Foe Koue Kl, p
tate pareillement les incertitudes de la chronologie à ce sujet : « Nous n'avons obtenu jusqu'ici, dit-il, que quelques dates ou plutôt quelques époques dont nous pouvons bien indiquer la relation mutuelle, mais que nous ne rattachons encore à rien. Nous manquon>, en un mot, du point fondamental duquel il faudra partir pour les placer dans les annales de l'Inde et dans celles du monde. Ce point initial, les bouddhistes du Nord nous le fournissent; c^est la mort de Çàkya-mouni,le dernier Bouddha ; voilà le fait capital qui sert de base à tout le développement historique du bouddhisme; mais la tradition et les textes nous laissent à peu près dans l'ignorance sur la date réelle de ce fait... Au lieu d*un point fixe, la tradition ne nous donne qu'une collection de dates qui diffèrent les unes des autres de plusieurs siècles et dont aucune n'a obtenu l'assentiment des bouddhistes de toute les écoles ^ »
Si une pareille incertitude planait sur l'histoire de Jésus- Christ; si, parmi les écrivains qui nous en ont conservé les détails, les uns plaçaient la mort du fondateur du christianisme à la fin de la république romaine, d'autres à l'époque des guerres puniques, d'autres au siècle de Périclès, d'autres sous Solon, d'autres au temps d'Homère, quels éclats de rire dans les rangs des incrédules! quels mépris n'auraient-ils pas pour les origines du christianisme ! comme ils traiteraient d'insensé celui qui ferait du Christ autre chose qu'un personnage fabuleux 1 Tel est pourtant le cas de Shakya-mouni,'et Shakya-mouni, pour les savants, pour les incrédules, appartient réellement à l'histoire. Passons leur cette fantaisie; cependant l'on conviendra qu'il n'est pas facile de soumettre à une critique tant soit peu sérieuse les événements que les écrits bouddhiques groupent autour d'un tel personnage historique.