ET POURQUOI ON LE DOIT HAÏR
ous avons longuement parlé du vice d'orguel, et des branches qui en issent , et des rainsiaus qui issent des branches. Or dirons et métrons aucunes raisons pour quoi le vice d'orguel fait à fuir, et pourquoi on le doit haïr, et pourquoi il fait souverainement à blasmer.
Premièrement , orguel fait à haïr et à blasmer : que s'il y a aucun bien en la personne, et que orguel y entre, orguel boute tous ces biens hors. Or, si conmie dist St. Augustin , « Orguel se paine de destruire et de perdre tous biens, et toutes bonnes vertus; et où que orguel soil, nul bien n'y puet entrer, ne ne veut que nul y entre.». Et Sainct Grégoire dist que : «Aussi que humilité afébUe et destruit tous vices , et assemble et enforce toutes vertus, aussi orguel toutes vertus destruit et afole » . Et aussi , que « Humilité n'est mie seulement vertu , mais est avec vaissiaus pour les autres garder » . Aussi orguel n'est mie seulement mal , ains est avec empêchement de tous biens. Dont un saige dist à Alixandre que il savait orguelleux : « Dieu est appareillé
de donner à toi sapience; mais tu n'as lieu où tu le puisses recevoir, c'est à dire : 11 n'y a point d'umilité en toi ; ains y est orguel qui ne laisse entrer nulle sapience en toi » . Quer, aussi comme dist aillours la Sainte Escripture « La Sapience de Dieu n'entra Ja en âme de mauvaise volenté plaine, ne en cors plain de péchiés ».
Dont tu qui convoites ton salut, aies tous jours en ton cuer encontre orguel , sur ton chief , le cornuel de la crois, que tu ne t'eslièves par orguel.
Après, orguel est l'enseigne par quoi le déable recoignoist les siens des autres. Quer, si come onlist el livre de Job : « Le déable est roy seur les orguelleux ; et St. Grégoire dist que « Le plus certain signe que ceux qui seront dampnés aient, est orguel, et humilité de ceux qui seront sauvés». Dont, en grant dolour et en grant paour doit estre qui se connoist orguelleux.
Après , li orguelleus het Dieu , et le veut surmonter, et tollir sa Ségnourie. Que il bée Dieu, il appert : car il ne veut avoir nul Souverain dessus li ; et ainsi ne veut il avoir Dieu à Souverain, ne à Seigneur. Et aussi convoite-t-il à estre samblable à Dieu , quant il désire à avoir Ségnourie sur autri, et ne veut estre subjet à nuli ; et ainsi veut-il tollir à Dieu sa Ségnourie.
Et de ces orguelleux dist David « L' orguel de ceux qui te béent s'esliève tous jours » : quer l' orguelleux veut à Dieu soustraire ce que Dieu veut espéciaument avoir, c'est gloire. Et en ce desbonore-il nostre Seigneur, (nenne pour avoir la gloire du Paradys), mais la gloire
des biens qu'il a receu de Dieu, ou des biens que Dieu euvre en li et par li.
Nostre Dame dist el magnificat, que « Nostre Seigneur déposa et abaissa du siège les orguelleux, et si essaucha les humbles , et fist seoir haut » . Dieu het aussi les orguelleux, et c'est drois; car ils le béent, si comme nous avons devant dit. Quer Torguelleux veut toUir à Dieu ce qui sien est, c'est sa gloire; si comme il dist: «Je ne dourrai mie, fait-il, ma gloire à autri » ; et li orguelleus dist : « Et je là me donne.
Et si li orguelleus veut aussi toUir à Dieu sa Ségnorie ; quer T orguelleux veut prendre vengeance de tous ses torfais * ; et il le devrait laissier à Dieu qui rendra à chascun selonc ce qu'il ara desservi. Et pour ce , dist-il par un Prophète : « Je retien vengeance à moi » .
