LOIS CONSTANTES QUI RÉGISSENT LES TABLES TOURNANTES ET PARLANTES
Quelques, lois reliant ces phénomènes complexeSy peuvent être formulées.
I. Nous sommes entraînés par l'examen des faits et leur critique à croire qu'il n'y a pas intervention de forces en dehors de celles que le médium emploie et qu'il ramasse en lui.
IL L'agrégat momentané, vulgairement appelé « esprit», commence avec la communion fluidique des assistants et disparaît dès leur dispersion.
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Il faut analyser le médium, pour avoir le secret du phénomène qui ne s'accomplit pas hors de lui, mais en lui. En effet éliminez-le, le phénojiiëne s'arrête.
lY. Toutes les manifestations dites spiritiques ou psychiques, je le répète, sont convertibles. Écriture, art, paroles automatiques, coups frappés, hallucinations ont la même origine : les régions subconscientes ou subliminales du médium, qui, selon ses dispositions naturelles, traduit d'une manière ou d'une autre les messages perçus aux profondeurs obscures de lui-même.
Y. La conscience normale du médium ne sait point directement qu'il est, lui, le créateur du prodige ; et voilà pourquoi la croyance aux « esprits » a été si spontanée et si contagieuse. Elle avait pour fondement cette ignorance très sincère.
YI. Le médium puise ses connaissances bien moins dans la mémoire et l'intelligence de sa personnalité ordinaire que dans les ressources de sa deuxième personnalité, riche de maints documents, que lui-même ne connaît pas, ou ne connaît plus.
YII. Cette deuxième personnalité ne dispose pas seulement de la multitude des renseignements, oubliés ou assimilés par le moi de surface. Elle puise dans les cerveaux des assistants, avec qui elle communique selon les lois encore mysté-
par un aimant. Alors les manifestations, au lieu d'être troubles et incohérentes, se ramassent en système logique d'idées et donnent l'illusion de personnalités extérieures et vivantes. Ces conditions semblent avoir été particulièrement remplies, lors des tables de Jersey avec Victor Hugo, élément positif d*une fascination puissante, et Charles à Timagination riche et douée, servant d'harmonieux instrument.