‹ Le miracle et ses contrefaçonsChapitre 52 sur 123 · Eph. VI · texte numérisé non relu

Eph. VI

démons (ou les démons), om7ies dii gentitmi dœmonia K Saint Augustin dit, en expliquant ce psaume, que l'enfant prodigue représente la gentilité, qu'il gardait les pourceaux dans les forêts, c'est-à-dire qu'il servait les démons au sein du paganisme planté sur toute la terre. Moïse reproche aux Hébreux d'avoir offert des sacrifices, aux démons ^. Le Psalmiste ^ renouvelle les mêmes reproches. « Mêlés aux nations, dit-il, ils ont appris leurs œuvres, et ils ont servi leurs idoles, cause de leur ruine; et ils ont immolé leurs fils et leurs filles aux démons. » Saint Paul affirme que les démons sont l'objet de tous les sacrifices des gentils. Inutile d'insister, ces textes établissent solidement quelle est la doctrine chrétienne au sujet des fausses religions. Lesforces de la nature symbolisées par des cérémonies, sans autre but que le symbole, sont des hypothèses de savants aux abois. Elles ne tiennent pas devant ce fait d'une constatation bien facile, à savoir que les diverses formes du culte étaient toujours, en définitive, diverses formes de prière, et que la prière ne s'adresse ni à un symbole ni à une force brute, mais à un être intelligent et puissant*

Le « prince de ce monde » n'est pas un prince en peinture, une idole inanimée recevant des adorations niaises encore plus que coupables. S'il ne va pas au bout de son pouvoir d'agir, essentiel à sa nature, c'est que, nous l'avons dit, ce pouvoir est en partie lié par la Providence. Ce qu'il en manifeste dépasse encore de beaucoup, à certains égards, les effets de la puissance propre à l'homme. Nous savons par les livres du Nouveau Testament, qu'il fera, dans les derniers âges, de nombreux prodiges. « L'hommô d'iniquité, dit saint Paul ' arrivera avec les œuvres de Satan au

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