Et pour ce que nous avons parlé de gloire, et que on sache que est vraie et vaine gloire , vous devez savoir qu'il est une vraie gloire que bons prudommes ont de leur conscience, qui ne cuident estre en nul péchié mortel , si comme dist St Pol. Et si dist-il aillours : « Je ne suis de rien si certain, que je cuide estre sans péchié mortel; et néquident , je ne m'ose mie en ce justefier. Quer Dieu qui tout voit et tout set ce qui est fait , et ce qui est à faire , voit en moi telle chose , et connoist que je ne connois mie » . Et pour ce , nul ne se doit trop jus-
* Torfais, torfez; injustice, violence ('Forfait).
tefier ; quer nul ne set se il est digne del amour nostre Ségnour, ou de la hayne. Quer nul ne puet estre certain en cest siècle se il sera sauvé , ou se il sera dampné ; quer tel est huy sans péchié, qui tost y cherra, se Dieu espéciaument ne le garde. Et tel est huy bien pécheur qui tost sera juste, quant Dieu plaira.
Après, il est une plus vraie gloire, c'est quant la sainte âme sent la douceur du Sainct Esperit en son cuer et que le Sainct Esperit « donne tesmoignage à son esprit » que nous sommes fils de Dieu , et que nous serons » perchonniers de la gloire dés ciex, qui est la très vraie » gloire. — .
Vaine gloire est devisée en gloire dyabolique et humaine. La première est, quant aucun se glorefie en son mahsce, et de ses mauvaises euvres.
Humaine gloire est devisée en gloire CHARNELLE, et gloire ESPIRITUELLE. La charnelle est la gloire du monde, qui est en belles vesteures, en richesses, en honneurs. La gloire esperituelle est la gloire des ypocrites, de quoi nous avons devant parlé.
Geste vaine gloire charnelle et esperituelle fait molt à blasmer, et poi a prisier : quer les riches de cest siècle et les orguelleus ressamblent au bois pourri qui, par nuit, luist cler, et par jour nient. Ainsi font-ils. Ils luisent par dehors en cest siècle , pour leurs richesses et leurs noblesses; mais au jugement, leur oscurité aparra devant Dieu et devant les angies.
La gloire des orguelleus si n'est que fiens et vers.
Huy sera haut élevée, et demain on ne le sara où trouver. La gloire du pécheur est sa char qui est un sac plain dé puant ordure, et viande de vers.
Dont chascun doit vaine gloire despiter, meismement tout rehgieus. Quer, si comme dist St Jérôme « La première vertu du moyne est despire le jugement , et la gloire, et la loenge des hommes. Et ne s'en doivent mie esjoïr, mais troubler; à Tessample de la benoite virge Marie qui se troubla quant H angie h dist qu'elle estait plaine de grâce, et qu'elle estoit benoite par devant toutes autres » .
ÏDe0 xtmihts tontxt le pitï\xi y^rguel
[ous avons parole et monstre, par plusieurs raisons, [pourquoi le vice d'orguel fait à blasmer, et que on le doit fuir et hair souverainement. Or dirons et monstrerons aucuns remèdes contre cest vice, par quoi, qui y voudra bien et diligaument prendre garde, plus légièrement le pourra eschiver, et soi garder.
Le premier remède contre orguel et vaine gloire , est
répondre et mucier * aucun bien, si on le fait ou le veut faire. Quer, si comme dist un Saint «Muce, fait-il, et repon les biens que tu fais ; et se tu ne les pues du tout en tout celer , aies en ton cuer volenté du répondre et du celer. Or, aussi comme le trésor que plusieurs sêvent est tost amenuisié , aussi est la vertu del homme , que chascun voit, tost perdue.
Le second remède est considérer et descendre en lui meisme; et se on le lôe, il connoist ses défautes, et il ara anchies ' honte se on le loe , que gloire. Quer il se connoistra autre, et verra que c'est fausse loenge, et que il n'est mie tel. De quoi Boëce dist «Cens que on loe, et sont faussement loés, ont honte et vergoigne de ces fausses loenges.».
