‹ Le Miracle de St. NicolasChapitre 26 sur 38 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Conterai-je comment une nuit de tempête, Trois garçons égarés vinrent à la maison Demander un asile, et quelle trahison.

Pauvres agneaux perdus, les trouva sans défense? Dirai-je qu'ils sortaient à peine de l'enfance ? Dirai-je aussi le nom du boucher?

Si tu veux.

Mais pour donner un peu de sel à tes aveux, Ajoute : sire abbé, j'eus part à cette tâche. Seulement je n'ai pas frappé, j'étais trop lâche. En mon cœur j'ai voulu la mort de l'innocent ; La robe que je porte est teinte de son sang, Mais j'unis la prudence à la scélératesse...

LA CAGNARDE.

Chut, chut, voici quelqu'un.

Entre saint Nicolas sous la forme d'un riche seigneur ^ barbe blanche et manteau, d'or,

SAINT NICOLAS

Bonjour, dame l'hôtesse,

yO LE MIRACLE DE SAINT NICOLAS

Bonjour, hôte. J'arrive et je suis étranger.

Puis-je m'asseoir ici ? Servez-vous à manger?

CAGNARD

Mon Dieu, vous n'êtes pas dans une hôtellerie. Mais... avec de l'argent, et quand on nous en prie. Nous faisons pour le mieux, c'est sûr.

LA CAGNARDE.

Vous semblez las.

Venez-vous de bien loin?

SAINT NICOLAS

Au grand saint Nicolas, En son couvent, hier, j'allai rendre visite.

Ah ! c'est un fameux saint, et je vous félicite.

SAINT NICOLAS

Fort bien ; mais, s'il vous plaît, voyons le déjeuner.

CAGNARD

Vouis avez appétit, c'est parfait. Que donner.

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