‹ Le Mireour du mondeChapitre 12 sur 16 · CI FINE LE ROMANS DES VICES, ET COMMENCE LE LIVRE DES VERTUS · texte numérisé non relu

CI FINE LE ROMANS DES VICES, ET COMMENCE LE LIVRE DES VERTUS

MUERT QUI APRISNE LA. APRE> >URIR, SI SAURAS VIVRE. QVER BIE> VIVRE JA >E SARA, QU A IR APRIS >'ARA. ET CELI EST

Se tu veus vivre franchemeot, Appren à vivre liéement.

Se tu me dis com' oa l'aprenl.

Je le te dirai maintenant.

"SSMv dois savoir que ceste vie n'est fors que mors ; SaSlquer mors est un trespas qui est molt brier, ce set chascun. Dont on dit d'un homme, quant il muert, que il trespasse, et, quant il est mort, que il est trespassé.

Ceste vie tout ensement n'est fors un trespassement, voire molt brief ; quer toute la vie d'un home, se il vivoit mil ans, ce ne saroit pas un seul moment, au r^rt de l'autre vie qui tous jours durra sans 0n , ou en tour-

ment, ou en j<He perdurablemait. Ce nous ie^noignent bien li roys, et li conte, et les {Hînces, et les empereurs qui la gloire du monde orent aucunes fois, qui ea enfer pleurent et crient, et ullentS et r^;restent, et dient « Hélas ! que nos valut ore nostre pooir, honeur , noblece , et richescc , et joie et beuban? Tout est trespassé plus tost que ombre , ne que oisel volant , ne quarrel d*arbaleste! Ainsi est trespassée toute nostre vie. Or fusmes nés , et tantost mors. Or s(Hnmes en perpétuels tourmens ; nostre joie est tomée en pleurs ; nos karoles en doleurs ; chapiaus , robes , déduis, testes et tous bi^is nos sont fallis ! » — .

Tels sont les chancons d*enfer, si comme TEscripture nous tesmoigne, pour nous monstrer que ceste vie n'est fors que un trespas molt brief ; et mort n'est fors trespas, et vivre n'est que trespasser ; dont, n'est vivre fors morir. Et c'est voir come Patrenostre. Quer quant tu commences à vivre , tantost tu commences à morir ; et tout ton aage, et tout ton temps qui passé est, la mort l'a conquis et le tient. Tu dis que tu as XL ans ; n'est pas voir. La mort les a, ne jamais ne les te rendra. Pour ce, est le sens du monde folie, et les clers voians n'y voient goûte. Jour et nuit font ceste chose ; et come plus le font, mains se connoisent. Et tous jours muèrent, et ne savent morir; quer jour et nuit tu muers, si comme je t'ai dit.

* UUent, oulkr; hurler (ululare).

Encore en autre manière i*aprendrai-je eeste dergie, afin que tu saches bien morir et bien vivre. Or escoute, et enten : La mort n*est fors dessevrement^ de cors et d'âme, ce set chascun. Or nous ensagne le sage Ghafon » aprenon , fet-il , à morir. Départon Tesperit du cors souvent » . Ce firent plusieurs de ces grans philosophes qui ceste vie tant haoient, et le monde tant mesprisoyent, et tant desiroient imortalité, qu'il s*occioyent de leur gré. Mais rien ne leur valoit, quer il n*avoient pas grâce, ne la foi de Ihucrist'.

Mais les sains hommes qui Dieu aiment et criénient ; qui , de trois mors , ont les deux passées, (quer il sont mors au péchié et mors au monde), or attendent la tierce mort, c'est la dessevrée de l'âme et du cors. Entre eus et Paradis n'a fors une paroi petite que il trespassent souvent par pensée, et par desiriers. Et, se le cors est par deçà, le cuer et l'esperit est par delà. « Là ont leur conversation, si comme dist St. Pol, leur soûlas et leur joie, et leur confort, et tout leur désirier » . Et, pour ce béent eeste vie qui n'est que mort, et désirent la mort corpo-

* Dessévrement, desseçrée; séparation, de dessef^er: rompre un mariage, de là , sevrer un enfant.