Le tiers remède est que : quant on ofre à un homme gloire , il la doit rendre et donner au roy de gloire à qui elle est. Si comme dist David « Sire, dist-il, la gloire soit à toi , nenne à nous ». — . Et qui à ce s'acoustuûierait, vaine gloire n'arait mie si grant vertu, comme elle avait devant.
Après, ils sont autres remèdes contre orguel , en général .
Premièrement, on doit regarder à meilleur de soi.
* Mucier, ^m/c/n'er;] cacher, ensevelir, changer (amicire). En notre patois romand mussâ, ' Àncines, anchie; aussi, autant, de môme (Ital.).
ce dist Saincl Grégoire « Aussi comme le regart à pire de soi est atisement d'orguel, aussi est le regart à. meilleur de soi cause d'umilité » .
Un autre remède est de compaginer et d'estre volen^ tiers avec les humbles. Quer, si comme on list en Ecclésiastes « Aussi comme celi qui compaigne l'orguelleux devendra orguelleux ; aussi, qui compaigne l'umble, il devendra et sera humble « . Et David dist el Sautier «Tu seras saint avec les sains, et innocens avec les innocens ; et avec les pervers et les malvais, tu deviendras pervers et malvais . » .
Après, un autre remède est considérer et regarder à la vilté et à l'ordure de son cors. Premièrement, à la vilté de sa conception qui est la très plus vil ordure qui soit,
Après , il est un sac tout plain de fiens , et en la fin sera cendre, et viande as vers.
« Et comment s'enorguellira qui tous jours telle ordure porte»? si comme dist St Jérôme. Et Michéas le Prophète dist «Humiliatio tua in medio tui». C'est à dire : Ilom's ! t'umilité est en milieu de toi » .
Un autre remède est Tessample de l'umilité Ihucrist. Quer, si comme dist St Augustin « La médecine contre orguel à l'homme, est l'umilité Ihuchrist » .
Dont doit avoir home honte d'estre orguelleus, quant le créatour de toutes choses est fait humble : premièrement, en s' incarnation; après en s'umble conversation; et jusques à la mort se voult-il humilier pour nostre rédemption.
Après , autre remède est le considérer du Jugement nostre Seigneur, qui sera espéciaument contre les orguelleux, et les Ségneurs, et les Puissans de ce monde. Car, si comme dist David, «Nostre Sire rendra habondamment tourment as orguelleus » . Et ailleurs , dist la Saincte Escripture « Que les grans de cel monde seront puissamment tourmentés.
Le deerrain remède que nous métrons est : Considérer nos misères et nos enfermetés. Quer de par nostre esprit nous sommes si fébles, et si pou vertuex, que à une légière temptacion et une volage pensée nous ne povons contrester, ne résister, ne une petite parole soufrir ne sou stenir humblement. Et ainsi, nos perdrons tost tous nos biens que nos avons fais , se Dieu n'a miséricorde de nos.
De par nos cors nous sommes si fébles et si poures, que neis as puces ne pouvons résister ne nos deffendre. Dont Sainct Augustin dist «Un homme te dist un blasme; tu t'en courrouces, et en as despit. Les puces ne le laissent dormir, et tu ne t'en pues deffendre » .
Et après , nostre chaitif cors devendra cendre et poudre. Qui bien penserait à ces choses, il arait bien raison de li humilier.
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W^Bnm.
[NviE ne mourra ja, ce dist-on piéça ; et comment ce lest voir, je le te dirai.
Le premier péchié qui onques fust fait, ce fut orguel, qui jeta Lucifer du Ciel, et le fist déable. Le second fut envie qu'il out de Tomme, qui fut fais pour avoir Téritage qu'il perdit.
Et ceste envie si fist home péchî^r; et «par cest péchié vint la mort au monde » si come St Pol dist.
La mère de la mort si est envie ; et pour ce la mort l'aime, et elle li. Ne la mort n'a nul pooir sus li. Quer « Quant la mort morra au jour du jugement, si come St Pol dist , adont comencera envie sa vie et sa Ségnourie sans fin ; mais ce sera en enfer où envie ne morra ja » .
