B. — LOIS DE MAXIMUM DE LA CONVENTION
A la Révolution, l'usage des tarifications tombait. Les idées nouvelles de libéralisme, en matière économique, s'étaient répandues.
On ne peut citer que comme une mesure exceptionnelle les lois de maximum rendues par la Convention.
Le motif en était que, lorsqu'une conspiration générale rompt la balance naturelle du commerce, le salut du peuple devient la loi suprême.
Ce fut d’abord la loi de maximum des grains et farines (11 et 16 septembre 1793) puis, la loi du maximum général (9 septembre 1793) en vertu de laquelle des tableaux furent dressés dans tous les départements, fixant les prix des marchandises (39 espèces de marchandises), à un tiers au-dessus de ceux de 1790, et le taux des salaires au double,
Malgré cette clause du doublement du salaire qui paraît avantageuse à l'ouvrier, c'était encore une barrière à l'élévation du salaire que posait le maximum.
Le petit peuple souffrit beaucoup. Des marchands vendirent des marchandises frelatées au prix du maximum, alors qu'elles ne valaient pas ce prix. D’autres vendirent au prix ordinaire en
an
espèces monnayées, et à un prix en assignats de plus en plus fort, à mesure que les assignats se dépréciaient, malgré qu'une loi du 10 mai 1794 punit de mort quiconque refusait les assignats, et vendait ou achetait à un prix supérieur au maximum. La famine règna. À Paris, il fallut rationner la population, presque partout procéder à des réquisitions.
Le maximum fut aboli à la fin de 1794.
Ce maximum fut une mesure anormale!.
! Levasseur, Salariat et salaires,
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