VICTOR HUGO
Toi qui du vieux Shakespeare as ramassé le ceste, Toi qui près d'Othello sculptas le sombre Âlceste, Astre qui resplendis sur un double horizon, Poète au Louvre, archanfi^e au ciel, ô grand Molière ! Ta visite splendide honore ma maison.
Me tendras-tu là-haut ta main hospitalière ?
Que la fosse pour moi s'ouvre dans le gazon, Je vois sans peur la tombe aux ombres éternelles, Car je sais que le corps y trouve une prison, Mais que Tâme y trouve des ailes !
l'ombre du sépulcre
Esprit qui veux savoir le secret des ténèbres Et qui tenant en main le terrestre flambeau, Viens, furtif, à tâtons, dans nos ombres funèbres, Crocheter Timmense tombeau !
Rentre dans ton silence, et souffle tes chandelles ! Rentre dans cette nuit dont quelquefois tu sors : L*œil vivant ne lit pas les choses éternelles Par-dessus l'épaule des morts I
On s'explique que de tels dédains, auxquels il n'était guère habitué dans son entourage, aient médusé parfois Victor Hugo.
VICTORIEUSE RÉPONSE DE l'iNCONNU EN PROSE