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LES MIRACLES d'ESCULAPË ET DE SÉKAPIS. 16?
milieu de toutes les manifestations de son pouvoir, des signes et des prodiges menteurs. » Notre-Seigneur luimême avait dit en parlant de la fin du monde * : « Il s'élèvera des pseudo-christs et des pseudo-prophètes ; et ils produiront de grands signes et de grands prodiges, de telle sorte que les élus eux-mêmes seraient induits en erreur, si cela était possible. » Ainsi donc il n'est pas permis de douter que le démon n'ait le pouvoir de produire des prodiges d'une manière sensible, de simuler des miracles ; similis ero Altissimo. Il n'est pas moins indubitable qu'il a exercé ce pouvoir sur « sa montagne du Testament » , c'est-à-dire au sein du paganisme, où il a su se faire adorer. « L'on ne peut douter, dit William Smith ^, que ce ne soit une doctrine de l'Écriture, si mystérieuse soit-elle, que dans l'idolâtrie l'action des démons était réelle. Dieu en permettant l'exercice dans certaine limites. » Le même savant auteur, au mot Idolalry montre que la plupart des prohibitions cérémonielles de la loi mosaïque avaient pour objet des pratiques observées par les idolâtres de l'Egypte et de l'Orient en Thonneur de leurs dieux, lesquelles n'étaient pas autre chose que des pratiques magiques.
La magie était donc intimement unie au culte des fausses divinités et devait y ajouter l'attrait du merveilleux. Car il ne faut pas croire que la magie fût un art vide et sans effet. L'ancienne loi l'interdisait sous les peines les plus sévères : le magicien devait être mis à mort ^. La crédulité, même coupable, ne semble pas mériter un tel châtiment. Mais, il y a plus, l'intervention réelle de l'esprit du mal est formellement affirmée en plusieurs endroits de l'Écriture, et notamment dans le Lévitique *,