« La belle Eoriant demenoit grant deul pour son amy Gérard, dont ainsi estoit dessevrée. Roman de Gérard de Nevert.

* De Ihuerisi. — Préposition de très-rarement placée devant les noms propres.

rèlc; qucr ce est DAMOISELLE PORTE-JOIE que la mort, qui tous les sains couronne , et met en gloire.

Mors est as preud'ommes fin de tous maus, et porte, et entrée de tous bien. Mort est le ruissel qui départ mort et \ie. Mort est par deçà , vie par delà. Mais les sages de cest siècle qui deçà le ruissel voient si cler , par delà ne voient goûte ; et pour ce les appelé TEscripture fols et aveugles. Quer ceste mort il apèlent vie , et la mort qui est as bons conunencement de vie , il apèlent (in. Et pour ce béent-il tant la mort; quer il ne sévent que c*est, ne delà le ruissel n'ont point convoisé. Et il ne set riens qui hors ne va.

Dont, se tu veus savoir que est bien , et que est mal, is hors de toi; isbors du monde; apren à morir. Desscvre t'àme par pensée. Envoie ton cuer en l'autre siècle, c'est el ciel, et en enfer, et en purgatoire. Là verras que est bien et que est mal. En enfer verras-tu plus de doleurs que on ne seuroit deviser. En purgatoire, tu verras plus de tormens que on ne porroit endurer. En Paradis, plus de joie que on ne pourroit désirer.

Enfer t'enseignera conune Dieu venge péchié mortel. Purgatoire t'enseignera comment Dieu venge péchié véniel. En Paradis tu verras que vertu est bone euvre, et guerredonnée hautement.

En ces trois choses a quenques il convient à bien savoir vivre, et à bien mourir.

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4l0mment on apxtnb h t)atr ))ect)ié.

fResgarde encore un poi, et si ne t*annuit mie, à [ces trois choses, enfer, purgatoire, et Paradis, pour ce que tu aprègnes à haïr péchié. Oublie ton cors , une fois le jour ; va en enfer en ton vivant, que tu n'y voises en ton morant. Ce font souvent les sains hommes et les sages ; et iluec * verras que cuer het et fuit : deffaute de tous biens, plente de tous maus, feu ardant, soufre puant, déables horribles, faim et soif que estanchier ne puet, divers tourmens et plours , et dolours , plus que cuer ne pourroit penser, ne langue deviser ; et tous jours durront sans fin. Et pour ce est cèle paine bien apelée mort perdurable ; quer on y vit tous jours en mourant, et muert tous jours en vivant.

Quant tu verras que un seul péchié mortel y convendra si chier compter, tu te lairoies avant escorchier tout vif, que tu t'osasses à un seul péchié mortel consentir.

Après , t'en va en purgatoire. Là verras-tu la paine des âmes qui ci ourent repentance , mais ne furent pas plainement purgiés. Or, font le remanant de leur péni-

* Iluec; Faulcur écrit ailleurs illeuc; là.

— Hk —

tance, jusques à tant que èles soient d^^ et nètes, aussi oome èles furent au point et à Teure que èles issir^il des fons et du batème. Mais cèle pénitance est molt hcnrrible, et molt dure. Quer quenques soufirirent onques li Sains de martyre, ne femmes qui d'enfans travallent de doleurs, n*est que un baing en yaue froide, au regart de cèle douleur où ardent les âmes, tant que èles soient purgiés, aussi comme un or tout affiné d feu , où on ne trouve mains que espurgier. i^er cd feu est de td nature que quenque il trouve en Fàme de ruilS de fait ou de dit, ou de pensée, ou petit ou grant, tout art et espurgie. Et là sont punis tous les péchiés véniels , et vengées , que nous apdons péchiés menus que nous faison souvent el menu, ai foies pensées, foies paroles el huiseuses, gas, truffes, et toutes autres vanités, tant que en rame n'ait qu'espurgier, et que die soit digne d*en- U^ d dd, ou rien n*entre, s*il n*est très fai cler.

