‹ Le miracle et ses contrefaçonsChapitre 105 sur 123 · Pline l'Ancien, XXX · texte numérisé non relu

Pline l'Ancien, XXX

gence que nous, et que c'est n'en pas montrer beaucoup de les traiter comme des enfants. Voici le passage de Lactance. Le Gicéron chrétien propose aux païens qui ne croient pas encore que leurs dieux soient des démons, d'en venir à l'épreuve de l'évocation. « Cette erreur, dit-il ^ peut être facilement dissipée à la lumière de la vérité. Car, si quelqu'un voulait aller plus au fond, il n'aurait qu'à réunir de ces gens qui savent évoquer les âmes des enfers. Qu'ils évoquent Jupiter, Vulcain, Mercure, Apollon et le père de tous, Saturne : tous obéiront du fond des enfers; interrogés, ils parleront, ils feront des aveux à leur sujet et au sujet de Dieu. Après cela, qu'ils évoquent le Christ; il ne se présentera pas, il n'apparaitra pas. »

Nous n'avons pas à faire remarquer que les démons ne sont pas les maîtres des âmes, et que, pour répondre aux évocations qui leur étaient adressées, ils n'avaient qu'à se présenter en personne sous des noms supposés. Mentir du reste est toujours un gain pour eux, car ils cherchent avant tout le mal et le mal des hommes en particulier. Cette intention perverse est évidente, même dans leurs petits prestiges. Écoutons encore Lactance à ce sujet : « Ces esprits souillés et perdus, dit-il ^, vont par toute la terre, cherchant à se consoler de leur perte, en perdant les hommes. C'est pourquoi ils remplissent tout d'eni* bûches, de fraudes, de tromperies, d'erreurs... Esprits subtils et insaisissables, ils s'introduisent dans le corps des hommes et opèrent en secret dans leurs viscères, ils nuisent à leur santé, font naître des maladies, épouvantent les imaginations par des songes, rendent furieux, alin de forcer les hommes à implorer leur secours. Mais la raison de tous ces artiiices échappe à ceux qui n'ont point part à la vérité. Ils s'imaginent que les démons font

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