Quer un des grans tormens que cens aront qui là seront , ce sera envie qui ja ne morra Ils auront envie de Dieu et de ses sains, et de ceux qu'ils aront connus en cest siècle poures , et despis , quant ils les saront en Paradis.
Et tu pues savoir en quel estât li envieus est ; quer il puet estre tout seur d'avoir enfer; quer il a ja les erres d'avoir la provende d'enfer. Il en a ja la pension en deux manières : par les tourmens que il a en la doleur des
biens que il voit avoir les autres, et en la paour qu'il a de ce qu'il doute* que miex ne leur viégne.
En ce pues tu veoir que , de tous pécheurs , c'est le plus maleureus; quer les autres pécheurs ont aucune joie ou aucun délit en cest siècle ; et celi a ici enfer, et en l'autre siècle en attent im autre.
Après, c'est le plus deffiguré; quer c'est celi qui à droit ressemble le déable son père, qui n'aime rien fors que autri mal, ne ne bée rien fors que autri bien. Et tu ses bien que amour fait Tâme ou belle ou laide.
Après, c'est le plus désespéré ; quer il het et guerroie proprement le St Esperit qui est fontaine de tous biens. Et Dieu dist que » qui pèche contre le St Esperit ja merci ne ara, ne en c'est siècle, ne en l'autre».
Après, c'est le plus aveugle; quer tout bien, toute joie, toute clarté l'aveugle, comme fait le solail la cauvesouris.
Après, c'est le plus dénaturé; quer, si connue dist St Denys. «C'est bien à qui toutes choses aiment et désirent par nature; mais celi het le bien par nature et par tout, et dolans est li en viens quant il voit le bien. Ils béent l'omme pour le bien qui est en li, et le mal il désire et aime que il deust haïr par nature » .
Le cuer del envieus est si bestorné et enchanté du déable, que toutes ses vertus sont corrumpues en li;
* Doute; redoute.
dont par la raison, qui est Teuil du cuer, quenque il voit et entent il bestoume et pervertist, et entent en mauvais sens; quer non mie Diex, mais le déable, li a donné mauvaise entention.
De ceste rachine naissent tant de mauvais péchiés de cuer que on ne saurait nombrer ; quer ils ne finent de faire faus jugemens sur autri; les euvres ils jugent, et dampnent Tentention.
Après, li envieus a trois manières de venins en euvres, aussi comme il a en cuer et en bouche ; quer il destruit à son povoir, soit en fais, soit en dits, tous les biens soient petits, soient grans, soient moiens, soient parfais. Quer, si comme dist Dieu en TEvangile « Le bien si a trois estats. 11 est premièrement comme en herbe, puis en espi, puis est meur ». Ensement*, ils sont aucuns biens qui ont bon commencement de venir avant, et pourfiter ; ces biens sont aussi comme en herbe. Les autres sont aussi comme en espi , qui bien pourfitent. Les autres sont qui sont parfais, et feront moult de biens. Tout ce bée li envieus à destruire et à honnir.
Pour ces trois manières de biens estaindre il n'est nule trahison , nule desloiauté que li envieus ne face , se il puet. Et ce témoignerai-je par Tessample de trois malices trop grandes ; Tune fut de Hérode le roy, qui tua
*■ Ensenient, ensemblement ; toujours, aussi, pareillement, en même temps (liai. însièmc.)
les innocens. Quer, par Tenvie que il ont de Ihuerist, pour 11 eslaindre, qui estait ancore aussi comme en herbe et en bon commencement de bien faire , il fist tant de murdres, et si cruels.
L'autre envie fut du déable contre Eve qui estait en fleur, et estât de bien pourfiter.
La tierce fut T envie des Juis contre Ihucrist qui estait en estât de perfection, et faisait tant de biens, qu'il estait comme l'arbre parcreu en fruis murs; et ils pourcachièrent que il fu vendu, et pendu.