Ce feu redoutent cens et cèles qui à leur pooir se gardent de pécbier vénidment et gardait saintement leur cuers, leur cors et leur bouches, et les tienent sains de tous péchiés. Et aussi vivent comme s'il deussent ehascun jour mourir, et venir au jugement devant Dieu. Et pour ce que nul ne puet vivre du tout sans péchié, (quer, si comme dist Salemon « sept fois le jour chiet le preudomme) » pour ce , par sainte confession , et par

Buil; rouille.

lermes, et par oroisons , il métent paine à eus laver , et relever et amender, et de eus ci jugier, si que il atendent seurement le derrain jugement. Quer, qui se jugera vraiement, il n*ara garde d'estre dampné au jour du jugement \

Ainsi aprent-on mal à eonnoistre et à fuir, et eon-

* Dans Texposé de ce qui doit se passer en purgatoire, et de ce qo'fl y a à foire pour Féviter» notre auteur laisse entrevoir qu'il n'est pas très-arrèté lui-même sur le fond de ce dogme que Téglise romaine sanctionna seulement au Concile de Florence de 1439. 11 n'avait qu'un pas à foire, pour recevoir, à la place du purgatoire (qui n'est pas soutenable par la Parole de Dieu) , ces déclarations que nous pourrions accompagner de beaucoup d'autres de la même autorité : c II n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, lesquels ne marchent point selon la chair, mais selon l'Eq)rit. » Rom. VIII, 1 .

« En vérité, en vérité, je vous dis, que celui qui entend ma parole, et croit à Celui qui m'a envoyé, a la vie étemelle, et il ne sera point exposé à la condamnation ; mais U est passé de la mort à la vie. » JeanV,n.

■ Le sang de Jésus-Christ nota purifie de tout péché. » Jean 1, 7.

A l'égard de la distinction si hardie et si difficile à foire, entre les péchés mortels et ceux qu'on a imaginé d'appeler véniels (pour légitimer le purgatoire et les messes lucratives, à l'intention des morts) on a pu s'apercevoir aussi de quelque hésitation chez notre excellent écrivain, dont la raison et la conscience acceptaient, sans doute, ces graves déclarations : « Le gage du péché, c'est la mort. » Rom. VI, 23. — « Or, quiconque aura gardé toute la loi , s'il vient à pécher en un seul point, il est coupable de tous. » Jaq. il, 10.

choit-on la sainte paor de Dieu qui est le eommencement de sainte vie et de tout bien.

Comment on aprcnt à bien foire.

^E n'est pas assez de laissier les maus, se on ne fait [le bien, et se on n'aquiert les vertus sans lesquelles nul homme bien ne adroit ne vit.

Dont, se lu veus aprendre à bien vivre selonc vertu, apren à mourir comme je t'ai dit.

Dessevre ton esperit de ton cors par pensée et par desirier. Is hors de cel monde morant ; va en la terre des vivans où nul ne muert ne envellit, c'est en paradis. Là aprent on à bien vivre, et sens et courtoisie ; quer là ne puet entrer nule vilonie. Là est la glorieuse compaignie de Dieu , et des angles , et des sains. Là sourabondent tous les biens, biauté, richesses, honneur et gloirre, vertu , amour, sens et joie perdurable. Là n'a point d'ypocrisie, ne barat, ne losengerie, ne discorde, ne envie, ne faim, ne soif, ne chaut, ne froit, ne mal, ne doleur, ne paour d'anemis ; mais tos jours noces et festes royaus, et chancons et joie sans On.

