‹ Le miracle moderneChapitre 45 sur 171 · A VICTOR HUGO · texte numérisé non relu

A VICTOR HUGO

Voici un dialogue entre Victor Hugo et Tlnvisible. Le document nous intéresse à plusieurs

points de vue. D'abord c'est le témoignage de rentière crédulité du poète en Videntité des esprits, qu'il respecte et qu'il appelle docilement par leurs noms supposés ; ensuite, grâce au rapprochement des textes, nous pouvons mieux juger des ressemblances et des différences entre le génie de Hugo et celui de ses mystérieux partenaires. La table avait annoncé Molière. Le poète de « Triboulet » pose à celui de a Gélimène d cette première question, un peu puérile, avouons-le.

Les rois et vous là-haut, changez-vous d^enveloppe ? Louis XIV au ciel n'est-il pas ton valet ?

François 1®' est-il le fou de Triboulet, Et Grésus le laquais d'Esope ?

Molière se tait. C'est l'Ombre du Sépulcre qui répond, non sans une certaine dureté solennelle :

Le ciel ne punit pas par de telles grimaces, Et ne travestit pas en fou François Premier.

L'enfer n'est pas un bal de grotesques paillasses, Dont le noir châtiment serait le costumier.

Victor Hugo n'est pas satisfait. Il insiste pour rejoindre Molière qui fuit encore. Sa nouvelle interrogation est plus grave, mais reste familière. L'Invisible en semble froissé ; et c'est de nouveau Tanony me Ombre du Sépulcre qui dicte

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aux assistants sa réponse grandiloquente, dédaigneuse et décevante. Hugo engage le fer, non sans avoir salué très bas l'adversaire. Voici l'attaque et la riposte.

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