X PREFACE
examinée et reconnue bien lé^^ère dans notre livre intitulé : Le Miracle et les sciences médicales. L'autre est un simple article de revue que M. Littré imprima, vers la même époque, dans sa Philosophie positive, et oii il prétendait expliquer naturellement et rendre ainsi à la certitude historique quelques-uns des miracles opérés au tombeau du roi saint Louis. La Faculté ne semble pas bien se rendre compte qu'il y a quoique distance entre aflirmer et démontrer, et malheureusement le public, qui n'entend que les affirmations, s'imagine, avec une naïveté déplorable, que de ce côté l'affirmation vient toujours à la suite de la démonstration.
Quand l'article de M. Littré parut, nous mîmes sous ses yeux le procès-verbal où se trouve consignée, en termes authentiques, la guérison d'une sourde-muette obtenue à Notre-Dame de Lourdes, avec prière de nous expliquer naturellement cette cure au moins extraordinaire. Voici quelle fut sa réponse, si la lettre qu'il nous écrivit alors peut mériter ce nom :
« Les miracles, et en particulier les guérison s miraculeuses, ont été signalés dans les temps anciens et dans les temps modernes, aux sanctuaires païens et aux sanctuaires chrétiens, près des reliques ou des tombeaux des saints, au cimetière du Diacre Paris, chez les sorciers et tout récemment chez le fameux zouave Jacob. Tout cela pouvait être vrai ; mais, vérification faite à l'aide de l'expérience scientifique, il s*est trouvé que tout cela était une illusion, soit que les faits fussent simplement naturels, soit que la crédulité ou la supercherie leur eussent