Geste joie est si très grande , que qui en arait tasté une seule goûte de la plus petite joie qui là est , il seroit de Famour Dieu si enyvré , que toute la gloire de eel inonde li serait puant et tourment ; richesse li serait fiens, et honneur vilté. Et celle très grant amour, et le desirier que on arait de là venir ferait cent mil tans plus haïr péchié, et amer vertus, que toute la paour d'enfer dont j'ai ci devant touchié; quer amour est plus fort que paour. Et celi que amour maine, il quert * plus tost , et mains U couste que celi qui sert Dieu par paour. Le lièvre queurt et le lévrier, Tun par paour, Tautre par desirier. Li un fuit, et Tautre chace. Les sains hommes queurent comme lévriers qui ont tous jours les eux el ciel . n voient la proie que il chacent ; et pour ce , oublient tous autres biens, aussi comme fait le gentil chien, quant il voit sa proie devant ses eux.

C'est la vie as fins amans, as cuers gentils et afaitiés, qui tant aiment vertu et béent péchié , que s'il estoient certains que homs ne le deust savoir, ne Dieu ne le deust vengier, ne daigneroient il mie faire un seul péchié. Mais toute leur pensée et toute leur paine est de leur cuers garder nétement, et apareiller-que il soient dignes d'avoir la joie du paradis, el quel cueur vilain n'entrera ja, ne fol, ne fel, ne orguelleus ; quer pis en vaudrait la compaignie. — .

' Quert, queurt, de queurir, courir.

(lomititiit on oient à bonnt oie.

>i iiiM ;;i w^iru-t

[R, l*ai je OKMisIré oomm^it on apreni à bien morir, iet à bonne vie mener. Hais tu dois savoir qae le de parvenir à bonne vie, et d'aquorre vertu si est, non mie seulement, que on cognoisse que est péchié et qu'est aumosne , mais que on sache bien acertes conoistre et ju^^er que est mal et que est Men, et deviser le vrai bien de Faparant, et le grant du petit; quer chose que (m ne connoist n*est haie ne désirée. Et pour ce , dois tu savoir, sdcme ce que les Escriptures dient, que il sont uns petis dons de Dieu que on apelle les petis biens, et uns moiens, et uns grans et vrais qui seulement sont biens adroit, dont tout le monde est presque déceu ; quer il donnent les grans biens pour les petis, et les moiens pour les petits, ou les grans pour les moiens. Quer cest monde est aussi comme une foire où moult de faus marcheans a , qui achatent voirres pour saphirs, et couivre pour or, vessies pour lanternes. Mais celi est adroit bon marcheant, qui de chascune chose connoist la propre vertu et la value. Ce nos enseigne le St. Esperit. Et un autre maistre nos enseigne et aprent à connoistre les grans choses des petites , les précieuses des vils, les douces des amères.

SDea petits bitita.

apelle les petis biens les biens temporeus : les [bi^is de fortune que dame Fortune a seur sa roue toute jour, et toit, et donne, et tourne ce dessus dessous. Ce sont les pierreries de voirre luisans que lî musart achatent pour rubis et pour sapbirs , ou pour esmeraudes. Ce sont comme violes à enfans, que Dieu nous donne pour nous soulacier, et pour nostre amour attraire à li, parce qu'il set que nous sommes fiébles et tendres, et tenir ne poons les aspres voies de poureté, d'angoisse et de martyre ; si comme font les bons chevaliers Dieu qui le règne du Gel prennent par force et conquèrent par leur proesce. Dont ce ne sont ne grans biens, ne biens adroit. Quar se ce sont vrais biens, dont fu fol le fis Dieu Ibucrist qui eslut poureté et honte , et refusa joie, et honeur, et richesse. Se ce sont vrais biens, dont ne sont pas tous vrais biens el ciel ; dont, n'est pas Dieu parfaitement beneure, qui de tiex biens n'use nient. Dont est Dieu desloial et desnaturé qui tiex biens toit à ses anus , et les donne à ses anemis plus largement.

