LA FOI QUI GUÉRIT
Me revoici dans les rues fumeuses de Jemeppes, sur les chaussées noires en route vers la gare. Léon Foccroule me jette un regard désolé. Il avait rêvé un long après-midi apostolique, où il m'aurait professé la philosophie d'Allan Kardec, que je connais aussi bien que lui... — Je m'échappe déjà...
Ht LE MIRACLE MODERNE
Le train siffle de nouveau. Je lui serre les mains en hâte; ses bons yeux sont émus. Il m*a faUu aller en d^obscurs villagpes de Belgique pour trouver cette foi. Et je me dis que Louis Antoine dispose d'une force incalculable. Gharcot , à la fin de sa vie, comprit les limites de cet hypnotisme qu'il avait, en quelques sorte, fait sien, et qui est seulement le rite préliminaire du Mystère métapsychique. Des empires s'étendent au delà.
Gharcot écrivit, dans une revue anglaise, une étude devenue fameuse, intitulée : The faith hecUing — la foi qui guérit. Ge génial observateur envoyait à Lourdes des malades désespérés, quand il leur découvrait cette faculté de« croire h. qui est vraiment un don efficace, et que les rites religieux, le pèlerinage, le contact avec d'autres convaincus aiguisent et exaltent. Elle a ses réservoirs dans notre subconscience. La foi soulève les montagnes, a-t^on dit; elle peut rendre surtout la santé, étant elle-même une source secrète de la vie.