Se tu veus savoir quel fruit li arbre d'envie porte , et quels péchiés naissent de l'estoc d'envie, regarde à la malice d'Erode , et à la soutiveté au déable , et as desloiautés as Juis ; et verras qu'il n'est desloiauté, ne murdre , ne traïson , ne péchié si orrible comme sont cheus qui naissent de l'estoc d'envie.
€e sotit ks xtmthts que nous mtitonB tnconin le peri)ic h'^vit
vE premier remède est que l'home doit mettre à' amour en tex biens, (ce sont les biens Dieu) que plusieurs peuvent aussi légièrement avoir, comme fait un
tout seul. Dont St Grégoire dist « Le juste homme, pour ce qu'il ne convoite nient chose qui soit en terre , ne set avoir envie de bien ne de profit que autre ait.
Après , un autre remède est : considérer quelle amour nous devons avoir Tun à l'autre; quer toute créature, par nature, aime son semblable. Dont nous devons tous amer l'un l'autre ; quer nous sommes tous samblans, et sommes tous d'une nature et frères. Quer tous sommes dessendus de un père et de une mère , Adam et Eve. Nostre Sire créa tous les angles ensemble , mais il vousist que nous dessendissions tous d'un père et d'une mère; par quoi nous eussions plus grand amour ensamble.
Après, nous sommes frères espérituels; quer nous sommes d'un père, nostre Segnour Ihucrist, et d'une mère, Saincte Eglyse, et tendons tous à avoir un meisme héritage, la gloire des ciex. Et sommes tous compagnons espérituelment, et espéciaument tous les justes sont compagnons et en perte, et en gaaigne. Dequoi David dist : « Sire , dist-il , je suis compaignon de tous cens qui te craignent» Et c'est bien raison; quer nous tous sommes membres d'un chief qui est Ihucrist. Quer aussi comme dist Sainct Pol , « Comme en un cors nous avons plusieurs membres, et n'ont mie tous nos membres une meisme euvre. Quer ce que la bouche fait, les eux ne le font mie, et aussi des autres. Ainsi nous plusieurs sommes un cors en Ihucrist. Et aussi comme nos membres ont compassion l'un de l'autre, si que l'un est blécié,
les autres s'en deulent et li aident». Quer quant la bouche se plaint , les mains le remuent et tastent doucement, et les eux le regardent en pitié et pleurent par compassion et par doleur ; et aussi devons nous avoir Tun de l'autre qui sommes membres Ihucrist.
ÎDe %XL
jE tiers vice capitaus est IRE ; et dois savoir que il est une ire qui est vertu, que les sains homs ont encontre péchié. Quer ils le héent et guerroient comme leur anemi mortel qui Adam leur père , et tous leurs parens qui de li sunt issus, mist à mort.
Une autre ire est qui est vice, quant on se courrouche sans raison. Et dois savoir que cest vice a cinq degrés, en diverses manières de personnes , et cinq degrés en diverses manières d'ire.
Quer ils sont aucuns qui tost se courroucent et de légier oublient leur courrons ; et ceux sont bons.
Uns autres sont qui de légier se courroucent, et n'oublient mie si de légier leur courrouz ; et ceux ne sont mie si bons.
Li tiers sont, qui atart se courroucent, mais durs sont à apaier ; ceux ne sont mie si bons.
Li quart sont qui de légier se courroucent, et quant il sont iriez , nul ne les puet apaier ; ceux sont mauvais, et tiex appèle-on félous.
Li quint sont qui ne se courroucent mie longuement ; mais quant il sont courrouciés, jamais la félonie ne leur istra du cuer. Cens sont crueus, et cens apèle-on crueus félons.
Ceux-ci ont guerre de toutes pars : dedens , dehors, dessus , dessoure. Quer quatre manières de guerres que li homs a sont les quatre branches principaus qui issent de la nature de ceste épine.
Ca première MtBÏét,