; mais, dès dix neures, comme KR les trois cloches de la paroisse sonnaient à grande volée le dernier coup de la messe, il y avait déjà une trentaine de per-

Le sonnes réunies sur la place de l'Église, 4 au coin de laquelle se trouvait la maison

du notaire, belle habitation bourgeoise à deux étages sur rez-de-chaussée.

Les personnes qui se trouvaient là, attendant, n'étaient pas toutes appelées par M. Rousselet; il y avait des camarades, des amis, qui, eux aussi, désiraient vivement savoir de quoi il pouvait être question.

Les uns étaient silencieux, les autres gesticulaient et parlaient avec animation.

Pourquoi cette convocation faite par le notaire ?

On cherchait à comprendre, mais on ne devinait pas.

Quelques-uns des appelés habitaient à Aubécourt et Ligoux ; les autres, ceux qui avaient été forcés de quitter le pays pour se procurer des moyens d'existence, avaient été retrouvés par M. Rousselet, un peu de tous les côtés, dans un rayon de vingt lieues et même dans les départements limitrophes.

Les plus éloignés étaient arrivés dès la

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it là . Quand les nouveaux arrivants paraisle saient sur la place, ils étaient entourés, ; lées de on se donnait des poignées de main. On 2), était heureux de se revoir, il y avait si ! raient G :

t être autres nima- } par le 1 is on ient à L È ceux | longtemps déjà que celui-ci et celui-là (| pays E avaient quitté Aubécourt. | ence ‘+ — Tiens, c'est vous; est-ce que vous Ù “2 < | selet, 4 êtes aussi appelé par le notaire ? f] rayon à — Oui.

épar- 4 — Savez-vous pourquoi ? ! 4 4 — Non. | Les la ‘4 — C'est drôle! l !

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