Se ce sont vrais biens, adont furent fols tous les clers sages, et les sains, et les grans philosophes qui ces biens

fuioient et despisoient comme fiens. Se ce sont ttsib biens , dont ment Dieu , et Saincte Eglyse , et Saim^ Escripture qui les apèle menconges, et ombre, et songes, et vanité roi, et liens et las au déaUe; et c*esl voir comme patrenostre. Quer ce sont les engiens au déable par quoi il déchoit les âmes en mil manières , et preni, et lie, et tient.

Mais li sage marcheant , ce sont li preudhomme que le Saint Esperit enlumine par vraie connoissance, qui sevent ce que chascune chose vaut. Il voient trop bien et entendent que tout le monde n*est pas un bon morse! pour cuer d*omme saouler, et que molt y a de maus et poi de bien ; et pour ce il donnent le monde pour le Gel, noeint ^ pour tout, boe por or ; tout pour Dieu, richesses, délices , honeurs ; et demeurent poures pour Dieu gaaigner, et pour le ciel conquerre. C'est la plus hèle vie, la plus nète qui soit en cest monde.

Les autres sont qui voient que en molt de manières puet on son preu faire des biens temporex, qui lesporrait avoir sans trop amer ; quer Dieu ne commande mie tout à laissier. Il les retiennent, mais petit les prisent; il en usent, mais poi les aiment, comme fist Sainct Abraham, et Job, et David.

Et molt d'autres en est qui les périls en ont, et leur preu font des biens que Dieu leur a prestes ; quer il en

^ Noient, prononcez noyant; nëan.

sévent le ciel acheter ; ils en sévent les péchiés rachater, et leur prochain aidier ; il en sévent Dieu plus amer, et loer, et mercier, et honourer et redouter pour le grant péril où il sont ; et eus meismes plus humilier, quant il voient leur feblecce et leur poure amor, et leur deffaute, quant Testroite voie n* osent aler ; quant si petit veulent pour Dieu seufirir et donner, qui tant soufri et donna, et laissa pour eux.

Cens bien se sauvent, mais fort ja ; quer plus légière chose est tous les biens du monde laissier à un coup pour Dieu, que les retenir et nient amer.

13t0 moiens Mené.

|ES moiens biens sont les biens de nature et de doctrine. De nature , si comme biauté de cors, proesce,

force, débonnaireté, cler sens, mémoire, et tous tiex biens que nature aporte; ou de doctrine, comme grant elergie ^ , et tous autres biens que on aquiert par bonne

* Clergie; instruction, enseignement.

«Qaer sans cesti» dist-îl, il ne vaut rien nul autre bien; et qui cesti a, il a tous les autres; et quant tous les autres faudront, il ne faudra ja. Et dessus tous les grands biens qui s<mt, teste est la Dame ».

Dont est-ce le plus grant bien qui soit sous le ciel.

IDe OTOte ptotsct.

nàs vertu et charité, donne vraie proesce. H n'est Iproesce à drmt, fors es chevalers Dieu que le Sainct Esperit adoube et arme de vertu et de charité.

En proesce a trms parties : HARDIESCE. FORCE, et FERMETÉ. Nul n'est adroit preus qui ces trois choses n'a : qui n'est a\RDI ET SEUR AS GRAKS CHOSES EMPRENDRE, PORT ET PUISSAIST AU POURSUIR, FERME ET ESTABLE AU PERFOURNIR ET AU PER- FDiER. }tais sans sens et sans pourvéance, ne vaut rien nul de ces tnùs choses. Quer si connue dit le livre de l'ART DE CHEUALERIE : « En autres querèles, quant on mesprent , comme que ce soit , treuve on amendement. MES (mais) ERREUR EN BATALLE NE PUET

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