Epiph. Contra hœres.t xxvi
Quant à Simon, voici ce dont il se vantait, d'après Clé-
'nt ^ et Abdias ^.
c II pouvait, disait-il, voler à travers les airs, s'unir au feu, obliger les statues à changer de place, animer les choses inanimées, convertir les pierres en pain. Si l'on voulait s'emparer de moi, ajoutait-il, je me rendrais invisible, j'ouvrirais^ s'il le fallait, une montagne pour me sauver, je couperais un rocher comme de la boue. Chargé de chaînes, je m'en servirais pour lier mes gardes. Je ferais sortir des arbres de terre à mon commandement ; j'ai le pouvoir de me jeter impunément dans le feu, de revêtir la forme d'une chèvre ou d'une brebis, etc. ^. » On aurait tort et grandement tort de prendre ces affirmations au pied de la lettre ; mais il n'en est pas moins certain que ce personnage opéra une foule de prodiges magiques, qu'il frappa les esprits au point de se faire adorer comme un Dieu et que les Romains lui érigèrent une statue pour consacrer sa divinité. Ce dernier point a été révoqué en doute, malgré le témoignage de saint Justin ; mais Tillemont démontra que ce doute est sans fondement sérieux.
L'auteur inconnu des Philosophiimena nous apprend quelle fut la fm du magicien : elle vaut la peine d'être rappelée. Après son essai malheureux d'ascension dans les airs, il paraît que, ne pouvant plus se tenir debout, il parlait à ses disciples assis sous un platane. Un jour, acculé par les objections qu'on lui faisait et ne sachant plus que lépondre, il dit que, si on l'enterrait, il ressusciterait vivant. « En effet, ses disciples lui creusèrent une fosse, il s'y fit enterrer, mais il y est encore *. »
Une observation en passant. Ce qui frappe le plus dans