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celui que produirait un coup modéré. Moi-même, accompagnant Aelius Gallus, avec une troupe de ses amis et de ses soldats, je l'ai entendu vers la preniière heure du jour \ » Cette dernière circonstance indique bien que Strabon parle de la statue de Memnon, dont il a constaté de Ses yeux qu'un tronçon subsistait seul de son temps. D'après une tradition rappelée par plusieurs historiens, c'est Gambyse qui aurait été l'auteur de la mutilation du colosse.
Pausanias, qui écrivait dans la seconde moitié du deuxième siècle de notre ère, dit de son côté : « J'ai admiré le colosse... Bien des gens l'appellent statue de Memnon... Cambyse le brisa en deux. Aujoiird hid, la partie supérieure, du sommet de la tête au milieu du corps, gît abandonnée sur le sol. L'autre partie est encore assise, et tous les jours, au lever du soleil, elle rend un son ^. »
Le colosse fut restauré plus tard, sous Septime Sévère^ si l'on en croit M. Letrone. Mais, il est maintenant hors de doute que, à l'époque où Damis place le prétendu voyage d'Apollonius en Ethiopie, c'est-à-dire entre les deux visites très réelles de Strabon et de Pausanias, le colosse était en deux morceaux, dimidiahis, suivant l'épithète qu'y applique Juvénal. Donc cette expédition d'Apollonius, où il aurait vu intacte, la statue qui était certainement brisée, contient un gros mensonge; en voici un second.
Suivons Apollonius dans son excursion auxCatadoupes. Philostrate reproduit en ces termes le récit de Damis, prétendu témoin oculaire : « Les Catadoupes sont des montagnes de terre semblables au tmolus...,leNil en descend. S étant avancés de dix stades environ, Apollonius et ses compagnons viîent le fleuve tom])er d'une montagne avec