Georges Renard, op. cit.; p
UE SRE
il tombait à 76.000 à la fin de 1915 et il devenait à peu près nul vers la fin de 1916.
La femme provoquait la reprise de la vie économique.
Dans le bourg d'Exoudun, une jeune fille de 13 ans et son Jeune frère de 10 ans fabriquent et vendent pendant plusieurs mois, 400 kilog. de pain par jour.
On voit des femmes devenir charrons, menuisiers, macons, couvreurs.
En juillet 1916, on en comptait 32.000 dans les chemins de fer. Sur le réseau de l'État, des femmes ont occupé le poste de chauffeurs pour des machines de manœuvres.
Elles tournaient les obus. En mai 1917, 684.000 femmes étaient employées dans les établissements industriels de la SUCITE: ”
Il est vrai qu'en Amérique l’avant-guerre avait déjà vu des femmes mécanicien, chauffeur ou forgeron.
Après les usines, les services de l’armée, état-major, intendance, hôpitaux faisaient appel à la main d'œuvre féminine.
En mai 1917, 150.000 femmes étaient employées dans l'administration de l’armée. Il faut croire qu’elles y ont rendu les plus signalés services, puisqu'un grand nombre d’entre elles ont été maintenues en fonctions, la paix signée.
Aujourd’hui encore, les femmes peuplent nos administrations militaires et civiles. Il y a peut-être même abus, et on se risque à penser que nos finances pourraient gagner en économies ce que nos bureaux perdraient en élégance.
Telles sont les causes immédiates et lointaines qui ont
commandé la loi du 10 juillet 1915. *