Dw. InstiUU,l
4ôâ LES CONTHEi AÇONS DU iMlKACLE.
du bien, lorsque les démons cessent seulement de faire du mal, oubliant qu'ils ne sont capables que de nuire... Ils ne font du mal qu'à ceux qui les craignent, que la main du Dieu tout-puissant ne protège pas, qui n'ont pas été initiés au sacrement de la vérité. »
Ces paroles montrent bien en quoi consistent les cures merveilleuses opérées par les démons ou par leurs suppôts. Tertullien explique leurs prétendues prophéties et en même temps il donne, comme Lactance, laclef desguérisons qui semblent extraordinaires et qui ne viennent pas de Dieu. « Tout esprit, dit-il \ est doué d'une extrême agilité. En un instant, les esprits sont partout. Le globe entier est un même lieu pour eux ; ils connaissent et annoncent avec une égale facilité ce qui s'y passe. Ils se donnent quelquefois pour les auteurs de ce qu'ils annoncent de la sorte. De fait, ils le sout quelquefois du mal, jamais du bien. Les discours et les écrits des prophètes leur permettent de recueillir quelque chose des desseins de Dieu. Instruits de la sorte de quelques points de Tavenir, ils singent la Divinité, dont ils ne sont que les voleurs... Au sujet de la guérison des maladies, vraiment, quelle n'est pas leur bonté ! Ils commencent par produire des lésions, puis ils prescrivent des remèdes merveilleux, inouïs ou même nuisibles; après cela, ils arrêtent le mal qu'ils faisaient, et l'on croit qu'ils guérissent ! »
Tout le merveilleux diabolique se trouve résumé dans ces quelques textes, si l'on réserve toutefois ce qui concerne le sabbat des sorciers. Les manifestations du démon ne varient que dans quelques accidents extérieurs; au fond, elles sont toujours les mômes. Le sabbat même n'est pas autre chose qu'une transformation des mystères païens et en particulier des bacchanales. Dans ces réunions soidisant religieuses, on accomplissait en l'honneur des