LA SOURCE SACRÉE GOULE TOUJOURS
Le privilège de guérir, je Tai dit, était partagé par maints autres héros ou demi-dieux : Héraklës, Trophonius, Amphiaraus, qui encore ?
Les sépultures des fakirs, des yoghis, des marabouts, des personnages vénérés fabuleux ou réels de tous les pays et de toutes les religions, les tombeaux de saints comme Louis IX % de saintes comme Radegonde^, d'hérétiques comme le diacre Pâris^, ont aussi des spécialités secourablés. Et on comprend queTidéesi haute, si pure, de Marie, de la Vierge Mère, ait été très efficace
* Voir les miracles de saint Louis, dans la basilique de Saint-Denis [Littré un fragment de médecine rétrospective. La Philosophie positive, 1869, tome V, p. 103).
* A Poitiers, sainte Radégonde, dans Téglise qui lui est consacrée, guérit encore près de son tombeau.
* Cf. Carré de Mongeron. La vérité des miracles opérés par rintercession de M. de Paris et autres appelants. T. L Cologne 1747. Septième démonstration.
sur les déshérités de Tâme et du corps.
Toutes les railleries, tous les scepticismes tombent devant ces émotions ineffables. La bonne femme, à qui Garion, le valet de la Comédie d'Aristophane, raconte les aventures de Ploutos, a beau s'écrier :
« Le grand bonheur pour un vieillard d'être trempé dans Teau froide ! »
... « Les siècles ont passé, répond Charcot^ mais la source sacrée coule toujours. »