NOS PENSÉES, NOS SENTIMENTS SONT DES NOURRITURES OU DES POISONS
Quelle est la base biologique de ces curieux exercices ? La voici, telle du moins qu'elle nous est donnée par ces praticiens d'une métaphysique qui se rapproche beaucoup de notre « métapsychique ». Je la recueille à la fois dans le The Metaphysical Magazine de New- York et dans la substantielle étude du professeur P. Braun, Le Nouvel Enseignement métaphysique et son application pratique^ paru en Allemagne dans le Métaphysische Rundschau,
Sous un autre aspect, elle rappelle la doctrine de M. Elmer Gates.
M. Paul Tyner assure qu'en dernière ana-
lyse le corps humain est composé d'oxygène et d*azote, combinés à Tétat normal selon des proportions déterminées. S'il y a augmentation d^azote ou diminution d'oxygène, le déséquilibre commence et il en résulte la maladie ou la mort. Non seulement les proportions d'azote et d'oxygène fixent Tétat physique, mais elles déterminent l'état psychique, c'est-à-dire le caractère et l'état d'âme. Or, chaque bonne pensée augmenterait la quantité d'oxygène, et invigorerait le corps, tandis que la pensée « mauvaise », augmentant Tazote, débiliterait l'organisme.
Par « bonne » pensée, on entend en la circonstance toute pensée affirmative, dilatante, évoquant des impressions de bienveillance et de bonheur. La pensée « mauvaise », au contraire, comprend toutes les idées de tristesse et de découragement, de colère, de haine, de doute, — tout ce qui nous déprime et nous diminue.